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Culture populaire au moyen age ...

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede Barberousse » 22 Oct 2005 09:40

Dans notre quête toujours constante de la connaissance de la culture populaire et folklorique, j'aimerais connaitre vos points de vue sur celle ci.Bien que sa compréhension s'avère difficile je souhaiterais qu'on apronfondisse quelques questions dont vous pourrer m'aider à trouver quelques éléments de réponses:
Qu'est ce que le quotidient d'une famille médiévale?Bien sur ici,une famille Médiévale du VIème n'est pas celle du XIVème,n'y une famille vivant à Bagdad au IXème n'est pas une famille vivant au coeur de la bretagne au VIIème...Mais peut etre pouvons nous y décelé quelques informations.
Quels sont leurs peurs?Quels sont leurs rêves?A mettre en relation avec le post sur l'imaginaire Médièval.
Bref voici quelques interogations que je me pose.Peut etre que nous pouvons aller vers le domaine de la fête, des jeux,de l'archéologie,de l'enthropologie..
Voilà je vais tenter de faire quelques recherches si vous avez des idées communiquer les moi!
En vous remerciant! :wink:
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Messagede armoisine » 22 Oct 2005 10:48

Le sujet est intéressant.

Pour l'instant je n'ai que quelques pistes en tête.
J'avais vu un documentaire sur les origines probables de la sorcellerie. En particulier sur la fantasmagorie générée par les accusations. Alors la chasse aux sorcières date surtout de l'époque moderne, mais il y avait des indices de partiques paysannes. Disons que devant la rigueur du travail et de la vie à la campagne les moyens d'évasion étaient des hallucinogènes locaux. Pas moyens de trouver l'alcool facilement, sauf pour les plus favorisés. Ils avaient donc des recettes perso: bourgeons d'érables etc. La plupart des substances étaient mélangées à de la graisse humaine (récoltée sur les cadavres aux gibets), celle qui pénètre le mieux la peau. De là des trip pas trés "catholiques", et en pleine paranoïa démoniaque, les visions étaient particulièrement maléfiques. Je n'ai rien trouvé de plus précis sur ces onguents dans les bouquins.
Autre chose, en ce qui concerne les mentalités, j'ai entendu une émission sur l'histoire des couleurs avec Pastoureau il me semble. Il disait que l'opposition primordiale en terme de couleurs au MA était rouge et blanc. Opposition qui se retrouve partout, y compris sur les jeux d'échecs.
Et enfin je pense à une dernière chose, le théâtre. C'est souvent le reflet des communs de la société. Les pièces sacrées jouées sur les parvis d'églises, avec les "farces" morceaux comiques qui "farcissaient" ces oeuvres d'où le nom...

Bref, il voit falloir chercher un peu!
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Messagede Barberousse » 22 Oct 2005 11:00

Merci pour ta particcipation...Alors ce que tu dis est intéressant premièrement le fait de "s'évader" est sans doute un besoin assez primordial chez l'homme médiéval mais s'évader par rapport à quoi à son travail:je crois que c'est une caractéristique essentielle des valeurs médiévales:le travail.
Autrement tu dis qu'il y a une opposition rouge et blanc au MA:peut etre qu'il faudrait appronfondir cela le blanc n'est elle pas la couleur de la royauté,de la pureté,ect...et le rouge(gueule il me semble...)ne se rapporterais t'il pas au sang,à la guerre,ect...On retrouve donc ici le dualisme assez présent entre le bien et le mal(je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais ce dualisme est quasi-présent dans toutes nos réflèxions).
Sinon tu parle de thêatre:c'est aussi intéressant peut etre faudrait t'il essayé de trouver des scènes joué et essayé de les analyser...sans doute ce cache une critique asidue de la socièté...Cela me fait penser au roman de Renard je n'est pas trop de temps mais je vais essayé de cherché là dessus...
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Messagede Janus » 22 Oct 2005 13:31

Barberousse a écrit:Autrement tu dis qu'il y a une opposition rouge et blanc au MA:peut etre qu'il faudrait appronfondir cela le blanc n'est elle pas la couleur de la royauté,de la pureté,ect...et le rouge(gueule il me semble...)ne se rapporterais t'il pas au sang,à la guerre,ect...On retrouve donc ici le dualisme assez présent entre le bien et le mal(je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais ce dualisme est quasi-présent dans toutes nos réflèxions).

