Données personnelles M'enregistrer Connexion aux pages perso et au forum ! icon

Le jardin d'inspiration médiévale de sallebruneau

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede Hermione » 08 Mai 2006 22:05

je ne sais pas si j'ai fait le bon choix d'emplacement pour ce sujet, mais je ne vois aucune autre rubrique pour parler des jardins du moyen âge, au détour des reconstitutions dans le genre guédelon, j'ai découvert qu'il existait aussi des jardins d'inspiration médiévale, intéressant :wink:


Le Jardin d'Inspiration Médiévale de la Commanderie de Sallebruneau
Texte repris de l'ancien site http://www.assrag.org/


Les travaux d'aménagement du site ont montré qu'il serait intéressant de se doter d'un formidable outil pédagogique et scientifique qui puisse intéresser autant les nombreux visiteurs que les élèves des communes avoisinantes. La création d'un jardin d'inspiration médiévale de plantes aromatiques et médicinales fut envisagée dans le courant du printemps 98.

Des recherches dans les ouvrages spécialisés et des visites de sites identiques permettent d'améliorer régulièrement celui de Sallebruneau. L'objectif est d'évoquer l'esprit d'un jardin qui aurait pu appartenir à la commanderie située sur le passage des pèlerins allant à Saint-Jacques de Compostelle. Les sources historiques, iconographiques et littéraires étant restreintes voire parfois imprécises, ne permettent de connaître qu'imparfaitement la structure de la composition végétale de " cet espace clos ". Toutefois, il est raisonnable de penser qu'un jardin de " simples " était nécessaire à la vie domestique de la commanderie. Les connaissances en herboristerie des Hospitaliers faisaient autorité à leur époque. Ils soignaient les gens du voisinage, les pèlerins ou voyageurs que la charité oblige à recueillir.

Ce jardin se veut donc une recherche de la mémoire des moines soldats qui occupaient la commanderie.

C'est aussi un moyen actuel de retrouver une relation perdue avec le monde végétal qui nous environne. L'univers végétal est en perpétuelle évolution. Tout change à chaque saison et à chaque moment de la journée. Les couleurs, les formes et les volumes se modifient. La création d'un jardin est un art éphémère. Les plantes grandissent, s'adaptent, se déplacent, s'échappent vers d'autres territoires ou meurent. Les fleurs attirent les abeilles, le basilic les limaces : le jardin vit.

Lorsque les visiteurs parcourent les étroites allées, s'arrêtant çà et là, c'est alors un jardin partagé. Le visiteur y pénètre directement par le cimetière communal, en longeant le mur Est de l'église. Son plan est relativement simple et sa surface modeste. Dans un souci de respect historique il ne rassemble que des espèces végétales connues et utilisées au Moyen Age, toutes référencées dans divers ouvrages. Un muret de pierres sépare des espaces plus ou moins structurés selon un plan rectangulaire et en damier. Les plates-bandes délimitent les différentes espèces par des banquettes d'herbe. Les carrés sont de petites tailles. Chacun doit pouvoir déambuler dans le lieu sans crainte d'écraser une plante.

D'accès libre du lever du jour à la tombée de la nuit, situé aux abords de l'édifice sur la partie communale, le jardin de Sallebruneau présente plus d'une cinquantaine d'espèces recensées en fonction de leurs propriétés ou utilisations. L'exposition botanique est accompagnée d'un étiquetage explicite ainsi pour chaque plante sont mentionnés le nom commun, le nom officiel et le nom populaire. Ce dernier évoque souvent des caractéristiques du végétal.

Ce petit parcours initiatique de la flore moyenâgeuse incite le visiteur, devenu un voyageur, à une réflexion sur la protection et la compréhension de la flore.

