Données personnelles M'enregistrer Connexion aux pages perso et au forum ! icon

La copropriété au Moyen-Âge

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede Wild » 24 Nov 2005 18:03

Suite à ce topic qui date de juillet 2005 http://www.an1000.org/forum/viewtopic.php?t=210
Je souhaitais en faire un nouveau, qui parle d'une "paix castrale" en Alsace au château inférieur de Nideck.

En effet, le site est occupé par deux châteaux, le supérieur, et l'inférieur.
Il est connu pour sa beauté, pour sa cascade et sa légende (faites une recherche sur le net pour la lire, elle est sympa)
Image
Au 15ieme siecle, le château inférieur est partagé entre plusieurs propriétaires et nous avons la chance d'avoir un texte qui a été traduit par le professeur Françis Rapp. Ce texte a été publié en 1955 dans la "Revue d'Alsace".

Nous apprenons que trois familles occupaient Nideck inférieur et était représenté par 5 châtelains.
On avait établie un "Burgfrieden" litteralement "Paix castrale", qui est une sorte de reglement de copropriété entre les châtelains.
On apprend que les hôtes devaient également le respecter...

C'est un peu long, mais très instructif... :wink:



Le « Burgfrieden » du Nideck de 1422



1. Nous, les deux cousins de Grostein, Nicolas et Althans, Ulric Bock, les deux frères de Kageneck, Cuno et Arbogast, écuyers, reconnaissons publiquement et affirmons à tous ceux qui les présentent verront, liront et entendront que nous avons juré sur les saints (Évangiles), dans l'intérêt de notre tranquillité et de celle des nôtres, un traité de paix sûr et solide.
Nous l'avons fait librement, après mûre réflexion et après avoir consulté nos amis; cette paix vaut pour nous et nos héritiers dans ce fief; elle comprend nos valets, nos serviteurs, nos gens et nos biens dans la forteresse du Nieder Nideck et les circonscriptions qui en dépendent dans les limites fixées comme suit.

2. D'abord dans notre forteresse et tout autour jusqu'à Oberhaslach, de là jusqu'à Elmersforst, d'Elmersforst jusqu'à la banlieue de Westhof¬fen, de la banlieue de Westhoffen jusqu'à l'orée de la forêt de Dabo du côté de Nideck et le long de la crête jusqu'à Waltherspach, de Waltherspach jusqu'à Urmatt et d’Urmatt jusqu'à Oberhaslach, d'un point à un autre les limites de la circonscription suivront toujours le plus court chemin.

3. De plus, il a été convenu qu'aucun d'entre nous, de nos serviteurs ou de nos hommes ne prendra prétexte d'une affaire quelconque qui nous opposera - ou qui viendrait un jour à nous opposer - pour capturer, expulser ou réduire à l'impuissance un autre (châtelain), à l'intérieur de la forteresse et de sa circonscription; il ne lui nuira d'aucune manière, ni dans son corps, ni dans ses biens; il ne conseillera ni n'ordonnera rien de tel, ni ouvertement ni secrètement, sans arrière pensée aucune.

4. Mais s'il arrivait que nos hommes, valets ou officiers, vinssent à se disputer ou à se quereller, sans que nous le sachions, que nous l'ayons ordonné ou approuvé. nous n'aurions pas, nous les associés, pour autant rompu la présente paix; cependant nous devrions exhorter nos gens à réparer le tort cause du conflit; s'ils ne voulaient ou ne pouvaient pas le faire, nous serions tenus par nos serments à prêter aide et conseil à celui qui aurait subi des torts pour qu'ils fussent réparés sans nulle objection.

5. Nos serments nous interdisent de séquestrer, de battre ou d'assassiner les valets et les hommes d'un autre châtelain à l'intérieur de la forteresse et de sa circonscription.

