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Il était une fois...le patrimoine auvergnat.

L'architecture médiévale désigne l'étude et l'inventaire des constructions propre au Moyen Âge. Cette discipline ne se cantonne pas au château.

Messagede Aliénor » 09 Juin 2006 16:18

Bonjour à tous...
Chose promise, chose dûe...

Je m’en vais donc vous conter une histoire qui vous emmènera, je l’espère avec délice « par chez moi »… Vos réactions, compléments, rectifications sont les bienvenus.

Nous voici donc embarqués dans un fabuleux voyage…En voici le commencement.

Tout le monde sait que nos cieux sont habités par dieux et déesses… Mais eux aussi rencontrent quelques difficultés avec leurs ados en crise ! Le père d’une jeune divinité était cette fois là tellement excédé pas sa progéniture qu’il ne savait plus quoi faire. Dans un incroyable geste de colère il l’envoya, elle et son nuage, au dessus d’il ne sait quelle contrée ! Elle resterait là tant qu’elle n’aurait pas retrouvé la raison ! Il en avait raz la couronne de ses caprices à longueur de temps, et pis encore, elle ne s’intéressait à rien d’autre qu’à elle ! « Narcisse avait déjà existé, le poste est occupé depuis longtemps ! » lui avait-il lancé, à bout de nerfs.

La voilà bien ! Elle boudait si férocement, que de sa divine beauté, il ne subsistait que sa jolie chevelure châtain qui tombée en bouclant sur ses délicates épaules. Son visage ainsi contracté faisait d’elle la plus laide des créatures peuplant notre monde ! De toute façon, son père viendrait très vite la chercher, il l’aimait trop pour la laisser là toute seule, abandonnée! Et puis, il ne pouvait pas se passer d’elle, sa petite fille chérie ! Malheureusement, son père ne cèderai pas, c’était décidé.
Mais le temps passé, et pas la trace d’un papa venu chercher sa tendre fille chérie en vue…Du haut de son fichu nuage, elle commençait s’ennuyer ferme ! Elle languissait, languissait…tant et si bien que finalement, à force de jouer avec ses cheveux, histoire de marquer son profond agacement et son sérieux ennuie ; une pince sertie des plus belles pierreries en tomba. Pauvre petite, le destin s’acharnait sur elle ! Pfffffou!
Malgré ce profond soupire, elle daigna tendre sa main pour la récupérer, mais elle se stoppa net dans son geste d’une grande grâce. Elle devint brusquement de marbre. Son regard était hypnotisé…Elle semblait ébaubie, ébahie…

Comment aurait-il pu en être autrement ? Sous ses yeux, une mosaïque du plus bel effet se déroulait au fur et à mesure que son regard suivait les nervures des rivières, des routes… Les tesselles miroitantes des lacs s’instillaient, répondant aux milles nuances de vert des forêts foisonnantes, grouillantes ; des cultures ; des prés, où paisible, le bétail broutait. D’autres tesselles étaient rouge tuile, ou bleu gris, couleur des ardoises, en fait il y une infinité de couleurs … tout n’était que magnificence… Ses yeux se baladaient avec délice des montagnes cristallines de l’est, jusqu’à celles, volcaniques, de l’ouest; en passant pas la Limagne, terre riche, noir où les cultures poussent avec brio. Elle n’en revenait pas de la multitude des paysages ! Les villages étaient nichés soit en hauteur trônant, prés à se défendre, brandissant parfois leur forteresse; soit tout au fond d’une vallée, dans de beaux écrins douillés… Ils étaient déserts ou grouillants, sombres ou claires. Du nord ou du sud, ils ne se ressemblaient pas, la limite des langues d’oïl et d’oc qui se dessinait là, avec tantôt les toits à pentes raides et tuiles plates, tantôt aux pentes douces avec les tuiles rondes… Elle était fascinée.
Dernière édition par Aliénor le 30 Aoû 2006 19:48, édité 1 fois.
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Messagede Aliénor » 09 Juin 2006 17:10

C’est ainsi qu’une envie irrépressible de savoir envahie la jeune divinité… non, pas une de ses légendaires envies capricieuses, qui la prennent comme ça et qui la transforment en odieux personnage, hurlant et gesticulant, crachant son venin à tout va… Non. C’est une délicate envie qui vient de loin. Elle souhaite pouvoir savoir, étancher sa curiosité qui la tenaille… Elle a faim et soif de savoir, de découverte !


