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Il était une fois...le patrimoine auvergnat.

L'architecture médiévale désigne l'étude et l'inventaire des constructions propre au Moyen Âge. Cette discipline ne se cantonne pas au château.

Messagede Aliénor » 15 Juin 2006 13:03

De retour sur son petit nuage, notre belle et divine adolescente, n’a de cesse que de respirer l’air ambiant, sain et vivifiant, remède de tous les maux, un peu comme de nombreuses sources d’ici. Auvergne « château d’eau de la France ». Les fenaisons battent leur plein, et une douce odeur de foin s’en dégage. Les agriculteurs partout s’affèrent. Les vignes sont d’une fraîcheur printanière, c’est en suivant de son regard charmé, changé, les coteaux de cet région qu’elle tombe sur un magnifique village, qui perché sur sa butte, veille impérieusement sur la sauvage Allier.

Allons y ! Le jour éclos sur Montpeyroux. La nature s’éveille, le paysage n’en est que plus magnifique. Un voile de soie recouvre ses murs d’arkose qui lui donne un air méridional. L’arkose « pousse » ici comme pousse le blé en Limagne. Ce village a eu très longtemps une carrière avec ses carriers, tailleurs et sculpteurs aux mains travaillées par la pierre. D’ailleurs le nom de ce bourg au rôle résolument défensif, vient de « mons petrosus » : le mont pierreux.

Elle passe devant l’église bâtie au XIXème de style roman byzantin, elle ira plus tard. Pour l’heure, elle est envoûtée par cette tour qui domine de trente mètres les murs paisibles du village. Elle franchie la porte des anciennes fortifications, datant du XIV ème siècle.

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Elle croit alors entendre cette phrase bien d’ici : « finissez d’entrer ! ». Les ruelles l’invitent à rejoindre le cœur du village… mais il y a le temps ! Tant de choses sont à voir : les maisons vigneronnes, toutes aussi sublimes les unes que les autres, les artisans qui déjà se mettent à l’ouvrage, et puis ça et là, ces restes d’un lointain passé médiéval qui, avec la malice et la sagesse du temps qui passe, se cachent… Jadis la petite cité due être faste, mais c’est le phylloxéra qui la ruinera à la fin du XIXème.

Il faut dire que ce village n’est pas tout jeune, en effet quelques maisons remontent au XIIème siècle ! Elle n’avait pas alors d’église paroissiale, car ce village dépendait autrefois de l’église de Coudes ; il fut érigé en paroisse en 1832.

Mais, celui qui domine ici, c’est lui, le donjon !
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Son instigateur c’est Bertrand de la Tour d’Auvergne, qui reçu ce fief de Philippe Auguste en 1212. Immédiatement, l’ordre fut donné d’élever cette tour, faite d’un trait, où aujourd’hui encore, les trous de boulin disposés en spirales sont visibles. Son mode de construction ressemble beaucoup à celui de Coucy ; mais aussi à celui de La Sauvetat, exemple plus « local ». Ce donjon, remarquable, témoigne de l’introduction de la mode « philippienne» dans la région au début du XIIIème.

Ses dimensions font d’elle, toute déesse qu’elle soit, un nain ! L’étudiante chargée de la garder ce jour là vient à peine d’ouvrir la porte. Et tel un courant d’air chaud venant du Sud, notre jeune fille se glisse dans ces murs rudement épais. La porte par laquelle elle accède au rez-de-chaussée a été percée au XVème siècle. En effet auparavant on accédait à cette ancienne réserve sans ouverture par l’actuel premier étage. Cette salle deviendra une salle d’audience. Celui-ci servait de corps de garde, l’accès se faisait par un escalier de bois et une passerelle, donnant évidemment sur une porte ouverte à ce même niveau. Elle grimpe laborieusement (sans robe c’est déjà quelque chose, mais là !) à une échelle de bois donnant au plein milieu de cette pièce, en effet l’entrée de l’extérieur n’existe plus.
La salle ronde n’est éclairée que par une petite fenêtre au fond d’une profonde embrasure. C’est par un petit escalier dans le mur, qu’elle accède au deuxième étage ; la pièce la plus haute et, de ce fait, la plus noble. Une même petite fenêtre ouvre sur l’immensité du paysage …pour la première fois, elle a le fameux vertige horizontal…
Tout le confort est ici rassemblé : cheminée, latrines…
Et comme si la tour n’en finirait pas de monter, un autre petit escalier dans l’épaisse muraille donne finalement sur la plate forme extérieure.
Une tour de guet y est installée. Waaaaaouh ! C’est…purement sublime ! Elle se lance dans une danse folle, avec pour cavalier, le vent…Elle rie si fort que l’étudiante alertée grimpe et …oh ! Surprise ! ne trouve rien…bizarre…ça doit être le vent, probablement. ;)

Elle flânera des heures entières… Et puis, elle se retrouve à nouveau devant l’église…elle y entre. Elle est toute sombre. Sa présence hors des murs confirme qu’elle n’est pas « d’époque ». Elle est belle et le résultat lui plait plutôt. De toute façon, elle n’a pas encore vu les trésors romans qui peuplent cette région….