Liste des plantes cultivées actuellement Achillée, Aigremoine, Alkékenge, Angélique, Armoise Absinthe, Armoise Commune, Arroche, Balsamite, Basilic, Bétoine, Bourrache, Cardère, Ciboule, Ciboulette, Estragon, Fenouil, Grande Consoude, Houblon, Hysope, Lavande, Lin, Livèche, Marjolaine, Marrube Blanc, Mélisse, Menthe Poivrée, Menthe Pouliot, Myrte, Origan, Orpin, Oseille, Pastel, Persil, Petite Camomille, Petite Pervenche, Petite Pimprenelle, Ricin, Romarin, Rue, Saponaire, Sarriette, Sauge Sclarée, Souci, Tanaisie, Thym, Valériane, Verveine Officinale.

pour voir les photos :
http://membres.lycos.fr/assrag/pagefr/jardin.htm
Ecrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie. [Daniel Pennac]
Avatar de l’utilisateur
Hermione
Bon contributeur
Bon contributeur
 
Messages: 264
Inscription: 08 Jan 2006 00:42

Messagede armoisine » 09 Mai 2006 09:08

Ce sont de bonnes initiatives!
L'herboristerie en général est fascinante. Et l'avantage avec ces jardins est de pouvoir trouver des plantes tombées dans l'oubli, parfois difficiles à identifier.
Quant aux usages, la plupart des plantes citées sont couramment utilisées aujourd'hui (aromates, déco, pharmacopée...), par contre certaines m'intriguent (d'autant plus que certaines ont plusieurs noms). Une petite recherche et voilà:

Arroche: L’arroche, comme l’épinard et la betterave, appartient à la famille des Chénopodiacées et nous vient d’Asie. Cette plante a longtemps poussé à l’état sauvage, notamment en Grande Bretagne.
Feuilles et jeunes pousses, très nutritives, se consomment en salade ou cuits à la façon des épinards (arroche rouge en particulier au MA). L’arroche a été utilisée pour lutter contre le scorbut et les maladies du sang.


Bétoine: Cette plante peut être dangereuse à forte dose.
Plante vivace des sous-bois et lieux ombragés de 0,30 à 0,60 m dont on utilise les racines et feuilles. La bétoine est surtout utilisée en fumigation contre les infections des voies respiratoires et l'emphysème.
Egalement : Tabagisme, goutte, ictère, insuffisance hépatique.
Et en usage externe : Plaies, ulcères, abcès.

Grande consoude: Son nom provient de ses capacités à accelerer la consolidation des fractures. Elle était très utilisées autrefois pour cet usage et commence à être introduite dans la pharmacopée récente pour cet usage.Toutes les consoudes son comestibles dans toutes leurs parties.
Toutefois, les feuilles sont les plus utilisées.
Les racines sont plutôt "étranges" à gouter crues, essayez pour rire (elles sont très riches en allantoïne, composant par exemple des mousses à raser). Attention de ne pas la confondre avec la digitale pourpre (très toxique) qui, elle, possède des poils doux et des fleurs plus grosses.

Livèche : On l'appelle aussi le céleri perpétuel ou l'ache des montagne. C'est une plante vivace dont les tiges sont creuses et qui ressemble fort au céleri. Dans l'antiquité les Grecs et les Romains utilisaient déjà ses graines, ses racines et ses feuilles. C'est un bon stimulant du tonus intestinal et des fonctions rénales, diurétique. C'est un bon stimulant du tonus intestinal et des fonctions rénales, diurétique. On peut utiliser les feuilles ou les jeunes tiges pour parfumer un ragout, une soupe, farce et plats de viande mais aussi cristallisées pour décorer certains desserts (comme l'angélique).

Marrube blanc : Plante des terrains incultes et des sols arides du Midi de la France de 0,30 à 0,70 m dont on utilise les feuilles et les sommités fleuries. Le marrube blanc désinfecte et fluidifie les sécrétions pulmonaires en cas de bronchites chroniques, asthme, toux.
Egalement : Arythmie, oligurie, obésité, insomnies, cellulite, hyperthermie.

Petite pimprenelle : La Sanguisorbe
Comme pour la bourrache dont le goût se rapproche, elle doit être utilisée fraîche. Son goût de concombre se marie bien aux sauces froides.
la sanguisorbe est diurétique, stimulante et digestive.

Rue : La rue était très employée dans la Rome Antique mais elle a pratiquement déserté nos tables.
Cela est peut-être dû à sa réputation de plante dangereuse. La fille de Titus mourut d'avoir utilisé les propriétés abortives de cette plante.
L'amertume de la rue se marie bien avec le poisson, les oeufs, les fromages frais et les marinades destinées au gibier. Les jeunes feuilles froissées dégagent un arôme d'orange très puissant.
Les propriétés hémostatiques de la rue sont connues et on l'utilise soit en infusion soit sous forme de décocotion diluée à 15% pour un usage externe.