Quand, au hasard de ses rêveries, ses oreilles entendent une douce mélodie, accompagnée du grondement sourd de la foule, du claquement des sabots de chevaux sur les pavés et des hommes aux voix profondes et graves qui crient « place ! »… Tiens, on dirait…elle n’a plus entendu ça depuis des siècles ! Son père l’aurait-il renvoyé à travers le temps ? D’où ce bruit envoûtant vient-il ? Elle aimerait tant descendre…
Tant pis ! Elle se doit de savoir ! Elle enfreindra les règles : elle ira voir !
Sous son nuage, l’immensité Clermontoise…


Mais c’est à Montferrand qu’elle fera sa première excursion. En effet, au départ, il y avait deux villes : Clermont, ville épiscopale d’une par et Montferrand, ville comtale, d’autre par. Les deux sœurs ennemies furent officiellement réunies en 1630 (par l’édit de Troyes), mais ce n’est que 91 ans plus tard que la mesure prendra effet ! Toutes fois, les Montferrandais resteront amers longtemps, ils tendront toujours à l’indépendance, la dernière tentative ayant eu lieu en 1912, mais fut coupée court par la première guerre mondiale.

C’est sur le toit de l’église qu’elle fait la connaissance de la Comtesse « Brayère » (c’est son surnom, son nom étant de Montferrand G. : on ne connaît pas son prénom). Elle l’assaillie de questions, pour son plus grand plaisir.
Et c’est en déambulant au milieu de la foule tourbillonnante, qu’elle lui conte son histoire, mais surtout celle de « sa tendre cité »…
« Tout commence il y de cela 886 exactement, ici, sur la place Marcel Sembat, il y avait alors le château. Il fut construit à la demande du Comte d’Auvergne (Guillaume VI) qui voulait s’emparer de la ville épiscopale de Clermont. Lui et ses descendants tentèrent maint fois de la prendre. Lorsque celui-là même essaya « sa convoitise » appela à sa rescousse son suzerain le roi de France, et comme le comte en faisait de même avec le Duc d’Aquitaine, la situation devenait complexe, tendue. C’est ainsi que les deux camps belligérants préférèrent un accord à une guerre. Les deux puissants de France se faisaient, là, face.

Cette ville nait d’une jalousie se dirige néanmoins vers un fabuleux destin… A sa période faste, mon nom est associé, en effet, je suis… ou j’ai été… la comtesse douairière de la ville. Je l’ai remis en état, "ravigotée". Heureusement qu’il y a eu mon fils pour m’aider dans cette lourde tâche. Mais surtout je reste dans les mémoires pour la charte de franchise qui "donn[e] la ville à tous les hommes et à toutes les femmes qui y prendront maison et y résideront". Cette charte ainsi promulguée sera un modèle pour de nombreuses autres qui suivront.
Tout ceci fit de cette ville. Une ville résolument commerciale. Après moi, elle ne va cesser de grandir. C’est murs seront ceux des grands, mais aussi des petits.Lui donnant son charme.

Tous étaient attirés par les bruits qui disaient la cité imprenable. Pas étonnant ! Avec les remparts qu’il y avait ! Plus grands que ceux de Carcassonne !- … enfin, c’est ce que disent « les guides touristiques »qui promènent des visiteurs en gesticulant ...c’est amusant ! – Ils atteignirent 1772 m long et étaient flanqués de vingt deux tours. Et on devait sans arrêt les repousser, notamment là bas, à l’ouest, tant la ville allait croissant. !
L’afflux de monde venait aussi du fait que des marchés fréquentés s’y tenaient les vendredi, c’est d’ailleurs restait jusqu’à nos jours ; il y a avait aussi des foires, fabuleuses, la foire des Rois en janvier; la foire des Provisions en février… Il y avait de la richesse, donc de la puissance. Des cours de justice venaient se tenir ici, amenant avec elles foule d’habitants, plus ou moins prestigieux… Les plus riches faisaient construire de superbes maisons ornées de pierres de Volvic sculptées, parfois elles étaient toutes faites avec celle-ci.
En fait, je dois avouer que si, elle fut prise… Bien qu’elle eût résistée aux anglais, aux gascons, aux guerres de religions… C’est la ruse qui la fit prendre. Et ce, en 1388 un capitaine de routiers Perrot le Béarnais y entra, l’agonie de ma tendre durera 15 longs jours, tant elle était riche!