Mais déjà, la cloche se dressant fièrement sur la porte sonne midi... Comme un glas, signal d’une séparation dure. Elle doit s’en retourner.
Au revoir Montpeyroux… à très bientôt.

Décidemment, elle n’en fini pas de ces découvertes envoûtante…elle rêve déjà à la prochaine.

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Boite aux hommes d’ici bas :
Mes sources : mes sites :
http://www.auvergnat.com/archivillages/montpeyroux.htm
http://www.jedecouvrelafrance.com/f-1972.puy-de-dome-montpeyroux.html
http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/pdd/montpeyroux/montpeyroux.htm
http://www.cyber63.com/Communes/montpeyroux/index.htm=>tous ne disent pas grand-chose de nouveau… il y a seulement quelques photos…

Mes bouquins :
La basse auvergne médiévale ( Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont) aux éditions Heimdal et Créer.
Histoire des communes du Puy de Dôme : arrondissement d’Issoire. Aux éditions Horvath Roanne.

Mon commentaire : Je l’ai vu une fois : je suis amoureuse ! C’est magnifique ! Partir est difficile…Les paysages sont sublimes. L’ambiance y est agréable. Ce village autrefois laissé pour compte retrouve désormais une nouvelle jeunesse. La commune mène un combat ardu pour proposer encore et toujours des activités de qualité aux 100 000 visiteurs annuels ! La tour appartient aujourd’hui à une faculté de Clermont, mais je ne sais plus laquelle… Ca vaut le détour.
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Messagede Aliénor » 17 Juin 2006 14:14

Depuis quelques jours quelque chose déchaîne foules et passions sur la planète entière. On la nomme « la fièvre du ballon rond »… Cela doit être une maladie tout à fait étrange et virulente, car désormais, même les dieux en sont atteints !

Alors qu’une douce brise l’emmena plus au sud, elle dort paisiblement. Et puis des cris de victoire se firent entendre dans tous les cieux ! Quelle honte réveiller une si jeune et jolie déesse. Ne pouvant plus dormir, elle descend voir ce qui se passe. Le paysage a changé, pourtant elle le sait, elle est encore en Auvergne. Mais les montagnes sont ici différentes, les paysages plus impressionnant, les creux, les bosses sont plus marqués. La verdure plus flamboyante encore…
Et au milieu de ce reflet de paradis sur terre, deux imbéciles heureux, divins de surcroît, font une partie de tire au but ! Heureusement pour les humains qu’ils ne peuvent les entendre, sinon, on les aurait chasés à coup de pierre.
Au-delà de leur jeu, ce qui l’a surprise, c’est ce qui leurs fait office de but : un château en ruine ! Voyez plutôt…

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Pas mal ! ;) Mais ça, ce n’est absolument de son goût ! Jouer au foot là-dedans ! Mais elle ne peut laisser savoir qu’elle se promène, alors qu’elle est punie… Cependant sa curiosité déjà la ronge, elle décide d’aller voir. Elle prendra un semblant de forme humaine, ils n’y verront que du feu.

Elle commencera par le commencement, le bas du village. Elle gravira la côte avec difficulté…marcher alors que l’on peut survoler ! Enfin que voulez vous. Elle monte, monte, passe devant force boutiques rurales et, atteint une porte médiévale.
Un fantôme était là, guettant. Quand il l’a vu, il a très vite compris que ce n’est pas une touriste comme les autres.
La jeune déesse est accueillie avec une révérence profonde de respect et de solennité. Son hôte et désormais guide est Eustache d’Allègre. Il régna sur ce fief, il y a de cela 7 siècles.

« Chère Adelice ! Voulez-vous que je vous serve de guide ? »
-le plus volontiers du monde !
-Allons y, alors !

Nous voici dans la ville de ma famille, puisqu’elle porte notre nom, qui lui va bien. Savez vous que son nom vient de « alacere » : vaillant, ardant ? Pour tout vous dire, car je vois dans vos yeux que vous voulez tout savoir ; eh bien, à l’origine ce lieu portait le nom de Grazac (grazacum au Xème siècle). Ce nom restera longtemps dans les faux bourgs. Allègre apparaissant pour la première fois au XIIIème.


