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Grain de folie!

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede armoisine » 19 Nov 2005 21:44

Je pense que la folie au Moyen Age mérite bien un post à elle toute seule!
Autant folie dans le sens "exubérance" que folie dans le sens "pathologie".

Pour démarrer:
La Folie au Moyen Age
Li fous se fait oïr en son ris

On disait au Moyen Age que chevaucher un ours guérissait de la folie (cette image ornait même certaines pièces de monnaie).
La Folie tient une place très importante dans le littérature médiévale. Il existe une telle polyvalence du mot fou au Moyen Age, qui embrasse un champ sémantique si vaste, qu'il devient presque impossible de dégager une image précise. Nous allons pourtant essayer de découvrir les différents termes qui désignaient celui dépourvu de sagesse, puisque la folie exclut la sapientia, qui est une vertu.

Les mots qui désignent la folie
Au Moyen Age, il faut distinguer les fous furieux que l'on enferme, des possédés que l'on exorcise aussi bien que des mélancoliques victimes d'humeurs.
Le fou peut-être inspiré, être l'objet d'illuminations et voir ainsi les choses avec justesse : c'est le constat d'une pathologie tout à fait particulière qui fait craindre le fou comme la peste (on isole les lépreux, le lèpre disparaissant ce sont les fous que l'on enferme) et qui fait que parfois on puisse lui accorder de l'importance. On peut tout aussi bien se méfier de lui et le mettre en avant car on n'oublie pas qu'il peut fournir une vision du monde qui échappe à la coutume : il détient la connaissance.
Mais la plupart du temps, le sort réservé aux fous n'est pas enviable, on le bat, on le chasse parfois, on le vend à des marchands peu scrupuleux. En résumé, la folie n'a sa place que dans la hiérarchie des vices, raison pour laquelle, elle tient le devant de la scène.

Le mot folie vient de fol, "enflure, bosse, grosseur", puis de folis, "soufflet, sac, ballon, outre remplie de vide". Mais on emploie, selon les circonstances, les mots suivants :

dervé, forme picarde de desré, mot qui vient de derver "rendre, devenir fou"
forsené, c'est-à-dire "le fou furieux". Il est souvent dangereux, incontrôlable, se livrant à toutes sortes de violences.
Orgoil, du francique *urgôli, signifie "fierté, démesure"
l'hybris grecque désigne "celui qui dépasse les règles de la sociéte"
Descuidier est le "comportement original de celui qui perd la tête"
Desverie "folie plus ou moins violente"
Forsené, enragié "folie médiévale"
Le fou de nature, le simple d'esprit, le sot, le niais, l'écervelé est nommé en ancien français le desré.
Dans son sens étymologique, le fou désigne "celui qui est aveugle à la sagesse de Dieu et qui est acharné à sa perte".

Le fou d'amour est celui qui abandonne la réalité en faveur de l'adoration obsédante de sa dame. Le fol amor est l'amour impudique et bassement sensuel.

Il existe aussi le fou professionnel ou fou de cour.
Dans le Jeu de la Feuillée d'Adam de la Halle, le fou est placé au centre de l'action, il se fait le porte-parole de l'auteur lorsqu'il entreprend de critiquer la société.

Esvertin , "avertin, folie", le mot désigne de nos jours la maladie des moutons.

Danse macabre - Un aventurier et un fou
"Calendrier et compost des bergiers. La grant danse macabre des hommes
et des femmes hystoriée et augmentée de beaulx ditz en latin"
Troyes, Nicolas Le Rouge, 1531

Les caractéristiques du fou
Le fou est l'opposé direct du chevalier. Retiré ou exclu de la société, on le rencontre aisément dans la forêt. Dans la littérature, il est fréquent (c'est d'ailleurs un lieu commun) de s'apercevoir que le chevalier perdra la raison en s'égarant dans la forêt.

Les attributs du fou
Avant de rencontrer dans l'imagerie populaire le fou représenté de façon tout à fait codifiée : vêtement particulier aux couleurs établies, il apparaît aussi échevelé que tondu.
Le fromage est l'attribut du fou par excellence. Le fourmage est l'aliment qui dans les livres d'hygiène alimentaire apparaît comme nuisible au cerveau.
Autre attribut, la massue qui l'est aussi pour les paysans et les géants.