De nos jours ce n’est plus la peine de chercher tout ça… Le temps, les hommes ont presque tout détruit. Comme les 4 portes : une à l'Ouest, deux au Sud, et une au Nord ; détruites au XIIIème.

Elle était belle ma cité ! Il y eut même un baillage royal qui avait amener un atelier monétaire, puis une cour des monnaies, et un grenier à sel - la vente de cette denrée précieuse était monopole du roi.
Puis une cour des aides, en 1557, qui dépendait directement du parlement de Paris, et qui était la plus haute juridiction en matière civile et criminelle. Mais déjà, le glas de la ville avait sonné le baillage royal n’étant plus depuis 1551 …
De plus, ma tendre, comme tout le royaume de France sera violemment secoué par la crise du XIV ème siècle.D’autant plus que les autres grandes villes (Clermont et Riom ), jalouses de cette apogée vont user de tout les recours possibles et imaginables pour mettre ma cité à genoux. Clermont, particulièrement fortement dérangée par ma cité qui freinait son expansion administrative et commerciale…Elle obtint raison et c’est ainsi qu’on nous a raccroché à elle. Les habitants ont bien tenté de se battre, mais c’était peine perdue.
Ma ville devint alors un village-quartier oublié de tous , pris en tenaille au milieu des cités ouvrières et de leurs usines…Mais que voulez vous c’est ainsi… »

La déesse et sa conteuse d’un jour survolent désormais la reconstitution d’une bataille, en effet, il se déroule dans cette ville la fête médiévale annuelle. Une foule de gens s’y presse, replongeant la ville dans ce passé si glorieux et faisant vibrer à nouveaux ses murs centenaires. Voilà toute l’explication de ce « flash back »… C’est en se glissant dans une conversation que la jeune aventurière eut l’épilogue… un homme expliquant à ses amis qu’en fait l’oubli de la ville l’a sauvée et qu’on la retrouve aujourd’hui quasiment comme à l'époque de l'édit. Et c’est en 1973, que la ville bénéficia des lois Malraux qui ont permis sa sauvegarde. La ville de Clermont Ferrand a aussi beaucoup investit dans la restauration de cet ancien bourg; désormais, l’ancienne cité reprend vigueur avec le tourisme.

Riche de cette première expérience, la jeune déesse se promet d’en avoir beaucoup d’autre… Mais déjà le vrombissement des vrai faux coups de canons la ramène sur son petit nuage…



La boite aux hommes d’ici bas :wink: :
Mes sources :les sites :
http://www.ville-clermont-ferrand.fr/aimer/histoire/montfe.asp
http://www.montferrandmedieval.org/
Les bouquins : La basse auvergne médiévale ( Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont) aux éditions Heimdal et Créer.

Mon commentaire : je ne m’ y suis jamais rendu pour une visite, je n’ai donc aucune idée précise de ce qu’il y a à y voir… Une aide serait la bien venue. La fête médiévale a lieu ce week-end… je vous invite à y aller. Je n’aurais pas cette chance. :cry: Surtout, n’oubliez pas de regarder au dessus de vos têtes, on ne sait jamais…
:wink:
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Messagede armoisine » 09 Juin 2006 17:43

:bounce: Quel voyage! Merci tout plein, c'est très réussi :D !
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
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Messagede Aliénor » 09 Juin 2006 17:46

:D Merci à toi... :wink:
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Messagede Foulques » 09 Juin 2006 20:13

Bravo Aliénor ! C'est très bien et j'ai appris des choses ! :med21:

Et elle s'appelle comment alors, la petite fée ?

On attend la suite :wink:
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Messagede Aliénor » 13 Juin 2006 13:57

La voilà donc, volant, virevoltant au gré des vents. Ne savant pas où jeter son dévolu…Mais quelque chose la stoppe net. Ce n’est pas vrai ! Qui ose !? Serait-ce son père qui n’appréciant pas son comportement insolant gronderait déjà ? Aïe aïe aïe ! …

Ouf ! Fausse alerte. Elle a simplement accroché sa belle robe dans les flèches d’une cathédrale qui a la bonne idée de se trouver là ! Et voilà, elle est déchirée maintenant ! Finalement, pas rancunière pour un sou, elle décide de se plonger dans cette ville, qui visiblement la réclame.