Moi, voyez vous, j’ai vu 4 souverains de France se succéder, de Louis le Hutin à Philippe de Valois, ce ne fut pas spécialement facile. Mais c’est avec beaucoup de courage que j’ai fait que ce fief soit rattaché à l’Auvergne pour en devenir une brillante baronnie, et c’est par là même qu’il fut détaché du Velay. D’ailleurs, ma mie, voyez là bas… il y a Polignac et plus loin derrière : Le Puy en Velay. Même si le plus beau reste bien ma cité, vous qui aimez les pierres anciennes, à l’histoire riche, vous y trouverez bonheur.
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Mais revenons dans nos murs : Nous disions… ah cette mémoire ! Je suis affilié à la première famille Alègre : celle qui fut si fidèle aux roi de France : Louis VII Le Lion, Saint Louis et Philippe le Bel… Notre plus veille ancêtre n’est autre que Armand 1er d'Alègre, qui s’illustra avec Louis VII, en 1227…si ma mémoire est bonne !

Et puis… toute bonne chose ayant une fin, la famille s’éteignit à la Armand IV d’Alègre, en 1361 lors du siège de mon village, bien que fort et fier ! Eh oui ! Que voulez vous, nous étions en pleine guerre de cent ans. Le siège était tenu par Thomas de la Marche et des routiers anglais. Heureusement, le château ne fut pas détruit.
La veuve : Alix de Chalençon, continu d’habiter quelques 3 ans ici, et puis son propre neveux (voyez un peu l’ambiance de l’époque !...) l’en chassa. Mais l’esprit de la famille l’avait pris et c’est avec vaillance qu’elle fit appelle au Duc de Berry pour reprendre. Ce ne fut chose faite qu’au bout de 6 mois tout de même !
Mais comme il n’y avait pas d’aide sans profit, le fief fut confiait à son neveu (au Duc de Berry) à la mort de la veuve. Morinot de Tourzel devint le premier membre de la deuxième famille Alègre.
Lui et son fils remettrons en état fortifications et château, y apportant même quelques éléments d’architecture à la mode à l’époque, visible encore aujourd’hui. Nous étions au tout début du XVème. La ville devint la plus belle des environs. La plus haute baronnie d’ Auvergne.

Les successeurs auront tous leurs moments de gloire…mais ma mie, je ne veux point vous embêter avec tous ces titres compliqués. On ne reviendra que sur certain. Toujours est-il que de quelques nobles portant le nom d’Alègre furent entre autre Chambellan du Roi. Je vois à vos aires dubitatifs que vous ne savez pas quelle est cette fonction : le chambellan était l’officier chargé de veiller à tout ce qui tourné autour de la chambre du souverain. Voilà qui est plus clair désormais.

Saviez-vous que le roi Louis XI avait demandé un que l’on fasse ici une procession pour la Vierge dans le but de donner à la couronne de France un héritier. Et c’est ainsi qu’en 1459, Guillaume Armand de Polignac et Jacques d’Alègre durent porter le trône où était cette fameuse vierge !

Ormis ça, et au-delà d’un rôle politique, les Alègre jouèrent quelque rôle militaire important. Tenez ! Ce même Jacques d’Alègre fut nommé par ce même roi député d’Auvergne, " pour prendre et choisir 95 lances à conduire à l'armée de Catalogne, savoir 15 lances de sa compagnie et 80 pour la compagnie du Comte Dauphin d'Auvergne et du Comte de Boulogne ".
Ah oui, désolé, il me faut à nouveau expliciter mes propos : une « lance garnie » comprenais 1 homme d'armes, armé de toutes pièces, un coutilier, un page, un valet, des archers, en sorte qu'une lance était parfois composée de 10 cavaliers, sans compter les gens de pied. 15 lances pouvaient représenter plus de 150 combattants et 95 lances un corps de plus de 1000 hommes. C’était un peloton d’élite.

Ce brave homme qu’il était n’a pas négligé pour autant la gestion de ses terres. Bien au contraire, il relèvera Allègre et y créera même un marché. Deux de ses fils resteront longtemps attachés à cette maison pour en être des personnages marquants : Yves II (dit le Grand) d’Alègre et son frère, François, aux nombreux titres…
Les deux participèrent à la journée de Seminare en 1495 ou Fernand d 'Aragon, roi de Castille, et Gonsalve de Cordoue furent repoussés en Calabre. Yves II multipliera les fonctions tant diplomatiques que militaires. Rôle confirmait par François Ier lui-même le 10 janvier 1515. Et vous vous en doutez, il moura héroïquement, après avoir sauvé un camarade lors de la bataille de Ravenne en 1512.

Après cela, son fiston, participa lui aussi à moult campagnes militaires et après tous ces effort obtint de François Ier de pouvoir rajouter 6 fleurs de lys aux armes familiales. D’ailleurs le souverain vint même ici ! Mon vieux ! J’aillais oublié !
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Bon la suite n’est pas trop de mon goût, mais c’est ainsi. Yves III, petit fils de Yves I, mourut quant à lui assassiné à la suite d’une intrigue amoureuse des plus obscures. Toujours est-il qu’il n’avait de descendance et se fut de ce fait sa femme qui hérita de tout.
Son neveu Yves IV s’en va s’installer à Issoire - dans l’actuel Puy-de-Dôme.
Elle tint le siège du château dont elle et le village furent victimes en 1593, c’est après deux jours de tirs aux canons dévastateurs pour les remparts qu’elle se rendit. Mais au bout de quelques semaines et 2 heures d’un combat acharné, qu’elle repris miraculeusement, il faut bien l’avouer, le château.