Sur le symbolisme des couleurs au MA vous pouvez voir ici:
http://namta.ifrance.com/medieweb/colors.htm
http://www.creatic.fr/cic/B022Doc.htm

Tu as dit bien, Barberousse:on parle d'un "dualisme" (entre le bien et le mal, au MA ... ) et pas d'un "contraste" ... toutes les choses sont un "mélange" de ces deux elements ( comme avec le Yin et Yang chez les chinois ...)
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Messagede armoisine » 22 Oct 2005 16:21

Concernant le théatre au MA:

Le théâtre médiéval, la fête et la foi
Le théâtre médiéval est, comme le théâtre grec, souvent évoqué par les « généalogistes » du théâtre de rue. Caractéristique essentielle de ce théâtre qui renaît vers le Xème siècle : il est né par la religion et pour elle. C'est en effet d'abord dans l'église que surgissent les premières formes de jeu. Illustrant des scènes liturgiques, les clercs vont petit à petit jeter les bases de la théâtralité. Autre trait non négligeable de cette époque et qui pose la question de la filiation : le Moyen-Age est l'âge des fêtes (Fête des fous, Carnaval notamment). La métaphore festive étant récurrente dans le discours sur les arts de la rue, il conviendra de s'attarder sur ces fêtes, leur déroulement et leur contexte d'exercice.

1. L'imitation
L'imitation est à la base du théâtre en France. Dès le Xème siècle, des moines incarnent des personnages du récit évangélique, utilisant les éléments de l'Eglise comme décor (l'autel devient un tombeau vide), leurs vêtements et les objets liturgiques devenant des attributs des personnages. Les paroles, elles, sont empruntées à la liturgie monastique qui, par une alternance entre soliste et choeurs, se prêtait au dialogue. Les traits essentiels du jeu théâtral sont ici réunis. C'est la naissance du drame liturgique. Le théâtre occidental apparaît ainsi quand s'ajoute au rituel une représentation par des acteurs qui reproduisent un événement fondateur, une manifestation de la puissance divine.

C'est également par le drame liturgique qu'une forme de théâtralité émerge entre le Xème et le XIIème siècles. On assiste au « passage de la distanciation à l'émotion » 11 . Auparavant, la distanciation était double : entre l'acteur et son personnage et entre l'acteur et le spectateur. Petit à petit, les clercs acteurs vont faire partager et transmettre les émotions qu'ils éprouvent eux-mêmes dans leur identification (relative) avec le personnage représenté. La structure dramatique va, elle aussi, évoluer, laissant place à des discontinuités spatiales et temporelles. « C'est la césure des épisodes qui fonde la continuité dramatique, puisque c'est elle qui fait de l'assistant un spectateur de théâtre à part entière, acceptant les sauts temporels et spatiaux comme une convention artistique. » 12

Le théâtre est donc né dans l'Eglise. On constate que, dans une certaine mesure, ces pratiques renouent avec la tradition grecque où les représentations avaient des implications religieuses (honneur rendu à Dionysos par exemple). Il faut souligner que le jeu pouvait s'effectuer dehors. Cela ne relevait pas d'un choix artistique mais pratique : une représentation dans la rue pouvait toucher plus de monde que dans l'église. On joue dehors parce qu'on ne peut pas jouer dedans.

2. Le temps de la fête
Le théâtre naissant, tout en restant dans la sphère d'influence de la religion, va progressivement s'étendre. De 1450 à 1550 environ, c'est « l'âge d'or du théâtre médiéval. Son trait le plus frappant est la diversité : le théâtre est partout, tous les milieux sociaux le connaissent, et sous des formes nombreuses et contrastées. » 13 Le théâtre ne rompt pas les liens étroits qui le rattachent à la fête. La fête offre une occasion favorable au jeu parce qu'elle réunit le public, exprime le désir du divertissement et assure une liberté de parole inhabituelle. Cherchant toujours à identifier les racines du théâtre de rue, ces fêtes s'avèrent intéressantes car elles inspirent la métaphore festive invoquée par certains artistes et programmateurs qui tentent d'insuffler une ambiance de fête dans les villes, notamment lors des festivals.

