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La société médiévale

Vous avez particulièrement apprécié un livre, vous recherchez un ouvrage bien précis...
La section littérature vous est ouverte.

Messagede Rekk » 08 Fév 2005 18:23

Voici l'ouvrage de base sur la société médiévale :

FOSSIER Robert (1), La société médiévale, Armand Colin, Paris, 2003 (1re éd. 1991), 463 p.

Dans auncune civilisation l'étude de la société ne peut se concevoir sans appel à tous les secteurs de l'activité humaine : l'économie, les strucutres politiques, la vie quotidienne, les formes de la pensée, la spiritualité, les modes d'expression sont des faits de société. S'il se trouve, en outre, que la société étudiée est étroitement dépendante de l'économique et du spirituel, comme c'était le cas pour l'Occident chrétien, il est inévitable que son étude prenne une caracère synthétique et global.

Cet ouvrage s'efforce d'embrasser toutes les formes de la vie collective où se décèlent les éléments publics ou rpivés qui souteinnent la marche de la société sur la vaste aire chronologique, qui va des premeirs fléchissements de l'autorité romaine jusqu'à l'explosion des temps "modernes" en plein XVIe siècle. On rencontrera ainsi les problèmes soulevés par les structures de la famille, les conditions de l'habitat et de la vie de tous les jours, l'emprise des réactions psychologiques ou religieuses sur le comportement des hommes, les cadres de regroupement qui les abritent, la liberté et la puissance, la richesse et le pouvoir.

La marche générale du récit entraîne l'historienr de la société d'un stade de contradiction interne, où se compénètrent lentement les mondes méditerranéen et nordique, à une détente suivie d'accélération qui est la base de notre "civilisation" européenne. Il a été fait usage, dans le présent ouvrage, des apports rédents et nombreux de la recherche historique contemporaine, notamment dans les domaines des mentalités, du droit ou de l'archéologie. De même que la marche de l'histoire connaît ni palier ni "transition", de même la quête historique renouvelle sans trêve le bagage de nos connaissances.

_________________
(1) FOSSIER Robert, né en 1927, agrégé d'histoire, archiviste-paléographe et professeur émérite à l'université de Paris-I Sorbonne, est spécialiste des sociétés et économies rurales.
Dernière édition par Rekk le 23 Fév 2005 21:22, édité 3 fois.
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Messagede Rekk » 08 Fév 2005 18:34

Sur les villages :

• CHAPELOT Jean et FOSSIER Robert, La maison et le village au Moyen Age, Hachette, Paris, 1985 (1re éd. 1980), 357 p.

Je mettrais ici la quatrième de couverture.

• FOSSIER Robert, Villages et villageois au Moyen Age, éditions Christian, Paris, 1995, 164 p.

Des terroirs cernés de bois ou de landes, sur lesquels une agriculture de type archaïque s'épuise à nourrir des hommes, qui sont d'ailleurs en petit nombre : les sociétés agraires des dix siècles du Moyen Age sont fondées sur les efforts de générations et de générations de travailleurs de la terre. Voici le « vilain » de toute l'Europe présentés dans leurs villages, au milieu des ressources naturelles, dans leurs travaux et dans leurs jours, dans leurs liens avec les maîtres, dans leurs peines, leurs maladies et leurs joies.

L'homme de la ville ne comprend pas et méprise le rural, qui le lui rend bien. mais les paysans sont bien plus nombreux, à la différence de nos sociétés du XXe siècle, et les mutations de la campagne puissantes quoiqu'inégales selon les terroirs, par conséquent fortement conrastés. Cette complexité est le meilleur signe de la vitalité paysanne. Lancé autour de l'an mil, le mouvement villageois s'est poursuivi jusqu'au XIXe siècle et, par certains, jusqu'à nous, citadins, descendants de paysans.

Les amateurs de lieux communs et d'idées toutes faites seront cruellement déçus : ici règnent la chasse aux truismes comme au sanglier, l'hécatombe des idées reçues comme les épidémies qui déciment les hommes, le recours aux sciences auxiliaires de l'histoire, de la microtoponymie à l'archéologie, tout autant qu'aux recherches et aux travaux qui ont précédé ce livre, notamment celles et ceux de l'auteur, nourris d'une longue pssaion pour les siècles médiévaux.
Dernière édition par Rekk le 08 Fév 2005 19:43, édité 1 fois.
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Messagede Rekk » 08 Fév 2005 18:52

Sur les pauvres :

MOLLAT DU JOURDAIN Michel (1), Les pauvres au Moyen Age, éditions Complexes, Bruxelles, 1992 (1er éd. 1978), 389 p.

Ce livre tente, sur une longue période, du Ve au XVe siècle, de retrouver la trace d'êtres sans archives et souvent sans visages : les pauvres. Méconnus et ambigus, ils partagent tous la même impuissance à surmonter l'infortune sans l'aide du prochain, au prix d'une dépendance morale et matérielle.

Ce sont d'abord les pauvres du Christ, memebres souffrants de la Communion des Saints, affligés et malades, incapables d'assurer leur propre subsistance. Il faudra longtemps avant que l'insuffisance du revenu agricole, celle du salaire ou la privation involontaire de travail ne soient reconnues comme une autre sorte de pauvreté : la pauvreté laborieuse. Ce sont les « vrais pauvres » qu'on distingue soigneusement des gueux -terme qui recouvre tous les parasites, marginaux, vagabonds et réfractaires au travail... Cependant, dans le contexte général de précarité qui caractérise l'économie jusqu'au XIe siècle, les contours de la pauvreté restent flous.

Comment assister le apuvre tout en préservant sa dignité ? Comment éviter que la charité ne se transforme en « police des pauvres » si contraire au généreux appel proclamé par les Béatitudes et entendu de saint François d'Assise ?

L'auteur montre que le sort du pauvre ne dépend pas seulement des circonstances économiques, sociales, techniques ou politiques... mais qu'il s'enchevêtre étroitement avec les attitudes menatles des pauvres eux-mêmes et de la société qui les environne. C'est à ce regard des pauvres sur leur propre souffrance que l'auteur s'est particulièrement arrêté. Les pauvres ont souvent été muets et ont généralement laissé à des témoins, plus ou moins fidèles, le soin d'exprimer leur résignation, leur lassitude et de faire écho à leurs plaintes, à leur colères, à leur vengeances.

_________________
(1) MOLLAT DU JOURDIN Michel (1991-1996), était professeur d'histoire médiévale à la Sorbonne. Il a consacré 14 années de son enseignement à l'étude la pauvreté au Moyen Age. Cet ouvrage est le magistrat aboutissement de ses travaux.
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