Depuis, il sera décidé que des processions générales auront lieu au 8ème jour d’août et au troisième jour d’Octobre…

Oh ma mie ! J’en ai fini de vous embêter, le reste n’est pas aussi glorieux et ne se joue pas dans mes murs…

Nous voilà arrivés sous la Potence, ce qu’il reste de notre si beau château… La vie n’est plus comme avant ici… Enfin, que voulez-vous… »

Et ils finirent leur balade dans des rues qui sont celles du Moyen Age, tortueuses, étroites, secrètes. Les maisons surmontées d’un linteau avec accolade sont nombreuses. Et au loin, le château qui la tente tant : Polignac… Peut-être sera-t-il sa prochaine destination… qui sait, les dieux sont insaisissables.

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La boite aux hommes d’ici bas :wink: :
Mes sources : mes sites :
http://www.mairie-allegre.com/accueil.php
http://amisdallegre.site.voila.fr/Histoir.html

Mon commentaire : Le coin est très sympa, on est à quelques kilomètres du Puy en Velay et de Polignac, et que sais-je encore… Autant dire que le Moyen Age est partout…D’ailleurs une fête médiévale s’y tiendra les 15 et 16 juillet, pour une XIIIème édition. Avis aux amateurs !
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Messagede Aliénor » 22 Juin 2006 19:43

Adélice qui vient une fois de plus passer un merveilleux moment, et qui s’en promet d’autres, va pour retourner à son nuage. Elle entonne quelques chants mélodieux, portée par cette soudaine joie de vivre, légère et si fraîche. Rassasiée de beaux paysages, de savoir et d’histoire, comme on l’est de fruits estivaux…

Mais non ! Il a disparu ! Fichtre !!! Quelle poisse !... Bon ! Pensons peu, pensons bien ! Où va ce maudit vent ? Vers l’ouest.
Il ne nous reste plus qu’à nous lancer à sa poursuite …
Et c’est au bout de plusieurs heures (pas des pires ;) ) qu’elle remettra enfin la main dessus ! Elle retiendra qu’en plus de ce kidnapping caractérisé de nuage, le vent lui a emmêlé ses beaux cheveux châtains ! Elle l’attend, celui là !
Après cette folle course : la jeunette n’a qu’une envie…dormir ! Une envie plus forte que celle de découvrir quels secrets abrite le village qu’elle surplombe. Ce sera pour demain…Pour l’heure, les cieux se sont ouverts sur l’infini. Dans ce silence profond, elle ne peut résister à son cousin Morphée…


L’aube s’en va déjà. Ses papillons d’yeux peinent à s’ouvrir et battent des ailes avec grâce. Après un étirement magistral, mais pas forcément des plus classieux, elle entreprend son excursion.

Déjà les visiteurs affluent. Et elle, elle sent les pierres qui veulent lui crier leur histoire. Mais qui sera leur représentant, leur voix.
Emportée, par cette foule au ballet méticuleusement organisé, elle va et vient, et finalement se retrouve devant un café, qui inspire les délices d’hier. Y est attablé, sur la terrasse, un homme avec un carnet à la main qui griffonne, inlassable, quelques croquis de ce qu’il voit. Son regard pétille. Ses traits sont ceux des gens qui ont vécus…

« Ah ! C’était donc vrai ! » Il sort brusquement de ses pensées de graphite. « Il y a bel et bien une déesse qui parcourt de long en large notre belle région !
Ne soyez pas effrayée, que je puisse vous voir, je suis un vieux globe trotteur, comme ils disent, qui a cessé de vivre depuis des lustres, mais qui parcours comme il l’a toujours fait, le pays, carnet de voyage dans une main, crayon de papier dans l’autre. Je reviens toujours là, à Salers, ma vie s’y est achevée. Et puis, il faut avouer que l’endroit est agréable !

Aurais-je l’honneur de prendre la suite de vos autres, célébrissimes, prestigieux guides ?
- Eh bien ! Que demande le peuple…enfin la déesse !? Je suis votre disciple…
- Ma p’tiote, nous voilà parti. Mais par quoi commencer ? Le commencement, biensur !
Par là, la porte - beffroi, vestige des fortifications…
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La ville est noire, le même noir que celui quand on regarde au fond d’un puit, au fond du passé…Pourtant, elle brille de mille feux ! Paradoxale. J’ai cru comprendre que votre prédilection est une époque qu’on appelle Moyen Age… hé hé ! Vous allez être servie !