C’est ainsi qu’elle part à la découverte de l’ancienne ennemie de Montferrand, Clermont…
Si Montferrand est une ville relativement récente, Clermont l’est beaucoup moins, quand à elle.

Image
Cette fois pour notre aventurière, pas de fantôme en vue. Rien. Quel dommage ! Comment va-t-elle bien pouvoir faire ?
C’est alors qu’une idée illumina son visage maussade… Un héro régional figé en une statue équestre qui n’en peut plus de sa solitude citadine et que la compagnie d’une jeune déesse ravira au possible, sera des meilleurs guides.
J’ai bien sur nommé la statut de Vercingétorix. Qui impressionné par son hôte de marque parle comme un livre…
« Bienvenu à Clermont ! Je suis charmé !
En fait, si vous étiez venu à d’autres époques vous auriez été la bienvenu tantôt à Némessos (« le bois sacré ), un petit village gaulois; alors sur la butte d’où règne désormais la cathédrale ; nommé pour la première fois par Strabon, au Ier siècle.
Tantôt, à Augustonemetum. Il y a alors plusieurs milliers d’habitants, et son périmètre est de l’ordre de 5 à 6 km. C’est alors une des villes les plus peuplées de Gaule romaine. On la définira même comme la « métropole » arverne.
Ou bien, plus tard (au IIIème siècle), à Arvernis ou Arvenos (comme il fut de mise dans beaucoup d’autres villes, elle prit le nom du peuple que ses murs abritaient). Ensuite, elle se réduisit à quelques hectares et 700 habitants, prise dans un mouvement général. La muraille qui protégeait la ville, comportait 5 porte qui donnèrent lieu à celle du Moyen Age et au plan futur des rues.

Le Moyen Age, qui n’était d’ailleurs pas à placer sous les meilleurs augures…En effet, la chute de l’empire romain laissa dans cette ville son lot de chaos; dûs essentiellement aux nouveaux peuples et leurs rivalités, mais aussi aux Normands lors de l’affaiblissement carolingien, un plus tard.

La ville est épiscopale depuis le Vème , époque à laquelle, St Namace (ou evêque Namatius) translate celle-ci d’une autre ville toute proche : St Alyre. Il fit construire une cathédrale longuement décrite pas Grégoire de Tours. Autre personnage emblématique de cette période : Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont qui anima la résistance wisigothique.

La rivalité des comtes avec les évêques n’intervint que bien plus tard. En effet, au X ème siècle, ils avaient toujours leur résidence à Clermont qui prit d’ailleurs ce nom 848, par référence au château fort de Clarus Mons.
Mais très vite, les conflits de multiplièrent et l’évêque l’emporta, épaulé par les Capétiens. Contraint, amer, le comte s’en fut fonder Montferrand.
Mais ce retour tant espéré n’aura jamais lieu. En effet, au XIIème siècle, les divisions gangrenant la famille comtale, l’évêque en profita pour placer la ville sous tutelle royale. Ainsi donc cette ville cumulera les statuts de siège épiscopale et de capitale du Comté de Clermont avec à sa tête l’évêque.

J’allais oublier…. Les croisades ! C’est ici, en l’an de grâce 1095, que le pape Urbain II appela à la première croisade. La foule était si nombreuse que le rassemblement se tînt place Delille, ici. On dit que cent mille fidèles y hurlaient « Dios lo volt ! Dios lo volt ».

Les augures étaient mauvais… Et c’est ainsi que la fin du Moyen Age fut à l’image de son commencement : la Guerre de Cent Ans (d’autant plus que la cité se trouvait très proche de la frontière avec la Guyenne anglaise, cependant, les fortifications fraîchement refaites limitèrent l’impact tout de même), la Peste Noir qui perdurera juqu’au XVème, d'autres épidémies, et un tremblement de terre le 1er mars de l’an de grâce 1490 ( qui endommagea notamment le portail sud de la cathédrale), secouèrent sans relâche ni pitié la ville.

Pour autant, la ville réussit à prospérer, mais comme richesse ne va pas sans jalousie, les rivalités entre évêques et comtes ne font que s’accentuer. Puis se sera au tour des conflits entre évêques et bourgeois au XVème.
Pourtant, la ville s’était étendue tout au long du siècle précédent, bien au-delà des murailles aux cinq portes.