Les fêtes des fous
Ce divertissement, qui peut nous sembler aujourd'hui grossier et répugnant, n'est pas aussi vain qu'il y paraît, si on se penche sur
l'étymologie du mot folie, venant de fol, « enflure, bosse, grosseur », puis de folis, « soufflet, sac, outre rempli de vide » comme nous l'avons dit plus haut. Ainsi, faire le fou en temps de Carnaval, c'est montrer à tous, le vide que l'on a dans la tête, c'est-à-dire la déraison, mais aussi exhaler par tous les orifices l'air qui nous emplit !

De plus, une croyance populaire donnait un sens sacré aux flatulences :

« Car le diable croyait sans faille que l'âme par le cul s'en aille. »
(Rutebeuf)

Elisabeth Féghali


http://www.citadelle.org/index.cfm?p=09,02,00,00&art_ID=122&CFID=394704&CFTOKEN=59284490
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Messagede Foulques » 19 Nov 2005 22:10

Image

Jeu du "Pétengueule" :D

Enfin voyons, Armoisine ! :shock:

Ce genre d'humour n'est pas si ancien que ça, vous savez tous, les pétomanes avaient un succès extraordinaire vers la guerre de 14... On payait des places pour aller les écouter...

Maintenant c'est la Star'Ac, mais les effluves restent les mêmes ! :wink:
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Messagede armoisine » 19 Nov 2005 22:48

Lol! On vient de m'indiquer qu'une statuette représentant le nain de Stanislas, beau-père de Louis XV dans notre bon vieux Nancy, aurait malheureusement été détruite lors de l'incendie du chateau de Lunéville...
Aprés recherche voilà l'engin:
http://www.en-lorraine.com/trads/faience.htm
(impossible d'insérer l'image: petit bonhomme en uniforme jaune à gauche)
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Messagede An1000.org » 19 Nov 2005 22:50

Foulques a écrit:Maintenant c'est la Star'Ac, mais les effluves restent les mêmes ! :wink:


Ouch... :twisted:
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Messagede armoisine » 19 Nov 2005 22:52

Autre source, colloque franco-américain de psychiatrie:


Images de la folie au moyen âge
J.M. Fritz, Dijon, France


Les histoires de la psychiatrie ont le plus souvent traité de manière stéréotypée le Moyen Age, comme si à cet âge obscur et ténébreux ne pouvait que correspondre une conception inquiétante de la folie ; dans cette optique, le fou médiéval serait d'abord un possédé du démon, nullement un malade, un patient. Nous voudrions à travers cet exposé rectifier cette vision, la nuancer, montrer que par-delà des siècles se manifeste la permanence de certaines approches théoriques ou pratiques, sans pour autant tomber dans un excès inverse qui aboutirait à gommer l'évolution historique ou à procéder à une idéalisation béate du Moyen Age.
Les textes médicaux du Moyen Age envisagent la folie sous trois aspects : les signes (signa en latin), la cause ou l'origine (causa), la thérapie (cura). Et c'est selon ce schéma que nous nous proposons d'aborder la folie au Moyen Age, suivant en cela une démarche qui vise à comprendre de l'intérieur la psychiatrie médiévale, sans chercher à lui appliquer coûte que coûte les théories de la psychanalyse ou de la psychiatrie actuelle.

Les signes et emblèmes de la folie

Il nous a paru ici intéressant d'interroger les images plutôt que les seuls textes médicaux et de faire appel à l'iconographie du fou. Un des traits fondamentaux de la mentalité médiévale est la place qu'y occupent le symbole et l'allégorie. Dans cette perspective, fous et Folie ont souvent été représentés. On retrouve ainsi la figure du fol dans l'initiale enluminée du Psaume 52 : « L'insensé a dit en son cœur : Dieu n'existe pas », où il fait souvent face à la figure du roi David, formant de la sorte un couple appelé à un grand avenir : le roi et son fou, le souverain et son bouffon. Il faut également prendre en considération la représentation de Stultitia ou Folie, notamment sur la façade des cathédrales gothiques dans le cadre de la psychomachie, ce combat qui met aux prises les vices et les vertus. On pourrait enfin mentionner les enluminures des manuscrits profanes qui mettent en image les scènes de folie fréquentes dans les romans de chevalerie, folie de Tristan ou celle de Lancelot.