Tanaisie : La tanaisie est surtout utilisée en Grande-Bretagne et dans les pays nordiques.
Son amertume est appréciée avec les grosses volailles, les oeufs et avec les marinades de poisson.
La tanaisie est un vermifuge efficace et un bon remède contre les coliques. Il faut toutefois se méfier car à forte dose elle peut s'avérer toxique. En plus d'être très décorative dans un aménagement paysager, elle contient des substances amères et des huiles essentielles qui éloignent bon nombre d'insectes nuisibles tels que les vers gris, les fourmis, le doryphore de la pomme de terre, le scarabée japonais et bien d'autres parasites.
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede Foulques » 09 Mai 2006 21:23

Je n'y connais rien à ce sujet mais c'est fascinant tout ce savoir perdu...

Et côté potager ? Je les vois plein de cucurbitacés aux couleurs variées, aux formes diverses et rigolotes.

Je me trompe à votre avis ?
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
Avatar de l’utilisateur
Foulques
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 942
Inscription: 01 Avr 2005 19:39

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 09:00

Je m'étais amusée à voir l'origine des différents fruits et légumes.
C'est curieux de voir le nombre de ceux qui viennent d'ailleurs. Autrement dit, on a oublié pas mal d'autochtones.
Dont l'Arroche rouge mentionnée plus haut.

Concernant les courges, je ne me rappelle plus et il me semble que ça a à voir avec la dinde.
Après vérif:
Les Cucurbitacées sont principalement des plantes tropicales, présentes dans tous les continents et spécialement en Afrique et en Amérique latine.
Quelques espèces sont cultivées dans les pays tempérées, mais ne s'y sont pas naturalisées.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cucurbitac%C3%A9e#Distribution

Sûr, la carotte est gauloise. Le céleri devient plante potagère à la Renaissance. L'échalote (ail d'Ascalon) fut découverte en Syrie en 1099 par les croisés. Le haricot est introduit en 1597.....
Ca c'est d'après le Quid.

Et ça c'est d'après Wiki:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gume#Origine_des_l.C3.A9gumes
Les principaux légumes cultivés se répartissent ainsi (d'après J.R. Harlan [1]) selon les grandes aires d'origine :
Proche-Orient : ail, betterave, carotte, chou, laitue, lentille, navet, oignon, persil, poireau, pois, pois-chiche, radis,
Afrique :igname, gombo, gourde, niébé,
Chine septentrionale: chou chinois, concombre, courge cireuse, crosne du japon, gingembre, haricot adzuki, navet, radis chinois, soja,
Asie du Sud-Est : aubergine, igname, taro,
Amérique centrale (Mexique) :haricot commun, haricot de Lima, manioc, patate douce,
Amérique du Sud (Andes) :courge, haricot commun, haricot de Lima, piment, poivron, pomme de terre, quinoa, tomate, topinambour
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 09:09

Et je viens de découvrir quelque chose d'intéressant, et qui au final n'est pas très surprenant.
Au Moyen Age, les légumes n'étaient guère prisés.
Peut être parce que trop fragiles, se conservant mal, ou manquant d'épices pour accomoder, ou que sais-je encore. Mais attention à ne pas conclure trop vite...

L'origine des légumes primeurs remonte aux expérimentations de la Renaissance. Dénigrés au moyen âge, les légumes reviennent en force dans les cuisines aisées où leur usage distingue l'élite du commun, réduit à consommer, et pour longtemps encore, des bouillies de céréales. Au fil des siècles, les botanistes et jardiniers unirent leurs efforts pour créer, par culture et croisements, des espèces nouvelles adaptées au goût du moment.
http://www.delhaize.be/food/season/primeurs/_fr/primeurs.asp

La période médiévale réservait les légumes (trop proche de la terre) à la consommation populaire et préférait la consommation des fruits (plus aériens, donc proche du ciel) pour les élites. D'après Jean Louis Flandrin, on trouve seulement 9 % de recettes de légumes dans les livres de cuisine du 14e et du 15e siècle, contre 21 % à partir du 18e siècle. On trouve également davantage de recettes de légumes dans les livres du bassin méditerranéen (Italie, Catalogne) : survivance des traditions romaines et influences de la culture arabe pour les pays du sud, influence des traditions germaniques pour les pays du nord ?