Mais remontons aux origines, voulez vous, le commencement, c’est le château. Bâtie sur une baronnie, il veillait sur ce haut plateau, commandant les vallées de la Maronne et de l’Aspre. Il était là bas, sur l’espèce de mamelon volcanique… Il sera détruit au XVIIème, car ce gros malin de Baron de Salers avait mise à mort ses ennemis sur ses terres sans respecter les règles royales. Par bêtise, il perdra tout, en effet, les droits de la baronnie furent rachetés par la famille de Scorailles. Sa sentence fut prononcée lors des Grands Jours d’Auvergne, Haute Cour de Justice instaurée par Louis XIV, qui n’entendait plus supporter les seigneurs d’ici et leurs pratiques, trop souvent , encore, féodales. Elle le condamnait « à avoir le col coupé, à une forte amende et au rasement de sa maison ». Effectivement de « sa maison » il ne resta rien.

Au tout début, au départ de la féodalité, le château et son enceinte fortifiée abritaient un seigneur et son droit de haute, moyenne, et basse justice. Ce n’est pas rien !
Je dirai avec un peu de recul, que finalement les seigneurs d’ici étaient belliqueux dans l’âme. Voyez vous, deux des seigneurs de cette baronnie, s’en furent en terre orientale, en croisade, Pierre de Salers en 1095, pour la première Croisade, prêchée à Clermont Ferrand, mais vous connaissez ; et Helme de Salers qui participa à la 7ème en 1250.
Il fut même prisonnier avec Saint Louis ! Il resta dix-huit longues années là-bas en lointaine Egypte…vous connaissez sûrement. Bref ! Lorsqu’il put revenir, les choses ne s’étaient pas figées et c’est ainsi qu’il retrouva son beau frère confortablement assis sur sa chaise de maître des lieux ! Ca va sans dire l’affaire donna lieu à une sérieuse « dispute »… Tant et si bien qu’à l’aboutissant de cette situation, la Seigneurie fut partagée, avec les Pesteils aux XIVème. On parle même d’une coseigneurie !
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Il semble qu’en parallèle, les relations entre le château et la ville se soient pour le moins dégradées, au cour du temps… Pourtant, au départ les habitant de la bourgade trouvaient sans mal refuge au château. Seulement, à chaque fois, les maisons de ces artisans ou commerçants étaient vulgairement pillées et incendiées, surtout pendant cette maudite guerre de Cent Ans, où nombreux étaient les Routiers. Toujours est-il que la cité obtint le droit de bâtir des remparts en 1428, sous… Charles VII, si je ne m’abuse. Duc d’Auvergne. C’était un Bourbon.
Son successeur, Louis XII, quant à lui, laissa aux Salersois le droit d’élire tous les trois ans leurs consuls et ce au tout début du XVème.

Depuis, la ville va, au pas des bœufs, plus rien de l’anime.
Le galop de renaissance vient le milieu du XVIème, période à laquelle Henri II transféra le baillage des Hautes Montagnes d’Auvergne de St Martin de Valmeroux à Salers. Désormais, la cité grouille non pas de touristes, mais de gens de robes, magistrats, à qui l’on doit ce magnifique ensemble de maisons ; qui rivalisent toutes de beauté.
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Seulement voilà avec le XVIIIème et la fin des baillages, le capitaine coula avec son bateau, figeant ainsi dans la glace de l’oubli la ville… pour votre, mon, plus grand plaisir.

Aujourd’hui, providence controversée, les touristes, mais aussi les habitants insufflent à cette ville son renouveau. »

Le village semble à Adélice comme sortie de sa montagne, tel quel. Comme ci, les volcans l’avaient recrachés ainsi. Son guide c’était assis aux pieds d’une maison, paisible, comme aspiré, inspiré au plus profond par ces ruelles où se succèdent les vestiges des remparts, les fontaine, les commerces, les maisons, magnifiques, avec leurs tourelles rondes, octogonales ou encore carrées…
Partout on fait allusion au fromage d’ici, le bien nommé Salers…mais ça c’est une autre histoire de gourmets et gourmands, cette fois… ;)
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La boite aux hommes d’ici bas ;)Mes sources : mes sites :
http://www.cantalpassion.com/commune_salers.htm
http://www.pays-de-salers.com/frame.htmhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Salers_(Cantal)Mes bouquins :
L’Auvergne de G. Fraipont
Auvergne de Victor Henry Debidour et Bernard Plessy.
Mon commentaire : Voilà une autre facette de mon Auvergne, c’est un village sympathique et très beau. C’est à voir.
Mon regret : les pierres ne sont pas aussi goûteuses que le fromage ! Mais il est facile de savourer les deux.;)

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Messagede armoisine » 24 Juin 2006 08:03

Quel guide nous avons là!
Tu vas être contente, je suis allée sur le site de la ville et ça donne franchement envie d'y faire un p'tit tour.... Pari réussi :wink: !
http://www.pays-de-salers.com/index.htm
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
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Messagede Aliénor » 24 Juin 2006 10:25

:oops:
Merci! ;)

Je vais faire en sorte qu'il y en ait d'autres.

