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le consolamentum des cathares

Ensemble des croyances, des dogmes, des pratiques et des rites définissant le rapport de l'humain avec le sacré durant le Moyen Âge.

Messagede Hermione » 31 Mar 2006 12:38

je rebondis sur les topics ouverts sur les cathares pour parler de leurs rites, en particulier pour leur salut éternel (assez proche de l'extrème onction catholique mais pas vraiment, les cathares 'consolés' pouvaient pratiquer leurs rites en dehors de toute implication du seuil de la mort..)

Le "Consolamentum" des "parfaits hérétiques"



Comme nous l'avons dit plus haut, le consolamentum était le sacrement essentiel de la doctrine cathare. Il était tout à la fois une espèce de baptême et d'extrême onction.


Contrairement au baptême des catholiques, consacré par l'ablution d'eau bénite, le consolamentum nécessitait d'une part l'imposition des mains, par l'évêque ou le revêtu maître de cérémonie, et d'autre part la volonté clairement exprimée par l'adepte de recevoir ce sacrement.


Après en avoir exprimé le souhait et après un "noviciat", période initiatique d'environ trois ans, les croyants pouvaient recevoir le "Consolamentum" qui assurait le salut de leur âme.


Devenus ainsi "Hérétiques parfaits", ils étaient tenus de travailler dans des "maisons communes" pour assurer leur propre subsistance.


Le surnom de "Tisserands" dont les "parfaits hérétiques" ont souvent été affublés, est directement lié à l'activité de ces maisons.


Toujours accompagné par son socius, (son alter ego), le "parfait hérétique" profitait de son passage dans les lieux où il vendait le fruit de son travail des communautés, pour "porter la bonne parole".


Le "Consolamentum" des mourants


Comme dans la religion catholique de l'époque, il était fait obligation d'exprimer clairement sa volonté lorsque l'on désirait recevoir un sacrement.


Une entorse à cette obligation était devenue nécessaire lorsqu'on avait affaire à des mourants, malades ou blessés de guerre, qui n'étaient pas en mesure d'effectuer le noviciat préparatoire à l'exécution du sacrement.


Il résulta de cette dérogation, de nombreuse consolations prématurées avec survie, sur des personnes qui, ayant retrouvé goût à la vie, ne respectaient pas les règles morales imposées aux consolés. Pour éviter qu'ils ne retombent en état de péché, les "hérétiques parfaits" n'hésitaient pas à précipiter le trépas de ces personnes pour qu'elles meurent en état de grâce.





Le "Melioramentum"


Le simple croyant n'avait aucune obligation, excepté celle de se conformer au rituel du "Melhorer", consistant en une marque de respect et de reconnaissance face à un "consolé" qui se devait à son tour de "bénir" (convenensa) le croyant.


ce qui suit est particulièrement à l'attention d'armoisine :wink: les cathares n'étaient pas un modèle de 'parfaits' genthilshommes ....



Les Cathares et les femmes


Les cathares avaient un profond mépris pour les femmes. Cette totale défiance à leur égard était telle, qu'ils allèrent jusqu'à demander aux futurs consolés, de divorcer afin d'être admis au consolamentum.


Il n'en reste pas moins vrai qu'ils avaient compris la nécessité de composer avec celles-ci, d'autant plus que le droit romain en usage dans le Languedoc, leur octroyait autant de droits qu'aux hommes.


Ce particularisme juridique revêtait une importance extrême, en particulier dans le cas d'héritage.


Les cathares croyaient à la réincarnation chez les animaux. A l'instar de cette croyance, et dans un but de propagande, ils promettaient aux femmes, par le consolamentum, une réincarnation en hommes afin de devenir, lors de leur prochaine migration, de "parfaits hérétiques".
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Messagede armoisine » 01 Avr 2006 19:23

Je ne connaissais pas ce dernier aspect, soit la réincarnation en homme....

C'est dur comme principes! Et cela contraste fortement avec la tradition d'un Sud plus ouvert à la femme, dans la culture et dans le droit.