La Fête des fous

La Fête des fous est emblématique de cet esprit. Grand cycle festif allant de Noël à l'Epiphanie, elle est aussi connue sous le nom de Fête de l'âne. D'une façon étonnante, voire paradoxale, cette fête, célébration du désordre, des renversements des hiérarchies, est éclose dans les cercles de l'Eglise. Le jour de la fête, dans les cathédrales, les élèves de l'école ecclésiastique, les enfants de choeur, les sous-diacres et autres clercs subalternes, élisaient un évêque des fous ou un pape des fous et célébraient une liturgie parodique : revêtus des ornements sacrés, ils faisaient une procession grotesque, puis chantaient des prières parodiques. Une cavalcade populaire à travers les rues suivait la parodie liturgique dans l'église.

Inévitablement, le jeu du renversement des situations et des valeurs tourne à la satire, et, de cette façon, naît une critique de moeurs qui, sous des allures de rire, étonne par ses accents libres et ses impertinences. Pas de grands mouvements de révoltes ou de pamphlets haineux, la fête parle par images et par pirouettes. Il est important de noter, néanmoins, que ces fêtes ont leur point de départ dans l'Eglise. Elles se font par et pour les clercs des rangs inférieurs et il ne s'agit pas d'une contestation de l'Eglise par les laïcs. Si les autorités religieuses acceptent ces fêtes et lâchent la bride aux petits clercs, à l'intérieur et à l'extérieur de l'église, n'est-ce pas, en réalité, pour les mieux contrôler le reste de l'année ? La Fête des fous intègre alors une forme de régulation sociale. L'exutoire que représente la Fête de fous légitime la hiérarchie imposée. Les autorités voient cette hiérarchie bousculée un jour mais la savent acceptée pour toujours puisqu'ils légitiment eux-mêmes ce bouleversement. Contrôlée par les autorités, cette Fête devient une forme de catharsis destinée à contenir les subalternes.

Preuve de ce ferme contrôle : interdictions et condamnations se feront de plus en plus fréquentes vers la fin du Moyen-Age, à mesure que les fêtes deviennent plus débridées et plus contestatrices. L'Eglise, les docteurs et les évêques, y voient une atteinte à la dignité des serviteurs de Dieu et un relent trop vif de traditions anciennes, qualifiées de païennes, trop proches des divertissements des profanes. Les Fêtes des fous ne restent bientôt qu'un souvenir. Le burlesque, désormais profane, va se développer d'autres façons.

Le Carnaval

Le Carnaval est une forme d'investissement festif de l'espace public qu'il est nécessaire d'aborder, d'une part parce qu'il s'agit d'une tradition toujours d'actualité (les Carnaval de Biche ou de Bâle sont aujourd'hui encore organisés selon une forte tradition), d'autre part parce que nombre de compagnies de théâtre de rue se produisent au cours de ces manifestations. La filiation est, là encore, souvent évoquée.

D'où vient le Carnaval ? Il est l'héritier, l'imitation, et le rival à la fois, de la fête des clercs, divertissements liés au cycle liturgique ; l'héritier aussi des jeux burlesques et satiriques offerts par la ville, souvent inspirés par les travers ou les abus de la société. Jeu de bourgeois, le Carnaval lance et déroule dans la ville une cavalcade effrénée, une de ces processions joyeuses qui ponctuent la saison des fêtes, amusent et mêlent les foules. Non seulement les autorités n'y sont pas hostiles, mais elles vont même jusqu'à le subventionner. « La bourgeoisie ressent l'impérieux besoin d'une culture qui lui appartienne en propre, qui serve de racines à cette classe toute récente (...). Carnaval sera une de ces armes culturelles. » 14

Le Carnaval marque les derniers jours d'avant le Carême, au moment où l'on peut encore manger des plats de viande : « carne vale ». C'est, du Mardi gras au mercredi des Cendres, une cérémonie de passage qui exalte la joie de vivre et la prospérité, c'est une fête de l'abondance. Le gros Carnaval, juché sur un tonneau, attaque à coups de jambons et d'andouilles une Dame Carême, décharnée, qui réplique à grands revers de harengs et de carrelets : tel était le combat théâtralisé offert à tous sur la place publique. Le Carnaval règne sur la ville. Cette prise de possession se marque notamment par l'occupation des rues et l'interpellation des passants. Le rire carnavalesque lève les interdits et les tabous ; il possède, dans une certaine mesure, une charge de contestation de l'autorité. Les pouvoirs urbains ont donc un rôle contradictoire. La ville revendique et organise ces fêtes, mais se sent obligée de les encadrer et de les contrôler.