Au plaisir... :D
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Messagede Jehan » 24 Juin 2006 11:05

Aliénor, c'est vraiment une ville-musée que Montferrand ! Tu devrais nous montrer la Maison de l'Apothicaire et la Maison de l'Eléphant. Et j'ai un copain architecte qui s'est installé dans la Domus Templi de Montferrand. Elle se remarque peu de l'extérieur, mais elle est chargée d'histoire.
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Messagede Jehan » 24 Juin 2006 11:06

Ah, oubli ! Parles nous donc de Murol.
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Messagede Aliénor » 24 Juin 2006 13:05

:D Voilà une bonne idée!

Vos désirs sont des ordres! ;) J'exécuterai ma tâche la semaine qui vient.

A bientôt, donc. :D
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Messagede Aliénor » 26 Juin 2006 09:14

Aliénor, c'est vraiment une ville-musée que Montferrand ! Tu devrais nous montrer la Maison de l'Apothicaire et la Maison de l'Eléphant. Et j'ai un copain architecte qui s'est installé dans la Domus Templi de Montferrand. Elle se remarque peu de l'extérieur, mais elle est chargée d'histoire


J’ai moi aussi fait un oubli :oops: … c’est vrai Jehan tu as raison…. Effectivement Montferrand est une ville musée. Le problème est que je ne peux pas parler de tout, et je ne connais pas tout, non plus, c’est pour ça que je compte un peu pour les arvernes pour me soutenir. ;) De plus, je trouve mes récits déjà longs et je ne veux pas ennuyer…il faut aussi garder un peu de suspense pour donner aux potentiels visiteurs l’envie de venir. ;)
Pour en revenir à Montferrand… Ta demande un temps soit peu pointue me demande quelques recherches si tant est que je trouve une réponse… il me faudra donc du temps. Mais je répondrai à ton attente du mieux que je pourrais.

Au plaisir...
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Messagede Aliénor » 27 Juin 2006 15:30

Comme les aventures des nos irréductibles gaulois se terminent par un banquet, les aventures d’Adélice se terminent par de longues flâneries aux grés des vents, portée, transportée, chantonnant de divins aires…

Peu à peu, l’astre des astres tire sa révérence avec, sur ses royales traces, une traîne rouge sang … Ce cortège divin s’en va faire grâce de sa présence sur d’autres cieux.

Paisible, sereine, elle médite. Pour la première fois ! Mais quel plaisir ! Le moment est simplement magique. Elle ne peut s’en défaire, résister est impossible, peine perdue. Assise en tailleur, le vent soulève délicatement ses cheveux châtains, ses vêtements en soierie. L’harmonie règne.

Tous d’un coup, un bruit de galop et de battement d'ailes, se font entendre…un bruit rythmé, sourd… Si familier… Un animal étrange… Un pégase ! En effet, depuis Ulysse, chez les dieux, le mot pégase est devenu une race, comme l’on fait les humains avec le goupil devenu renard à cause du roman de …renard ! Il file à toute à toute allure, « fend la bise et coupe le vent ". Dans un bruit identique à celui de la soie qui se déchire, la jeune déesse sort de sa méditation. Il a dû s’échapper. Sans chercher à comprendre, elle se lance à sa poursuite. Son père lui a appris à monter, autrefois.

Au bout de cette folle course, elle installe son nuage au-dessus d’un endroit qui l’a surprise. En effet, la bête s’était cachée dans la cour d’un château. Rattraper le fuyard ne fut pas une véritable partie de plaisir, quoi que…! Le bougre ! elle a mis 3 heures à le retrouver ! Bon faut dire que le lieu l’a « déconcentrée », détournée.

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Le mastodonte, impérieux règne sur une forêt de velours vert sombre. Solitaire dans cette mer de montagne. Un roc, un château fort. Il est là, puissant, fière, imperturbable. Pourtant, ce géant, dominant quatre vallées pense difficilement ses blessures, avec l’aide de quelques hommes… Mais qui est-il ? Si seulement, elle savait qu’elle est ce château.
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Au loin l’orage gronde ! Les tambours sont en marche, son oncle au travail ! Ils tournent, vont-ils venir jusqu’ici ? On verra bien, de toute façon ce château est le refuge parfait.
Surgissant du noir profond de la forêt, le château s’illumine. Grand parmi les grands. C’est un artifice voulu par les humains, qui l’éclair, c’est du plus bel effet.