Tu n'as pas mentionné les sources, serait-il possible de les indiquer? Je crains souvent qu'à ce sujet le débat tourne en pour ou contre le catharisme et comme ces éléments plaident dans le second sens....

En tout cas, ça ouvre la réflexion. Merci bien :wink: !
Une fois que j'aurais le temps, je chercherai bien à y voir plus clair. D'autant plus qu'en retrouvant mes cours à ce sujet, il était indiqué que les femmes avaient une place plus importante que dans la religion catho. Mais dans le sens où tu l'indiques, c'est à dire, parce qu'à la base elles avaient plus de droit et de nombreuses nobles ont pris part au mouvement. Il fallait composer avec elles.
Se dessine à nouveau un mouvement fermé, austère et où l'individu, en particulier féminin, n'est pas à la fête...

A suivre donc! :D
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Messagede Foulques » 01 Avr 2006 22:12

Encore une fois, je ne suis pas d'accord avec un sud dont le droit serait plus favorable aux femmes, on en a parlé ici :
http://www.an1000.org/forum/viewtopic.p ... 6&start=20

Je n'étais pas d'accord avec Poumarègue sur le droit romain antique mais en l'occurence, transmis dans les pays de droit écrit du sud de la France, je suis d'accord avec ce que tu as cité de lui.

D'ailleurs Jean-Louis Biget, un prof de l'école normale et apparemment spécialiste de l'histoire des cathares, ne dis pas autre chose dans un article des cahiers de l'Histoire :
"la civilisation méridionale médiévale est résolument masculine ; elles ont très peu de droits"

Quant aux femmes dans le catharisme, il dit qu'on se défiait d'elles car on jugeait qu'elles ne pouvait garder un secret et à cause de l'attirance sexuelle...
Il cite le cas où Guilhabert de Castres (personnage important du catharisme) refuse de recevoir un groupe de femmes cathares. Peur du démon sans doute...
Il pense que l'émancipation supposée des femmes cathares est une projection des fantasmes contemporains.

Sinon, effectivement, le rôle des femmes dans ce mouvement a été sans doute réinterprété au XIXe s., lorsqu'on a ressorti leur histoire des cartons, en considérant seulement leur sexe et en relativisant leur statut social...
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Messagede Hermione » 02 Avr 2006 21:50

armoisine a écrit:Je ne connaissais pas ce dernier aspect, soit la réincarnation en homme....

C'est dur comme principes! Et cela contraste fortement avec la tradition d'un Sud plus ouvert à la femme, dans la culture et dans le droit.

Tu n'as pas mentionné les sources, serait-il possible de les indiquer? Je crains souvent qu'à ce sujet le débat tourne en pour ou contre le catharisme et comme ces éléments plaident dans le second sens....


extrait de : http://www.cathares.org/spiritualitecathare002.html

Rappelons ce qu'a écrit à ce sujet H.-C. Puech (25) concernant le dernier logion 114 de l'Évangile selon Thomas auquel Guilhem Bélibaste faisait référence : «Je me contente de signaler que si le logion paraît connu et très partiellement cité par deux gnostiques du IIème siècle, les valentiniens, Théodote et Héracléon, un écho s'en trouve encore, semble-t-il, au début du XIVème siècle, chez les cathares médiévaux. Impossibilité pour les femmes d'entrer dans le royaume du Père ; nécessité pour elles, ou plutôt pour les esprits qui habitent leurs corps, de se transformer en hommes (converti in viros, in homines masculos) après leur mort : telle est la théorie que, d'après certaines pièces inquisitoriales publiées par Ign. von Döllinger soutenait notamment le dernier des Parfaits languedociens, Guillaume Bélibaste, brûlé en 1321. Ainsi est, en un sens, posé de nouveau le problème soulevé en 1913 par FF Badham et FC. Conybeare : les cathares faisaient-ils usage des plus anciens de nos Évangiles apocryphes ?»



et pour l'extrait cité dans le 1er post,
c'est un extrait de
maxime lacaze :

Il l'avoue sans honte, en début de conférence, Maxime LACAZE n'est pas un spécialiste du catharisme pas plus qu'il n'est écrivain de roman. Non, Maxime LACAZE est curieux. Curieux et méthodique.