6. Aucun d'entre nous n'hébergera ou ne conduira dans la forteresse et sa circonscription quelqu'un qui serait l'ennemi d'un autre associé; mais, si cela devait arriver par mégarde et sans arrière-pensée aucune, celui qui aurait introduit cet hôte devrait le conduire sur l'heure hors de la forteresse et de sa circonscription, dès qu'il s'en serait rendu compte; les hôtes éconduits et leurs hommes ne feront pas de mal à celui qui est leur ennemi dans la forteresse un jour et une nuit durant, à leur tour ils n'auront pas à redouter, pendant le même laps de temps, le châtelain qui les aura fait éconduire. Celui d'entre nous, qui voudra héberger quelqu’un dans la forteresse, ou sa circonscription, devra l'annoncer par lettres patentes et munies de leur sceau huit jours à l'avance; celui qui aura reçu cette lettre ne pourra héberger aucun ennemi des premiers hôtes. Quiconque recevra quelqu'un dans la forteresse et sa circonscription devra exhorter ses hôtes à respecter le traité de paix tout comme nous-même et voici ce que chacun devra donner pour payer son séjour: un prince 20 florins et deux arbalètes, un baron dix florins et une arbalète, une ville 20 florins et deux arbalètes également, un gentilhomme [un écuyer? J 5 florins et une arbalète. un simple homme de guerre enfin 1. florin et une arbalète, chaque arbalète vaudra 4 florins. Un hôte ne pourra prétendre à l'hébergement qu'après avoir payé ses droits de séjour ou après avoir donné satisfaction au maître d'œuvre. L'argent fourni par les hôtes sera toujours investi dans la forteresse.

7. De plus, il a été con venu que nous, les associés, devons participer à la garde et à la défense de la forteresse et des montagnes qui l'entourent; quel que soit celui d'entre nous qui serait en difficultés durant une guerre, nous serons tenus de le faire par nos serments et sans arrière-pensée.

8. Si l'un d'entre nous venait à être privé de sa part de la forteresse de quelque manière que cela soit, les autres associés ne concluraient pas de paix avec celui qui se serait introduit dans le château, à moins que la partie lésée n'en donne l'autorisation formelle;

9. De plus, il a été convenu que si deux d'entre nous venaient à se quereller ou à se disputer à propos de la forteresse ou de sa paix de quelque manière, ils devraient tous deux, si l'un des adversaires l'exigeait de l'autre solliciter de notre gracieux seigneur de Strasbourg l'envoi d'un arbitre pris parmi ses vassaux; chaque partie nommerait deux assesseurs et nous serions tenus par nos serments de respecter les décisions unanimes ou majoritaires de ce jury, sans aucune objection. Mais si notre gracieux seigneur de Strasbourg n'était pas dans le pays ou s'il ne voulait pas nous donner un de ses vassaux, les deux parties n'en devraient pas moins envoyer dans un endroit dont elles conviendraient, deux représentants; ces quatre personnages s'entendraient sur le choix d'un arbitre, à cinq ils s'occuperaient de l'affaire comme nous l'écrivions plus haut.

10. De plus, nous devons tous les ans choisir parmi nous un maître d'œuvre, qui sera en charge un an; il aura le pouvoir de faire les constructions nécessaires au château et chacun devra payer dans un délai d'un mois la quote part exigée. Après un an, si le maître d'œuvre ne voulaient plus rester en fonction ou si les associés voulaient en désigner un autre, il faudrait le faire dans un délai d'un mois sans arrière-pensée ni opposition aucune; le maître d'œuvre sortant de charge devra présenter des comptes aux associés et justifier sans tromperie de l'emploi de ses recettes de toute nature.

11. De plus, nous nous engageons il payer leur salaire aux baillis et aux valets résidant au château, nous leur donnerons satisfaction aux termes convenus sans tromperie, si l'un d'entre nous tardait à le faire,
il serait tenu de donner satisfaction aux baillis et aux valets dans un délai d'un mois après avoir été avisé.

12. Nous devons, nous, les associés, avoir toujours 30 rézeaux de seigle et de farine et 3 foudres de vin au château, chacun selon la part de la forteresse qui lui revient et le nombre des habitants qu'il y entretient, si ces réserves étaient entamées ou consommées par un quelconque d'entre nous, ce dernier devrait les compléter dans le mois qui suivrait la sommation de le faire.