Il faudra la touche féminine de Catherine de Médicis pour remettre Clermont sur deux pieds définitivement. Entre autre chose, elle fit de la ville le seul « chef » d’Auvergne, en 1557, évinçant ainsi ces deux éternelles rivales, Montferrand et Riom ; toute fois cette dernière reçue d’autres statuts, pour rétablir un certain équilibre. Cette période fut relativement faste pour la cité. L’évêque est désormais réduit à son rôle spirituel.
Les guerres de religion se firent sentir ici moins qu’ailleurs, car la ville resta fidèle au roi, alors que la plupart des autres adhérèrent à la Ligue.
Les réformes catholiques, quant à elles, firent se multiplier les établissements religieux, hors des murs de la cité.

En 1610, elle devint propriété inséparable de la couronne de France. Durant ce même siècle, c’est désormais Clermont qui accueillera la Cour des Aides, jusque là à Montferrand et aussi une collège Jésuite, alors que les notables avaient plus d’attirances pour le jansénisme...Mais que voulez-vous.Ce siècle vu aussi naître un grand savant, en ses murs : Blaise Pascal.

Le XVIIIème verra, quant à lui, de nombreux travaux qui transformeront les anciennes fortifications en voies publiques.

Le XIX, lui, amène l’emblématique Michelin et son légendaire Bibendum, mais aussi et surtout une formidable industrie, qui fera connaître ma ville d'accueille partout dans le monde.

Beaucoup plus tard, durant la Deuxième Guerre Mondiale, à la suite d'un procès truqué, Pierre Mendès France alors lieutenant de l'armée de l'air française est condamné pour désertion le 9 mai 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand à la suite de l'affaire du Massilia. Il s'évadera le 21 juin de l'hôpital militaire pour rejoindre le général de Gaulle à Londres. Un grand homme de plus... :wink: »

Quelle journée ! Elle n’en peut plus ! Cette statue de Vercingétorix l’a épuisé…Après cette longue balade, dans la capitale auvergnate. La déesse compte bien le rencontrer plus tard, le vrai Vercingétorix… N’empêche, ce guide lui fut des plus sympathiqueS et prompts à lui apprendre des choses.

Une seule question la ronge désormais : où et quand sa prochaine découverte ?


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http://www.ville-clermont-ferrand.fr/aimer/histoire/index.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clermont_Ferrand

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La basse auvergne médiévale ( Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont) aux éditions Heimdal et Créer.
L’auvergne de Françoise Graveline, aux éditions Minerva/Solar

Mon commentaire : Le Vercingétorix qui fut notre guide et celui de la Place de Jaude, récemment refaite, il fut sculpté par Frédéric-Auguste Bartholdi, inauguré en 1903 . Beaucoup de choses sont à voir, notamment notre cathédrale noire dont la construction a commencée en 1248 et achevée en 1902 par l’élévation de ses flèches, par Viollet-le-Duc.
Pour plus de renseignement :http://www.clermont-fd.com/
PS : je sais que mes récits manquent cruellement d'images, mais je ne suis pas parvenu à en mettre... :cry: :oops: Si on pouvait m'expliquer, svp! :wink: merci!

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Messagede armoisine » 14 Juin 2006 07:45

Ah ben voilà de quoi étoffer encore un peu la connaissance de la ville! :D
Pour les images, il y a deux façons:

Il s'agit d'une image depuis un site internet: tu cliques droit sur l'image, et choisis "propriétés". Une nouvelle fenêtre s'ouvre où tu copies le lien "adresse" (http etc). Et tu fais un coller dans ton message. Une fois que c'est fait, tu sélectionne ce lien et clique sur "Img" en dessus du cadre de message.

Il s'agit d'une image de ton ordi: tu vas là dessus http://reg.imageshack.us/, et tu cliques sur "parcourir". Tu choisis ton image et "host it!". Une page s'ouvre avec différents liens. Choisis-en un et copie le dans ton message. Certains sont déjà en Img, pour d'autres c'est à toi de sélectionner le lien et de faire comme ci dessus, cliquer sur "Img".

J'espère que c'est pas trop confus, prévisualise pour voir si ça marche!
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Messagede Aliénor » 14 Juin 2006 07:57

:D hé hé!

Merci gente dame...je vais essayer!
On verra bien! :wink:
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Messagede Aliénor » 14 Juin 2006 08:05

:med16: Ca marche!!!!! :med26:
Merci bicoup!

La prochaine fois sera je l'éspère encore meilleure! ;)
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Messagede loik » 15 Juin 2006 05:07

bravo! :med23: tres belle histoire.
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