Lorsqu'il tombe sur un document datant du XIII°siècle, et sur un autre du XVI°, il les fait traduire. Le deuxième texte fait mention d'un trésor enterré dans la région de Fanjeaux, près de Carcassonne. La surprise passée, et au vu du premier texte en latin, Maxime LACAZE se lance sur les traces du catharisme, en reprenant à la base tous les éléments et documents d'époque.


Cette méthode quasi-judiciaire lui permet d'abord de constater que beaucoup d'auteurs et historiens des Cathares semblaient n'avoir pas vérifié aux sources la véracité de leurs affirmations, se contentant de se recopier les uns les autres. C'est au cours des deux conférences-débats qu'il a tenues hier à l'hôtel-restaurant "Pédussaut", à Saint-Gaudens, que Maxime LACAZE a soutenu cette hypothèse du trésor des Cathares enterré quelque part du côté de Fanjeaux et de Montgradail.


L'auteur du livre"Le Trésor des cathares : La Solution de l'Enigme" a, par ailleurs, développé une version personnelle de l'entité cathare, plus proche de la secte solaire que d'un regroupement de parfaits chrétiens.


Une analyse qu'il corrobore d'un certain nombre d'explications et justifications qui ont le mérite d'être intellectuellement honnêtes.
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Re: le consolamentum des cathares

Messagede Languedoc » 03 Juin 2006 16:57

D’après Anne Brenon :

Au début du XIIIe siècle, prés dela moitié des religieux cathares signalés dans les interrogatoires de l’inquisition sont des femmes.
Le pourcentage des femmes dans le clergé cathare est à peu prés le même que chez les hommes. Donc important. Par contre, Anne Brenon note que 23 % des apparitions publiques : dans la rue, sur les chemins ou les auberges, les châteaux, les villages sont faites par les hommes. Les femmes mènent une vie plus sédentaire, étant excluent dans la logique médiévale et chrétienne de la hiérarchie de leur église. Elles évoluent plus à l’intérieur de la communauté en « maison » cathare. La responsable de ces maisons était nommée « l’ancien » aidé par sa socia (ancienne n’apparaît pas dans les sources) Elle était chargée d’instruire et d’amener à l’ordination les novices qui leur étaient confiées. Ces ordinations étaient réalisées par l’ancienne. Le consolament aux mourants et la prédication ordinaire revenait aux hommes, mais c’était plus une pratique qu’un principe. Pendant les persécutions inquisitoriales, les consolament d’ordination étaient conférés par les bonnes chrétiennes. Ces bonnes-dames vivant en maison, sorte d’établissements religieux à part entière étaient dépendante d’un diacre et de son compagnon. Ces derniers procédaient aux apparelhament et/ou servici.
Toujours dans ces maisons, la vie y était évangélique et proprement monastique, réglée par les prières rituelles (adoremus) et les pratiques liturgiques (bénédiction, partage du pain, salut mutuel d’action de grâce matin et soir, baiser de paix) Mais elles étaient astreinte au travail manuel, filant, tissant, cousant, œuvrant le bois (principalement chez les hommes) ou le métal, la corne, la paille, la pierre. Ce qui peut déterminer ces maisons comme maisons-ateliers et même parfois mais plus rarement comme boutique.
Les bonnes-dames ou bons-hommes voués à la pauvreté individuelle, faisaient don à leurs croyant, à leurs amis, aux nesséciteux les objets façonnés : gants, peignes, pourpoints, chemises qu’elles/ils fabriquaient. Mais il n’y vivait pas que des bonnes-dames, pouvait y vivre des néophytes, des jeunes files se destinant à se donner à l’église (« interdite ») par vocation religieuse, des filles sans dot que leur famille plaçait là par nessécité, sans l’avoir réellement choisi, des veuves sans ressource, des femmes mal mariées trouvant là un moyen de vivre indépendante, du travail de leurs mains.
En ce qui concerne les revenus de l’église cathare, celle-ci gérait des fonds fruits du travail communautaire ou de divers dons et legs. Ces lieux n’étaient pas fermés et les visites y étaient nombreuses. Les bonnes-dames se rendaient fréquemment auprès de leur famille éloignée ou pour prêcher. Nombreuse de ces maisons de castra étaient tenues par des femmes issues de la noblesse.