13. Nous les associés, nous avons prêté serment pour nous et nos héritiers de respecter toutes ces choses fidèlement et sans arrière-pensée, nous l'avons juré fermement sur les saints (Évangiles), la main levée et en prononçant les formules consacrées et si l'un d'entre nous, ce qu'à Dieu ne plaise, ne respectait pas ces articles tels qu'ils ont été rédigés, il serait parjure sans foi et sans honneur; partout il serait un homme condamné et, s'il avait fait perdre 500 florins à un autre châtelain, il devrait, lui-même ou ses héritiers, réparer ce dommage et fournir cette somme: sa part du château et toutes ses dépendances reviendraient en toute propriété et sans opposition à la partie lésée,

14. De plus, nous devons, nous les associés Nicolas et Althans de Grostein, Ulric Bock. Cuno et Arbogast de Kageneck, exiger de nos héritiers qui résident dans le château qu'ils jurent de respecter le présent traité et qu'ils le scellent de leur sceau comme nous l'avons fait nous-mêmes, et cela dès qu'ils seront majeurs et que l'un d'entre nous l'aura demandé par lettres patentes munies de son sceau: un héritier refuserait il de la faire, qu'il ne serait plus autorisé à pénétrer dans la forteresse tant qu'il n'aurait pas juré la paix.

15. Et pour attester vraiment et sûrement toutes ces choses, chacun d'entre nous a muni de son sceau cette charte donnée le vendredi après la fête de l'apôtre saint Thomas en 1422, et il en existe trois exemplaires qui se ressemblent mot pour mot, le premier se trouve auprès de Nicolas et Althans de Grostein, le second auprès d’Ulrich Bock, le troisième auprès de Cuno et Arbogast de Kageneck.
Avatar de l’utilisateur
Wild
Bon contributeur
Bon contributeur
 
Messages: 223
Inscription: 15 Nov 2005 21:27

Messagede Foulques » 24 Nov 2005 22:54

C'est très intéressant. Merci Wild :)
S'ils se partageaient le château, sais-tu s'ils se partageaient le fief ? Si non, d'où tiraient-ils tous leur subsistance ? On parle de payer dans ton document mais non des revenus, c'est étrange.

L'imbrication des droits d'usage pour des châteaux, et aussi des fiefs, des villages, est beaucoup plus répandue qu'on ne pourrait le croire, dans les pays coutumiers en tous cas (pour l'ancienne province romaine et pays de droit écrit, je ne sais pas).

Il était courant que deux familles de seigneurs laïcs se partagent de façon discontinue un même territoire de taille réduite, compliqué en plus par la présence de droits seigneuriaux appartenants à des communautés religieuses et aussi des droits de communautés villageoises.
ça veut dire que la concurrence fiscale jouait très souvent entre les seigneurs et ça éclaire les fameux droits de formariage, qui étaient une perte sèche pour l'assiette fiscale de l'un d'entre eux, entre autres taxes.

Alors dans la mesure où chaque communauté s'est trouvé un arrangement bien à elle, voire unique, suivant les coutumes locales, le rapport des forces en présence, les évènements extérieurs, l'influence royale et ecclesiastique, etc.. On aboutit à une mosaïque d'arrangements locaux d'une phénoménale complexité pour une étude d'ensemble.

Le coup du seigneur exerçant seul son autorité sur son fief, comme un monarque absolu, est une vue de l'esprit, pour beaucoup de raisons différentes. En fait, tout le monde n'arrêtait pas de négocier, noble comme bourgeois ou serf.

Et c'est pour ça notamment que lorsque j'entends un type, dans une conversation générale, qui commence sa phrase par : "au moyen âge, on..." , je sais déjà qu'il y a 9 chances sur 10 pour que le reste soit une c... 8)

Une chose très importante : le mot copropriété n'est pas judicieux à mon avis car il peut induire en erreur. La conception de la propriété n'était pas la même que celle que nous connaissons, c'est à dire la romaine : absolue et exclusive. L'héritage du droit coutumier c'est la tradition franque du partage communautaire et lignager des biens immobiliers.