A la lumière de ces documents, quels sont les emblèmes de la folie ? On connaît surtout le fou de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, celui des tableaux de Jérôme Bosch : fou à marotte, coiffé d'un bonnet à grelots, vêtu d'une livrée jaune et verte. La situation aux XIIe et XIIIe siècles qui nous intéressera ici est assez différente. On peut distinguer principalement trois signes ou attributs du fou : la massue, arme dérisoire ; le fromage, aliment de prédilection du fol ; enfin, la tonsure, signe plus complexe que les précédents, puisque le fou hirsute concurrence le fou tondu dans les images et les textes de cette période. Cette emblématique suscite deux remarques. Le fou apparaît d'abord comme le proche parent du paysan ou vilain, ainsi que de l'homme sauvage qui est étymologiquement l'homme de la forêt (silva) : massue, fromage, chevelure hirsute sont habituellement les attributs de ces deux figures. On peut noter que dans la littérature de fiction la forêt est traditionnellement le lieu où le chevalier perd la raison et l'on retrouvera encore ce paradigme pour le roi de France Charles VI. L'autre fait à noter est que cette figure du fou se construit par opposition à la norme courtoise et chevaleresque. Le fol est un anti-chevalier, qui troque l'épée pour une massue, qui se dépouille de son armure, voire de ses vêtements, pour errer quasi nu dans la forêt et mener l'existence des bêtes sauvages. La folie est ascèse, dépouillement, et à ce titre elle n'est pas sans rapport avec la sainteté, comme le suggère le signe complexe de la tonsure.

Causes et remèdes

Les textes du Moyen Age mettent en jeu trois grands types de causalité. Passons rapidement sur le premier modèle, celui de la possession, fréquent dans les récits hagiographiques : le fou y est le jouet d'un démon qui le dépossède de toute autonomie et de toute volonté et qui parle à travers l'aliéné. Dans ce cadre de pensée, la cure de la folie relève simplement de l'exorcisme. La seconde perspective est plus intéressante et évidemment plus moderne, puisqu'elle met en cause le corps, et plus particulièrement les humeurs. Un des fondements de la science médicale au Moyen Age telle que les Occidentaux l'héritent des Grecs par le biais de la transmission arabe est en effet la théorie des humeurs. Le corps est irrigué par quatre fluides : sang, bile jaune ou colera, bile noire ou melancolia, flegme. Et la santé résulte principalement de l'équilibre de ces humeurs, l'alimentation jouant un rôle clé dans cette harmonie, ce qui explique la part essentielle de la diététique dans les traités médicaux du Moyen Age. Dans ce contexte, les désordres que nous appelons psychiatriques s'expliquent essentiellement par une mauvaise circulation de ces quatre fluides dans le cerveau et par un excès de l'un d'entre eux qui entraîne la rupture de l'équilibre ou tempérament. On distingue les affections froides, comme la léthargie ou la mélancolie, des affections chaudes, comme la frénésie. Folie furieuse dans le second cas, folie plus apaisée dans le premier. La catégorie la plus riche est évidemment la mélancolie qui est à la fois une des quatre humeurs et une catégorie nosographique. Les textes sont particulièrement prolixes dans la description des fantasmes mélancoliques, phobies ou pertes d'identité : un tel se croit sans tête, l'autre croit soutenir le monde de ses épaules comme Atlas, l'un se prend pour un chat, l'autre pour un roi ... Les traités du XIIe siècle voient naître une nouvelle catégorie : la mélancolie amoureuse ou hereos, contemporaine de l'émergence d'une nouvelle éthique amoureuse, l'amour courtois. Le mot hereos rappelle à la fois héros, Eros, mais aussi erus qui signifie « seigneur » en latin : l'hereos touche le chevalier amoureux qui, ne pouvant assouvir son désir, sombre dans l'apathie, puis la mélancolie. Même si l'on fait intervenir les humeurs, la cause première est ici purement psychique. L'hereos nous amène ainsi du côté de la littérature romanesque où c'est la dame, et plus précisément la perte de la dame aimée, qui plonge le héros dans la folie.