Pour éviter qu'ils ne retombent en état de péché, les "hérétiques parfaits" n'hésitaient pas à précipiter le trépas de ces personnes pour qu'elles meurent en état de grâce.


« Les bons-hommes conféraient au malade le consolament des mourant pour faire une bonne fin, mais ils ne manquaient pas avant de lui prodiguer en outre les soins de base qui parfois le ou la ramenaient à la santé » Anne Brenon, « les femmes cathares, page 209.
Cette sorte d’extrême onction cathare n’avait pas de valeur de baptême spirituel, ni d’ordination : si le malade survivait grâce aux soins prodigués et qu’il voulait demeurer dans l’église, il convenait, précise le rituel cathare, qu’il passât une période probatoire comme tout néophyte, puisqu’il fut à nouveau « consolé » (Rituel cathare page 231, René Nelli, « écritures cathares » édition du rocher, Monaco, 1995. 349 pages.)

Pour Hermione :
Peux-tu nous décrire plus en détail le droit romain en usage en Languedoc qui octroyait autant de droits aus femmes qu’aux hommes ? s.t.p.
Et
Sur quels critères les cathares avaient un profond mépris pour les femmes ?
Qu’elles sont tes bases détaillées pour affirmer que les cathares croyaient à la réincarnation des animaux ? ou la menace de la réincarnation des femmes en hommes ?

Pour finir :
1)concernant les théories de Guilhem Bélibaste, il n’existe à ce jour aucune trace de ses dépositions face à l’inquisition. Seul Arnaud Sicre d’Ax raconte dans : « le registre d’inquisition de Jacques Fournier » traduction et annotation de Jean Duvernoy, éditions Mouton, Paris-Lahaye-New-York, 1978. 3 tomes, 1342 pages. Sa trahison qui amènera à la capture de ce dernier parfait connu dans les sources qui nous sont parvenues.
2) le seul évangile sur lequel reposaient les textes liturgiques cathares étaient l’évangile de St Jean.
3)Concernant le trésor cathare enterré quelque part du côté de Fanjeaux…no comment…

Quelques livres : « les femmes cathares » Anne Brenon, éditions Perrin, Paris 1992. 410 pages.
« Les belles hérétiques, être femme, noble et cathare » Gwendoline Hancke, l’Hydre édition, Castenaud la chapelle 2001. 119 pages.
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Messagede Languedoc » 17 Juin 2006 15:09

:?
toujours pas de réponse ????
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Messagede Hermione » 19 Juin 2006 23:11

:wink: si si languedoc, j'y viens mais pas avec grand chose, j'en ai peur :cry:

Pour Hermione :
Peux-tu nous décrire plus en détail le droit romain en usage en Languedoc qui octroyait autant de droits aus femmes qu’aux hommes ? s.t.p.


en fait, ces propos sont tirés de l'historien maxime lacaze et repris par henri free.... j'ai fait quelques petites recherches sur le droit romain en vigueur dans le languedoc du temps des cathares et voilà quelques extraits étayants les théories de maxime lacaze :

le Comte de Toulouse est aussi Duc de Narbonne et Marquis de Provence, cela le rend vassal à la fois du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon et même par une curiosité historique vassal de l'empereur d'Allemagne (Arles fait toujours parti théoriquement du domaine impérial Germanique).
Dans le comté de Toulouse c'est le droit romain qui prévaut à la différence de la France. Les villes sont dirigées par les capitouls ou consuls élus par les nobles et les bourgeois de la cité.
Ces villes connaissent une grande prospérité fondée sur le commerce.