La visite de nuit, dans les tourments de l’orage et de la pluie qui vient la tente…mais même chez les esprits aussi, on dort à cette heure…

Et puis après tout c’est une déesse, elle peut y entrer sans autorisation ! Solidement, elle harnache son pégase à la porte, c’est allègrement qu’elle passe… par-dessus !Bon, c’est sur c’est pas classique mais très efficace ! C’est désormais entre deux murs qu’elle avance. C’est pas sont lent, calme… la farouche fuyarde serait-elle effrayée ? Elle n’a pas atteint de bout de ce couloir au but certainement défensif, que déjà, devant elle se dresse une jeune femme. Ses cheveux sont ramassés dans deux connes de chaque côté de sa tête, une longue robe sombre l’habille… Elle est tout droit sorti du …Moyen Age !
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« Bienvenu dans la demeure des Chambe. Nous vous prêterons l’hospitalité pour cette nuit, humble visiteuse. Suivez moi. »
Voilà qui est intriguant…D’après son costume…elle viendrait du XII, XIII ème siècle…
«- Qui êtes vous ? »
« -Ô oui ! Pardon, je suis la cadette du seigneur. Il n’est d’ailleurs pas là…en fait, je suis désormais seule ici, à veiller sur notre forteresse. Mais j’ai bon espoir de pouvoir partir bientôt, notre demeure est entre de bonnes mains. Et, à qui ai-je moi même l’honneur? » Adélice se lance alors dans des explications qu’elle teinte d’humour, car la jeune châtelaine n’a pas l’air de rire tous les jours. Elles sont désormais devant la porte qui mène à la haute cour. Elle est sublime.
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La jeune déesse s’arrêta un instant…
« Ce tympan est paraît-il de style gothique flamboyant…Il est tout du moins certain que c’est Gaspard d’Estaing qui en est l’instigateur. Venez, allons nous réchauffer à l’intérieur. Je pourrais vous raconter tout en détail, puisque c’est votre souhait. »

Après avoir traversé la cour intérieure, suivie une enfilade de couloirs sombres, éclairées par une simple chandelle, elles arrivent dans la salle dite « du banquet ».
Au dehors, la colère divine est de plus en plus forte. Les éclaires zèbrent continûment les cieux. Le spectacle est magnifique.

« Brouuu ! Je crains ces fichus orages ! J’ai tellement peur qu’une de ces éclaires tombent sur nos murs…
Mais revenons à l’histoire de notre fier château.
Je suis issue de la famille Chambe. Nous avons pris le nom d’une châtellenie que nous possédions vers l’an 1220, où nous avions une motte castrale près du lac Chambon. Si je me souviens bien de ce que m’a transmis mon père, notre famille est affilié à celle des Comptour d’Apchon et ce depuis la fin du Xème et le début du XIème. Il me semble qu’alors cette famille possédait le château de Montcelet, au-dessus de la plaine du Lembron.

Et puis, au XIIème, nous nous installâmes ici. Nous ne jouissions pas d’une grande fortune, notre châtellenie était fort modeste. Toutes fois, nous possédions une ferme assise dans la région.
Bien que reculé, notre château est à l’entrée de trois vallées, routes, romaines de surcroît ; dont la première mène de Clermont à la Haute Auvergne (le Cantal, dit- on de nos jours), passant notamment par le lieu de nos origines, le lac Chambon, mais aussi le Mont Dore ; un seconde menant à Besse et enfin, une dernière qui nous conduit à Issoire, en suivant la vallée de la Couze.

Je suis fière de notre château. Il faut dire que son emplacement est rêvé…d’ailleurs il supplanta un poste militaire romain. Ici, on voit loin, bien qu’il n’y ait pas de pentes abruptes, il n’y a pas non plus d’élévations naturelles qui pourraient nous menacer avec quelconques armes de jets.
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Nous avons eu aussi des membres glorieux ! D’ailleurs à une époque (XIII – XIV ème) nous avions régulièrement notre nom avec honneur dans les hommages et annales de province. L’un d’entre eux se nommait Guillaume de Chambe (ou Sam), il était chevalier et seigneur. Son fait de gloire ? Aimeriez vous donc les chevalier, gente damoiselle ?Je vous sens un regain d'intêret! ;) » Elles rient de bon cœur. « Trève de plaisanteries, ce grand homme fut présent à l’ost rassemblée par Jean « le Bon ». Il passera l’arme à gauche lors de la désastreuse bataille de Poitiers, contre le « Prince Noir », Edouard de Woodstock ; aux côtés du roi de France.