Qu'en est-il alors de la guérison ? Celle-ci repose sur un rééquilibrage des fluides par le biais de la pharmacopée et de la diététique. Le mélancolique qui est, par tempérament, froid et sec, devra manger des aliments chauds et humides et vivre dans un cadre lumineux ; au frénétique, sec et chaud, sera prescrit un régime froid et humide et il devra vivre dans l'obscurité et le calme. La sexualité entre également en jeu dans la thérapie de certaines affections, puisque l'activité sexuelle relève de la purgation. Dans certains cas aigus de frénésie ou de mélancolie, on préconise la trépanation pour « aérer » le cerveau et évacuer les excès d'humeurs. Il faut noter que la médecine du Moyen Age ne semble pas envisager le dialogue avec le patient, comme dans la psychiatrie actuelle ou la psychanalyse. Pour guérir le mélancolique qui se croit acéphale, on lui fera porter un casque de plomb afin qu'il reprenne conscience de sa tête ... La dimension du dialogue n'apparaîtrait en définitive que dans la littérature où, si c'est la dame qui est le plus souvent à l'origine de la folie, c'est aussi elle qui est seule apte à guérir le fou, par des onguents, si elle est un avatar de la fée, ou par des paroles dans une perspective plus moderne, débarrassée de la merveille.


http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/apa98/Fritz.html
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Messagede armoisine » 19 Nov 2005 23:09

armoisine a écrit: On vient de m'indiquer qu'une statuette représentant le nain de Stanislas, beau-père de Louis XV dans notre bon vieux Nancy, aurait malheureusement été détruite lors de l'incendie du chateau de Lunéville...


Finalement aucun indice d'un lien quelconque entre le nain de Stanislas et une fonction de bouffon...
Donc rien sur une possible continuité du "fou du roi" au delà du MA.
Le statut est ambigu; nombres de textes nous citent un engouement pour les formes physiques "inattendues" dans les cours des nobles, sources de spectacle pour le Moyen Age. Mais rien de trés précis quant à un rôle divertisssant au delà de toute apparence. Je ne parle pas de troubadours et autres mais bien de "fous du rois".
Je crois manquer sévèrement de ressources à ce sujet et si quelqu'un peut nous éclairer sur ce personnage de la cour médiévale...
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Messagede Foulques » 19 Nov 2005 23:17

armoisine a écrit:Aprés recherche voilà l'engin:
http://www.en-lorraine.com/trads/faience.htm
(impossible d'insérer l'image: petit bonhomme en uniforme jaune à gauche)


Tu cliques droit sur l'image et sélectionne "propriétés" et là t'as l'adresse de l'image (voir le fil sur le BBcode dans l'auberge de l'ours) :

Image

Mais je n'ai pas compris pourquoi tu le citais. C'est une sorte de bouffon du roi ?
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Messagede armoisine » 19 Nov 2005 23:22

Justement ma question est "qu'est ce qu'un bouffon du roi"?
Est-ce un personnage à l'esprit aiguisé comme on peut en trouver chez Shakespeare où bien est-ce une particularité physique exploitée comme telle?
Malheureusement je n'ai pas de source sous la main pour appuyer ces deux réflexions mais ce sont les deux aspects qui me viennent en tête.
Dernière édition par armoisine le 19 Nov 2005 23:23, édité 1 fois.
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Messagede Foulques » 19 Nov 2005 23:22

C'est bon ! Messages croisés !


oui, c'est curieux cette absence d'étude et de références sur les bouffons du roi.... J'ai cherché sérieusement sur le Net, j'étais attentif à ce sujet dans mes lectures mais rien du tout...
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Messagede armoisine » 19 Nov 2005 23:24

Mine de rien ça fait du bien de se retrouver devant ce vide historique,...
Quelles perspectives de recherche pour les historiens à venir!
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