LES SEIGNEURS DE LANGUE D’OC

“ Nulle terre sans Seigneur “ dit - on dans les pays de langue d’oïl.” Pas de Seigneur sans titre “ réplique le midi. Dans le nord les villas gallo - romaines sont devenues des fiefs, ou ont été incorporées à des fiefs. Dans le midi, elles subsistent sous le nom d’alleux.
Leurs possesseurs, les “ alleutiers “ , sont libres de toutes servitudes et francs d’impôts, sans pour autant avoir rang de seigneurs.
Dans le nord le vassal prête serment ; il s’engage corps et âme envers son suzerain. Dans le midi imprégné de droit romain, le vassal signe un contrat en bonne et due forme.
De plus le droit d’aînesse n’est pas appliqué,sauf dans les fiefs importants ; les seigneuries sont traitées en biens ordinaires et divisées en parts égales entre les héritiers, puis subdivisées.
Le château de Montréal est la copropriété de trente six chevaliers ; celui de Lombers , de cinquante ! Montredon, six.
C’est ce que l’on appelle le “ pariage”.
Autres raisons de la défaite albigeoise : d’un côté le relâchement du lien féodal, de l’autre le pariage.

Droit familial


Puissance paternelle. Justinien fait abolir la noxae datio, permettant au père de famille de livrer son enfant en réparation des dommages qu'il avait commis. Il supprime également la règle par laquelle le père conservait la propriété des biens de ses enfants : cette propriété est limitée à un simple usufruit. Les procédures d'émancipation des enfants sont également simplifiées.


Puissance maritale. Les divorces sans raison légitime, les remariages sont sanctionnées. L'adultère de la femme voit sa sanction allégée. Les femmes pauvres qui se marient sans dot se voient reconnaître un droit dans la succession de leur époux ; les femmes se mariant avec dot conservent la propriété de celle-ci.
[modifier]

Droit successoral

Si l'acceptation et la renonciation à succession sont conservées, les héritiers se voient accorder le droit d'inventaire, limitant leur contribution au passif successoral qu'à concurrence de l'actif (cette règle figure aujourd'hui encore dans le droit successoral français).

Les enfants naturels se voient également reconnaître un droit de succession (cette règle ne sera introduite en droit français qu'en 1972 et parfaite en 2001).

Sur quels critères les cathares avaient un profond mépris pour les femmes ?
Qu’elles sont tes bases détaillées pour affirmer que les cathares croyaient à la réincarnation des animaux ? ou la menace de la réincarnation des femmes en hommes ?



Métempsycose

Dans le cycle des réincarnations, les cathares admettaient un éventuel recul dans le règne animal. Cette conception et appelée métempsycose car elle ne limite pas la migration des âmes aux seuls humains.

L'enfer était donc - dans cette vision - la terre elle-même, sur laquelle les âmes devaient circuler d'enveloppe charnelle en enveloppe charnelle jusqu'à leur libération.

Bien que certains cathares aient considérés que l'âme ne pouvait être libérée que dans un corps d'homme, la véritable doctrine ne faisait aucune différence, la considérant comme non sexuée.


http://www.cathares.org/glossaire3.html#metempsycose
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Messagede Languedoc » 19 Juin 2006 23:37

Merci Hermione,

je vouais juste rajouter au sujet de :

le Comte de Toulouse est aussi Duc de Narbonne et Marquis de Provence, cela le rend vassal ... roi d'Aragon ...).


Ce qui explique sa présence lors de la bataille de Muret en 1216, la victoire aurai surement fécondée un état Aragono-Languedocien, ce que revendique encore à ce jour les Aragonais...

Les villes sont dirigées par les capitouls ou consuls élus par les nobles et les bourgeois de la cité.

Ce n'est le cas que pour Toulouse

Ces villes connaissent une grande prospérité fondée sur le commerce.

Surtout grâce au commerce du Pastel...