Dans ces notions de propriété (que le retour du droit romain à partir du XIIIe s. en France a attaqué, et que la Révolution a achevé), les droits "de saisine" se superposent. Par les uns et les autres, droit de chasse pour les uns, de culture pour les autres, de passage, de pâture, de rente, de bois de chauffe, etc... Toute domaine immobilier est grevé de droits, du plus infime au plus conséquent par une foultitude d'acteurs socio-économiques locaux ou plus lointains.
Ce qu'il faut d'abord en retenir c'est que la communauté et le lignage prennent le pas sur l'individu, si riche soit-il.

Je voulais faire un petit aperçu de la conception de la propriété privée au MA dans le droit coutumier (sans prétentions car je ne suis qu'un amateur). A mon avis c'est fondamental pour comprendre cette société. Le fait même que ces notions déterminantes de la vie quotidienne soient passées sous silence révèle un aspect politique qui éclaire tout ça sous un jour nouveau.

J'essaierai de le faire un de ces quatre.
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede Wild » 25 Nov 2005 13:48

Oulla merci pour ces précisions, en fait j'ai juste repris les propos de l'auteur, et j'ai bien fait attention de dire que c'est une "sorte de copropriété" et qui ne peut bien sûr être comparé à notre époque.
Dans l'absolu, il faudrait également faire attention à la région ou ce reglement existe, car le Burgfrieden, est peut-être une spécificité du Saint-Empire Germanique et je ne sais si on peut transposer ces accords à la France d'alors. :idea: :wink:
Avatar de l’utilisateur
Wild
Bon contributeur
Bon contributeur
 
Messages: 223
Inscription: 15 Nov 2005 21:27

Messagede Wild » 29 Nov 2005 20:27

Est-ce que le terme de co-seigneurie serait mieux adapté? :wink:
Avatar de l’utilisateur
Wild
Bon contributeur
Bon contributeur
 
Messages: 223
Inscription: 15 Nov 2005 21:27

Messagede Foulques » 30 Nov 2005 21:44

:D

Le terme a au moins le mérite d'être marqué temporellement... Donc d'empêcher la confusion avec toute notion moderne. Mais il manque la définition des droits d'usage du fief par les parties en présence pour savoir si ce terme est exact.

Pour le reste j'ai déjà dit que nous avions affaire à une mosaïque de spécificités, donc le Burgfrieden aussi, a priori.

Alors est-ce que les règles étaient très différentes du fait du ressort au St-Empire ? D'une limite d'Etat, en fait ? Bonne question auquelle je ne me risquerais pas...
Le début du XVe cependant, me paraît bien tôt pour que les Etats aient eu le temps et la force d'influencer les droits locaux en matière domaniale. Qoique Charles VII l'ai fait juste après la guerre de cent ans... Enfin bon, ce sont des questions vraiment pas évidentes et en plus pas ludiques du tout. Regarde :

http://www.fordham.edu/halsall/french/feod.htm

et ça concerne que le parlement de Toulouse... :roll:

Si je me risque à parler de ça malgré que je sois bien le dernier à pouvoir le faire, c'est que justement je désespère de ne pas trouver des synthèses étoffées mais claires.
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede Foulques » 01 Déc 2005 20:38

J'y reviens, plus en forme que jamais... :med02:

J'ai remis le nez dans Jacques Heers et toc ! Les réponses à tes questions, dis-donc !