Lorsqu'on se réfère à la liste des plantes dont la culture est recommandée, vers 800, par le capitulaire de Charlemagne (De villis vel curtis imperialibus : des terres et cours impériales, paragraphe 70), on peut faire des observations très instructives :

- on y trouve des légumes connus actuellement (concombre, pois chiche, céleri, carotte, chou, poireau, pois, laitue, ail, oignon, échalote...), des herbes aromatiques familières (menthe, sauge, cumin, anis, persil, sarriette, coriandre...).

- on y trouve des plantes "oubliées", soit parce que leur fonction alimentaire ou médicinale a disparu au profit de leur fonction ornementale (lis, rose, glaïeul), soit parce qu'on pense maintenant qu'il s'agit d'herbes sauvages et qu'on a oublié qu'il s'agit de plantes comestibles (tanaisie, herbe à chat, maceron, arroche, mauve...), soit parce que ces plantes ne sont plus connues que des seuls spécialistes (la scille, le méum, le séseli, le cabaret, l'épurge...).

- on constate, dans cette liste, l'absence de légumes considérés comme essentiels actuellement : ils étaient alors inconnus en Europe, parce qu'originaire d'Amérique (pomme de terre, tomate, haricot, courgette...) ou parce qu'ils viennent d'Orient et, comme l'aubergine, arriveront en Europe plus tard dans les bagages des arabes.


Légumes en Europe médiévale : Artichaut, Aubergine, Cardon, Carotte, Chou, Courge médiévale européenne, Melon, Panais
Classés dans les herbes à porée : Blette, Epinard,Poireau


http://www.oldcook.com/legumes_moyen_age.htm

Alors question à quoi ressemblait la courge européenne médiévale puisqu'ici ils disent qu'il en existait une?

PS, je mangeais drôlement médiéval chez mes grands parents :lol: . Les cardons et les blettes j'adorais ça, aujourd'hui pour en trouver il faut en planter dans son jardin...
Dernière édition par armoisine le 10 Mai 2006 09:17, édité 3 fois.
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 09:12

Et comme tout ça est bien passionnant, si si je vous assure, je mets le lien sur la courge, bien éclairant:


Michel Chauvet, chercheur à l'INRA de Montpellier fait remarquer que : Il faut éviter à tout prix l'anachronisme, qui consiste à croire que les types modernes existaient de tout temps et que ce sont eux qu'il faut retrouver chez les anciens.

La courge en est un parfait exemple : le Ménagier de Paris explique longuement comment cultiver les courges (Le jardinage II, ii - 19), il donne une recette de courges (autres potages clairs aux épices, 63); la courge s'appelle congorde chez Taillevent et se consomme en potage; la courge se consomme en tarte et s'appelle zucche chez Maestro Martino; le Sent Sovi propose plusieurs recettes de carabaces...

Et pourtant la courge (comme le haricot) est inconnue en Europe au Moyen Age ! Puisqu'elle vient d'Amérique.
Car la courge médiévale européenne n'est pas la courge ou la citrouille que nous connaissons maintenant (Cucurbita pepo), mais la gourde qu'on appelle parfois courge calebasse (au risque de la confondre avec la calebasse africaine) ou cougourde, originaire d'Asie méridionale. D'après Michel Chauvet, les jeunes fruits de la gourde sont parfaitement comestibles comme courgettes. On trouve d'ailleurs encore des graines de Lagenaria chez des grainetiers spécialisés.

La gourde est connue sous le nom de cucurbita depuis l'antiquité : Apicius propose un chapitre spécial avec 8 recettes de cucurbitas (LIII-IV), les cucurbitas font partie de la liste du Capitulaire de Charlemagne De Villis. Linguistique : Cucurbita a été transformé en cohourge qui a donné courde puis, à partir du 13e siècle aussi bien gourde que courge. Pour les gens du Moyen Age, gourde et courge sont le même légume. Pour nous il s'agit de 2 variétés différentes !


