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Contrat de mariage

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede Jehan » 20 Fév 2006 20:21

Une précision sur les protagonistes du contrat de mariage de Jacques de Châteaubodeau et d'Isabeau de Forges, notamment le père de Jacques, et qui explique la complexité du dispositif

Anthoine de La Prugne, dit de Châteaubodeau s'est marié plusieurs fois. De son premier mariage avec Françoise de Perassier il eut deux enfants : Jacques (le marié, petit fils du seigneur de Jehan Perassier) et Philippe. ce premier mariage eut lieu, d'après les fiches d'un érudit local du XIX° siècle, par contrat du 14 janvier 1469.

Il se maria une seconde fois vers 1475, avec Miracles de Forges, soeur de Georges de Forges, seigneur de Fretèze, de Saint-Fargeol et de Gourdon, dont il eut deux autres fils, Gilbert et Louis. Il devait d'ailleurs convoler en troisième noce, vers 1490, avec Catherine de Boneval.

On connaît par quelques aveux et dénombrements (deux "nommées", la première du 31 juillet 1452, la seconde du 12 mars 1454) la consistance du fief de Perassier : "le lieu, mote et foussez de Peraciet avecques sa garenne estant alentour desdits foussez, hostel et mote", la charge de prévôt de la paroisse de Néris, un droit d'uage dans un bois ducal, "ledit usaige tant à chauffer que à édiffier maison", un droit de péage, deux moulins à blé, quelques septerrées de terre, et quatre septiers de blé de cens sur un mas de terre. Le tout évalué à 15 livres tournois de rente annuelle.

Soit un bien petit fief pour un petit "escuier". Le péage de devait pas être d'un grand rapport, les bourgeois de Moulins en étant exemptés.

Mais par ailleurs, la faiblesse des revenus "officiels" du fief n'est pas obligatoirement preuve d'une aussi grande faiblesse des revenus totaux. On ne sait pas si les seigneurs de Pressier possédaient ou on des aleux. On sait par contre qu'ils tenaient à cens des terres d'une superficie non négligeable, soit du Duc de Bourbonnais, soit de seigneurs ecclésistiques, notamment du chapitre Saint-Nicolas de Montluçon. On peut penser que ces terres étaient en exploitation directe, cultivées "par valets" comme c'est souvent le cas en Bourbonnais et dans La Marche du XV° au XVIII° siècle.

On est fondé à penser que la prise à cens de ces terres n'était pas une mauvaise affaire, les droits de mutation des terres en censive étant généralement nettement plus faibles que pour les fiefs, contrairement à une idée reçue mise à mal par Emile Mireaux dans son ouvrage sur la Brie au XVII° siècle qui a le bonheur de quelques intéressantes remontées dans le temps jusqu'à la fin de la période médiévale
Jehan
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