Quand Heers parle du moyen âge à jeun, y dit :

"En conclusion et pour prendre mesure de cette tyrannie féodale, il semble bien que, dans la plupart des pays d'Europe, un très grand nombre de communautés villageoises ne se trouvaient pas livrées au pouvoir d'un seul seigneur, véritable potentat ; elles dépendaient, au contraire, de différents propriétaires fonciers, abbés ou gens des villes y compris : d'où, nous pouvons l'imaginer, conflits d'influence,querelles entre les maîtres, contestations de toutes sortes que les paysans ne pouvaient ignorer; les rapports sociaux s'établissaient ou évoluaient là d'une autre façon. La "domination seigneuriale" se manifestait, en fait, bien plus complexe que ne le font ordinairement croire les images passe-partout."
(in "le moyen âge, une imposture", Perrin, p. 151)

S'il dit "il semble" c'est qu'il est gêné par la non exhaustivité des sources. Des séries d'archives anciennes ont survécu ça et là, qui nous permettent de reconstituer des bribes de vie économique mais pas un tableau complet. C'est pour ça qu'il va souvent pêcher ses exemples en Angleterre où les archives ont été mieux conservées car moins bousculées, du fait des guerres, j'imagine.
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede Foulques » 01 Déc 2005 21:01

Donc, je retombe bien sur mes pattes dans mon discours car qu'est-ce qu'implique cet enchevêtrement de dépendances ? La négociation ! Et ça pour tout le monde et notamment ce qu'on oublie : la paysannerie.
Chacun défend son bout de gras et on peut penser que les paysans avaient plus d'opportunités de trouver leur compte lorsqu'il y avait plusieurs maîtres qu'un seul. Heers précise cependant que s'il pouvait y avoir plusieurs seigneurs fonciers il ne devait y avoir qu'un seul seigneur "banal" (justice et banalités).

J'irai même beaucoup plus loin. Je m'avance peut-être mais je ne suis pas Foulques pour rien ! :med01:

On trouve dans la co-principauté d'Andorre exactement le même principe d'équilibre et de sagesse (enfin là c'est volontaire, je n'ai pas dit que les co-seigneuries n'étaient pas le résultat du hasard).

Tu sais qu'Andorre avait deux princes établis par les paréages de la fin du XIIIe. L'un était l'évêque d'Urgel en Espagne et l'autre le comte de Foix. L'autorité balançait donc non seulement entre les deux côtés des Pyrénées mais aussi entre un guerrier laïc et un ecclésiastique. Très fort ! Ayez un maître, vous serez asservi, ayez-en deux, vous négocierez au mieux !

C'est une formidable leçon de sagesse politique, je trouve. Et les Andorrans y trouvaient tellement leur compte qu'ils ont poursuivi au sens propre les hypothétiques héritiers des droits du comté de Foix pour avoir leur co-prince, mi-partie de leur équilibre !
Et c'est comme ça que Napoléon et les présidents de la république française ont vu débarquer chez eux quelques braves paysans de montagnes inconnues et quasi-inaccessibles, pour leur réclamer instamment l'exercice d'un droit féodal venu du fond des âges…

Elle est pas belle la vie ? :med26:
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede armoisine » 01 Déc 2005 21:09

Alors là chapeau :med23: !

Même si ça demande concentration, j'ai appri des trucs!
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede Foulques » 01 Déc 2005 21:25

Oooooooh ! :oops:

*Armoisine s'est levée, seule dans l'assemblée, pour applaudir. Tous les autres fuyaient en rampant vers les portes de sortie, le coeur au bord des lèvres...*

Meuh non ! Revenez ! C'est 'achement intéressant ces questions ! :bounce:
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede Barberousse » 02 Déc 2005 22:09

Félicitations Foulques!
Tes travaux sont dignes d'historiens réputés...Bref je te suis totalement dans ton analyse d'autant plus qu'étant dans mon Duby, j'observe la même co-proprièté à tout point de vue,on croit souvent que la féodalité est égoiste et qu'elle ne partage pas mais beaucoups de lopins de terres appartiennent à plusieurs propriètaires ce qui montre bien cet état d'esprit...
Il faut féconder le passé pour enfanter l'avenir.
Avatar de l’utilisateur
Barberousse
Contributeur actif
Contributeur actif
 
Messages: 691
Inscription: 22 Juin 2005 18:04
Localisation: BRETAGNE (Morbihan)

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Le Moyen Age... Info complémentaires

Services et Infos