De plus le droit d’aînesse n’est pas appliqué,sauf dans les fiefs importants ; les seigneuries sont traitées en biens ordinaires et divisées en parts égales entre les héritiers, puis subdivisées. Le château de Montréal est la copropriété de trente six chevaliers ; celui de Lombers , de cinquante ! Montredon, six. C’est ce que l’on appelle le “ pariage”)


On retrouve l'appellation régulièrement dans les sources de: co-seigneurie
Fanjeaux pouvait en avoir jusqu'à 33, quelques temps avant la croisade. Les Femmes pouvaient devenir châtelaine du lieu, je pense à Béatrice de Planissole pour Montaillou, Blanche de Laurac pour Lavaur....etc


Les enfants naturels se voient également reconnaître un droit de succession (cette règle ne sera introduite en droit français qu'en 1972 et parfaite en 2001).

D'où la parité au sujet des posséssions castrales. Pas de hiérarchie pour les descendants en ce qui concerne les droit féodaux, tout le monde au même niveau. Extraordinaire pour l'époque !!!

Et avec tout ça certains prétendent que le sud, durant cette tranche d'histoire, ne vivait pas de tolérance, on comprend un peu mieux l'acceptation de la religion Cathare, par les nobles ( souvent simple sympathisants) " l'ambiance" s'y prétait tout a fait.
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Messagede Languedoc » 19 Juin 2006 23:46

Métempsycose
Dans le cycle des réincarnations, les cathares admettaient un éventuel recul dans le règne animal. Cette conception et appelée métempsycose car elle ne limite pas la migration des âmes aux seuls humains.
L'enfer était donc - dans cette vision - la terre elle-même, sur laquelle les âmes devaient circuler d'enveloppe charnelle en enveloppe charnelle jusqu'à leur libération.
Bien que certains cathares aient considérés que l'âme ne pouvait être libérée que dans un corps d'homme, la véritable doctrine ne faisait aucune différence, la considérant comme non sexuée.
http://www.cathares.org/glossaire3.html#metempsycose



Là je te renvoie au livre d'anne Brenon que j'ai déjà cité: " le vrai visage du Catharisme" car le site de Monsieur Contal, n'est pas pour moi une référence en la matière. Il reste pour moi qu'un site commercial et non historique. Ce n'est que mon avis personnel, ainsi que celui de certains milieux archéologiques...
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Messagede Languedoc » 20 Juin 2006 12:20

Après réflexion et pour ne pas faire suite à tes recherches Hermione, voici ce qu’écrit Anne Brenon sur la conception de l’âme du côté des cathares :

« La préexistence des âmes est une conception théologique selon laquelle les âmes individuelles ne sont pas créées par Dieu les unes après les autres au fil du temps, au fur et à mesure que naissent de nouveaux corps, mais ont au contraire été créées toutes ensemble, toutes égales, dans l’éternité, avant la chute collective. Cette conception spiritualiste a d’abord été développée par Origène (mort en 254) Cette tradition chrétienne origénienne se trouve à la base des conceptions cathares de la création et de la créature humaine. Elle implique un système de réincorporation successives des âmes en ce monde jusqu’au salut final »

Quand à la réincarnation, elle dit :
« plutôt que le terme New Age et à consonance bouddhiste de réincarnation, on préfèrera utiliser les mots plus neutres de transmigration ou de réincorporation pour désigner le système implicite dans le catharisme, d’un séjour des âmes tombées ( « qui vieillissent en ce monde » d’après le rituel cathare de Dublin) de corps en corps jusqu’à leur salut final par l’évangile et le baptême (comprendre le consolamentum/consolament) Le terme métempsycose désigne la réincorporation de l’âme des animaux. Les sources inquisitoriales tardives (fin XIIIe début XVIe) laissent penser que certains Bons-Hommes ont pu la professer. La présence d’âmes divines dans des corps d’animaux semble pourtant peu propice à leur éventuel éveil par l’évangile, que préconisait le catharisme ».
Rien ne peut être affirmé sur ce sujet, les sources sont un peu fébriles…

« Et comme nous étions partis du royaume (comprendre du dieu bon donc du ciel) par orgueil, il (le Christ) nous montra comment le regagner après la douleur et la peine que nous supportions en ce monde allant de tunique en tunique (comprendre de chair) » prêchait Jacques Authié pour le jeune berger Pierre Maury dans les premières années du XIVe siècle (registre de Jacques Fournier 1318-1325)
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