Cette évolution va avoir une conséquence considérable : la fête populaire va devenir une fête pour le peuple qu'il s'agit de divertir, mais que l'on renvoie alors à une passivité de spectateur. Aux XVème et XVIème siècles, le Carnaval est de plus en plus un spectacle offert par la bourgeoisie à la cité entière. Cet infléchissement de la fête - où chacun est actif - vers le spectacle - où seuls quelques-uns le sont - va libérer des espaces pour le théâtre. Carnaval devient dès lors propice au développement des farces et sotties, genres caractéristiques de la fin du Moyen-Age. Farce et sottie n'ont besoin ni de grands décors, ni de costumes luxueux. Leur seul élément scénique indispensable est le tréteau, « l'échafaud » pour reprendre le terme médiéval. Cette pratique donnera naissance au théâtre des tréteaux, rencontré dans les Foires pendant très longtemps et pratiqué par des troupes ambulantes allant dans les campagnes.

Le Carnaval, au-delà de sa dimension festive, met-il en péril, ou simplement en cause, les travers des puissants, des hiérarchies sociales ? Est-ce un pur divertissement ou une contestation plus profonde ? Les cavalcades ne sont pas anti-hiérarchiques comme celles de la Fête des fous. « Ni attaques virulentes, ni paroles vengeresses, ni cris au scandale, surtout pas de grands discours : tout tient dans une « représentation », une image de dérision, une irrévérence, » 15 souligne Jacques Heers. La fête, grand divertissement offert gratuitement à tous, reste sous surveillance. Le jeu ne doit pas dépasser certaines limites et, surtout, ne doit pas mettre en péril l'ordre dans la rue. Tout cela souligne le caractère politique de la fête populaire. La fête perd alors de sa spontanéité et s'éloigne du divertissement populaire. Moyen d'affirmer des pouvoirs, le Carnaval n'a plus rien d'une Fête des fous : elle est celle des sages, des méritants et Fête de cour, souvent.

3. Le théâtre comme régulation sociale
Le théâtre, en France, renaît par conséquent vers le Xème siècle. Y a-t-il filiation et continuité dramatique entre joueurs grecs ou mimes du Bas-Empire romain et ecclésiastiques ou jongleurs du Moyen-Age ? Rien n'est moins certain. Entre le Vème et IXème siècle, bouffons et amuseurs étaient présents à la cour, mais ils n'étaient pas des comédiens. « [Des imitateurs] de talent assurément, mais ce serait extrapoler que d'en faire [des] acteur[s]. » 16 Il n'existe, au cours de cette période, aucune mention de représentation théâtrale en Occident. C'est l'émergence de la farce, jouée par des confréries, qui va réellement donner naissance au théâtre à personnages. Dès lors, le Moyen-Age entre dans l'ère du théâtre sur « l'échafaud » (les tréteaux). Cette forme de théâtre, là encore, ne peut être que le lointain parent du théâtre de rue : le théâtre médiéval se joue en plein air mais aspire à entrer en salle et invente des procédés pour établir une distance physique avec la foule, notamment par l'invention des tréteaux figurant une scène.

Des Passions aux Fêtes des fous, du Carnaval au jongleur conteur itinérant, les points communs avec le théâtre de rue actuel s'avèrent évanescents. Le contexte religieux d'émergence du théâtre est une des divergences fondamentales. Par ailleurs, la théâtralité de ces pratiques médiévales est encore embryonnaire et il s'agit davantage d'imitation que de véritable jeu d'acteurs.

En ce qui concerne la référence aux fêtes, on perçoit combien l'image commune de celles-ci tranche avec la réalité. Si elles sont le temps du relâchement et de l'inversement de la hiérarchie sociale, elles sont également contrôlées, manipulées et même orchestrées par les dominants qui les utilisent comme régulateur social. « Le prince doit offrir au peuple des fêtes et des jeux à certains moments de l'année, » conseille Machiavel. La fête pour le peuple peut être utilisée et détournée au service d'une action sociale ou politique, pour affirmer des prestiges et, par conséquent, maintenir un ordre établi.