Sur le même lien mentionné plus haut.
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 10:29

Encore un lien très intéressant sur ce qu'étaient les légumes au Moyen Age, les problèmes d'interprétation et surtout ce que les gens de l'époque considéraient comme des légumes.

http://www.crdp-poitiers.cndp.fr/gout/abslegu.pdf

De plus le mot légume ne couvrait pas autrefois la même réalité. Emprunté au latin legumen (de legere cueillir), sous le nom de lesgum, legum ou léüm , puis légume en 1530, ce mot a longtemps désigné toute graine comestible enfermée dans une gousse, comme les lentilles, les pois chiches, les pois, les fèves, etc…nos légumineuses actuelles.

Un travail vraiment éclairant, court, par une historienne de l'alimentation: Dominique Michel
Auteur de Vatel et la Gastronomie (Fayard), co-auteur de l’ABCdaire des Fruits( Flammarion) et du Petit Pois( Acte Sud)
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede dame Garsende » 10 Mai 2006 13:28

Pour répondre à la question d'Armoisine sur les courges médiévales je dirais que chez moi on cultive encore les coucourdes ou cougourdes (qui sont aussi des personnes un peu bêtes mais ceci est une autre histoire:)) comme ornement mais qu'il y a encore peu (du temps de mon arrière-grand-père) on s'en servait aussi comme gourde. il s'agit d'une espèce de grosse courgette renflée d'un côté en forme de bol et effilée sur l'autre côté. je vais essayer de trouver une photo :D
Avatar de l’utilisateur
dame Garsende
Contributeur
Contributeur
 
Messages: 98
Inscription: 14 Mar 2006 22:44
Localisation: au soleil

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 14:53

Sur le lien déjà mentionné ils mettent cette image:
Image
gourde du Tacuinum sanitatis
Tacuinum sanitatis in medicina (extrait)
Codex Vindobonensis series nova 2644 der Oesterreichischen Nationalbibliothek (Bibliothèque nationale d'Autriche)


Mais sur Wiki, ça ressemble à une calebasse:
Image

Cela correspond-t-il?
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

Messagede armoisine » 10 Mai 2006 15:08

Bon, je récapitule parce que tout ça est un peu confus .

Voilà le point de départ:
Foulques a écrit:Et côté potager ? Je les vois plein de cucurbitacés aux couleurs variées, aux formes diverses et rigolotes.
Je me trompe à votre avis ?


Un élément de compréhension pour y voir plus clair dans le monde merveilleux des cucurbitacées:
Pour les gens du Moyen Age, gourde et courge sont le même légume. Pour nous il s'agit de 2 variétés différentes !
http://www.oldcook.com/legumes_moyen_age.htm

Conclusion, il y avait effectivement des cucurbitacées aux formes étranges, mais attention aux abus de langage. Et surtout, si un botaniste passe par là, qu'il donne des explications parce que là je gatouille :lol: ...

Exelmple, dans un autre jardin médiéval:
Les CUCURBITACEES
La Gourde du pélerin, la Coloquinte ou la Bryone, tiennent une place à part dans les usages médicinaux, et sont regroupés au pied du mur, sous le parvis de l'église.

http://perso.wanadoo.fr/dignac/

La coloquinte est une plante que l'on trouve dans l'ancien Monde. Cette espèce serait originaire des régions désertiques sablonneuses d'Afrique. Elle aurait été cultivée déjà à l'époque des Assyriens. Répandue par la culture, notamment en Afrique du Nord et en Inde.
Cette plante est citée sous le nom de Coloquintida dans le capitulaire De Villis parmi les plantes recommandées pour les jardins du royaume.
La Bryone ou Le navet du diable, bryone dioïque, plante de la famille des Cucurbitacées. C'est l'une des rares Cucurbitacées spontanées dans les régions tempérées avec le concombre d'âne (Ecballium elaterium).
La gourde de pélerin est une variété de Gourde, calebasse, donc cucurbitacée.
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
Avatar de l’utilisateur
armoisine
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 1325
Inscription: 02 Juin 2005 20:21
Localisation: Dans mes rêves

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Le Moyen Age... Info complémentaires

Services et Infos

cron