Son frère, lui était un peu plus loin de tous ces glorieux faits d’armes. Mais il eut tout de même un rôle non négligeable. En effet, toute sa vie il s’évertua à agrandir le domaine familiale ; tant par son mariage avec Randone de Panhac (ou Paunihac), tant par l’achat en 1380 au comte d’Auvergne, qui a sa capital à Vic le Comte, d’une seigneurie prés de Saint Amand Tallende, dite du Crest. Il obtint la charge de vicaire de la cité papale. Probablement, c’est son frère, Jehan, cardinal en Avignon, qui l’a aidé pour obtenir sa charge, mais aussi, pour faire l’acquisition de sa seigneurie. Ce même Jehan…. Vous me dites si je vous ennuie… ? » questionna calmement avec un sourire plein de bonté la châtelaine.
« -Oh, non ! Pas du tout ! Je regardais simplement l’orage qui vient ! Il est de plus en plus prés et puissant. Allez –y continuez, très chère… »

« Ce même Jehan, donc, aida aussi semble-t-il, l’aîné des quatres fils d’Amblard, Guillaume, le deuxième du nom, à fortifier et à améliorer d’avantage notre beau château, avec les grandes tours et le logis, entre autre.
Guillaume II donnera surtout puissance à sa lignée en épousant Ondine de Saint Nectaire, après quelques négociations. Il obtint ainsi les terres voisines. Plus jeune, il participa à de nombreux faits d'armes, en attendant de prendre place à la tête de la seigneurie. Sa « sédentarisation », vain relativement tard, elle ne sera qu’au début du XV ème siècle avec une conjoncture régionale nécessitant sa présence. Jamais, il ne sera négligent avec les affaires de ces terres, même s'il délèguera parfois beaucoup. En 1402, il entreprend lui-même la levée de ses cens et rentes. Il commence aussi l’écriture de son journal.

Le château quittera notre lignée, lorsque la petite fille de Guillaume II, Jehanne de Murol, vient s’installer ici, avec son époux Gaspard d’Estaing. Elle est la seule héritière, voilà pourquoi notre fierté passera dans cette illustre famille.

A cette famille, l’on doit aussi beaucoup, voyez vous, car dans la seconde moitié du XVIème, c’est François 1er d’Estaing, qui modernisa le château et qui en assura la défense avec des pièces d’artilleries dites « fauconneaux ». Il était lui-même chevalier de la toison d’or. Son fils Jehan III, quant à lui, fut l’un des chefs de file de la ligue catholique en Auvergne et il repoussa victorieusement des attaques royalistes, en 1592, lors des guerres de religion. Il me semble qu’il fit aussi bâtir le pavillon Renaissance. Il mourut en 1621, lors du siège de Montauban, où il accompagnait Louis XIII.

Mais déjà, l’odeur de la fin est proche. Et le pas qui jeta notre demeure dans la vide de la décadence fut franchi au cour du XVIIème avec force de querelles familiales et de problèmes d’ordre financier. Il sera par la suite livré à toutes les misères et tous les aléas du monde. Sauf peut-être la Révolution et Richelieu, qui l’avait dans sa bonne grâce épargné et ce, grâce au prestige de la famille d’Estaing.

De grands auteurs l’on paraît-il évoqué…j’espère qu’ils ont étaient inspiré par mon amour pour cette magnifique demeure… »
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Cet instant de mélancolie refroidit les esprits qui ne peuvent que mieux entendre la pluie battante du dehors. Les deux jeunettes s’endorment, bercées et épuisées, affalées sur la table.

Déjà le jour pointe, les Compagnons de Gabriel sont au travail pour remettre en état les dégâts des cieux. C’est bizzar, ils jureraient entendre des hennissements et des claquements d'ailes très fort! Les deux amies profitèrent de ces instants de calme, si spécifiques au « post-orage », pour visiter la forteresse… C’est un endroit magique, porteur… une fenêtre pour un voyage dans le temps. Du haut de sa montagne, ils semble narguait les dieux. La vie qui y régnait autrefois est palpable.
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Partir, fut plus dur encore que les autres fois pour Adélice. Elle en oublierait presque son Pégase... ! Bizarrement, lui n’est pas trop d’accord ! Elle l’appellera Amblard…en mémoire d’un seigneur d’ici…
« Aurevoir ! A bientôt !Chère amie »

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La boite aux hommes d’ici bas : ;)
Mes sources : mes sites :
http://www.chateaudemurol.com/
http://www.casteland.com/pfr/chateau/au ... l_hist.htm : pour le côté plus « technique » de l’architecture castrale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Murol

Mes bouquins : La basse auvergne médiévale ( Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont) aux éditions Heimdal et Créer.

Mon commentaire : Il y a fort longtemps que je souhaite y retourner, c’est désormais pire que jamais ! Cela dit, c’est véritablement un lieu magique. Je pense que c’est un passage obligé. Alors oui, je sais, il y a encore des tonnes de trucs à dire !:) ;) Mais il m’a fallu faire un tri, c’est dur :cry: … Allez donc voir sur les sites et si vous avez d’autres questions … je me ferai un plaisir de tenter d’y répondre. Peut-être pourras-tu m'aider, Jehan? :wink:
Mes interrogations à moi : dans le bouquin, et par là même dans mon récit, on évoque : « l’ost rassemblée par Jean « le Bon » ». Ma question est qu’est ce que c’est ? Je n’ai pas trouvé ma réponse, je lance donc un « SOS »… ;) merci.
L'avenir est un long passé. (Manau)
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