Ce détournement de la fête rejoint la problématique actuelle des festivals de rue. Occasions d'assister à des spectacles, d'occuper les rues tardivement, d'aller d'un endroit à un autre pour consommer, les festivals sont, directement ou indirectement, sous le contrôle de la municipalité qui les organise ou les héberge. Le pouvoir politique « prête » les rues et les places publiques pour le déroulement de la fête, mais il ne relâche jamais l'exercice de son pouvoir. Dans une certaine mesure, le théâtre de rue, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui en France, rejoint ces fêtes médiévales dont on voudrait qu'il soit le reflet ; mais c'est plutôt dans la mission de régulation sociale et de contrôle des foules que se joue la similitude. La problématique de la récupération est insoluble, mais elle est dénoncée par nombre d'artistes qui critiquent vivement le pouvoir politique, lui reprochant de chercher à faire de « l'animatoire » plutôt que de l'artistique. Barthélémy Bompard, directeur artistique de Kumulus, le résume ainsi : « Ils ont leur problématique les programmateurs : il faut plaire à Monsieur le maire, parce qu'on a à faire avec le politique bien sûr. Et les maires, qu'est-ce qu'ils aiment bien ? Des choses qui plaisent au public... et puis que les gens puissent consommer un maximum en un minimum de temps. » 17



Bon, ok j'ai encore posté un pavé mais je trouve ce passage trés intéressant. Il s'agit du mémoire de fin d'étude d'une étudiante de l'institut d'études politiques de Lyon dont voici le lien pour avoir le texte et les références: http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/MFE2001/gonona/these.html
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Messagede Janus » 22 Oct 2005 17:14

Vraiment un excellent travail!:D

armoisine a écrit:« Le prince doit offrir au peuple des fêtes et des jeux à certains moments de l'année, » conseille Machiavel. La fête pour le peuple peut être utilisée et détournée au service d'une action sociale ou politique, pour affirmer des prestiges et, par conséquent, maintenir un ordre établi.

Une habitude très ancienne, celle d'amuser le peuple avec fetes et jeux en maintenant l'ordre établi ...
"Panem et circenses" on disait à Rome: donnez au peuple du pain et des jeux du cirque ... il se taisera tout de suite! :roll:
En effet, l'origine des fetes du MA c'est chez les Latins: près de Noel (et du solstice) on celebrait le Saturnales ... ils étaient trés semblables à la La Fête des fous. Les esclaves (pour quelque jour) devenaient seigneurs et vice versa!
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Messagede Barberousse » 22 Oct 2005 17:21

Pour répondre à Janus,en effet,je pense aussi que le MA est empreingné de cette dualité et ce qui est frappant c'est qu'elle se retrouve dans toutes les caractéristques du MA même dans son apréhension à nos jours...
Sinon j'ai lu en diagonale ton post Armoisine il est en effet très intéressant il prouve par ailleurs qu'il existait bien un mode de vie basé sur la fête et l'amusement...D'ailleurs cela me fait penser à l'évolution du rire dans la socièté médiévale(pour ceux qui ont vu le roman de la rose:voir le moment où un moine copiste rit et qu'il réprimander par son supérieur s'en suit dès lors une âpre discution sur le rire...)C'est un enjeu majeur à mon sens parce qu'il va de paire avec ce qu'on apelle aussi le refus du plaisir au MA...Les idées fusent mais reste confuse... :wink:
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Messagede armoisine » 22 Oct 2005 18:02

C'est le Nom de la Rose dont tu parles?
Et sinon, as-tu des infos pour la vie quotidienne au MA?
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Messagede armoisine » 22 Oct 2005 18:07

J'ai trouvé ça aussi sur le théâtre médiéval:
http://www.uhb.fr/alc/medieval/menestrel/mentheat.htm
Malheureusement la plupart des liens n'ont pas d'issue. Restent les références...
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Messagede Barberousse » 22 Oct 2005 19:03

Oui excuse moi c'est bien le Nom de la rose que j'ai vu mais ce film est bien tiré d'un roman de la rose il me semble...
Bref autrement pour les infos sur la vie quotidienne au MA j'essaye de chercher un site valable et je vais sans doute relire un article de Le Goff:culture savante et culture populaire au MA...
Si quelqun la lu qu'il nous en fasse part.
Voilà.
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