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Les chevaliers médiévaux

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede sabrina » 21 Fév 2007 22:04

Que pensez vous des liens ou des différences qu'il existe entre les chevaliers qui ont vraiment exister et les chevaliers qui viennent purement de l'imaginaire?
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Messagede armoisine » 22 Fév 2007 18:14

La question est un peu évasive...
Le rapport est celui qui régit fantasme et réalité quoi.

Peut être pourrais-tu préciser en nous disant toi même ce que tu en penses?
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. Camus
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Messagede sabrina » 22 Fév 2007 22:16

En fait je cherche à savoir si tous les auteurs des XIIème et XIIIème siècles identifient leurs chevaliers aux chevaliers qu ont exister à leur époque, dans leur société. Je pense que non mais j'aimerai avoir votre avis.Merci
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Messagede lestatvampir666 » 22 Fév 2007 22:46

De ce que je sais, le chevalier devait suivre certaines règles drastique, ensuite il y a plusieurs catégories de chevaliers, mais ils avaient tous un point commun, ils devaient respecter les engagements auquels ils ont prété serment.
Ils devaient aider les plus faibles, faire preuve de bravoure,de courage et surtout de loyauté envers leurs seigneurs.
Bien sur si on mélange touts ces éléments, on retrouve les fondements de l'heroïsme, ce qui devait sans doute permettre à certains écrivains d'idolatrer ces personnages et d'exagérer un peu certains details.
Mais toutes les légendes commencent par un petit quelque chose...
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Messagede Thom.S » 22 Fév 2007 23:29

Sabrina : il y a sûrement autant de réponse qu'il y a eu d'auteurs à cette époque. Certains se sont inspiré des chevaliers sans en avoir jamais vus, tandis que d'autres les ont cotoyés quotidiennement. Entre ces 2 extrêmes sans doute la majorité des cas...
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Messagede sabrina » 23 Fév 2007 13:13

Merci
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Messagede Barberousse » 07 Avr 2007 20:46

Tout d'abord, " les auteurs du XII ET XIIIème" ne sont autres que les érudits de l'Eglise, maitre du savoir et des connaissances, même si il existe des brides de sources extérieure à celle ci, concernant cette classe qui s'affirme de plus en plus: celle des chevaliers. On connait aussi les difficultés que suscitent ce monopole: une vision réduite de la société médiévale.

Ainsi, pour faire la part des choses entre ce que véhicule les pouvoirs éclésiastiques et ce que furent réelement les chevaliers il faut avoir à l'esprit que l'Eglise, au cours de cette période de croissance féodale particulièrement, tente de s'approrier en quelque sorte cette classe qui se developpe de plus en plus. Bientot elle en fait l'instrument de ces idéaux: proteger la veuve et l'orphelin, l'épée brandissante et le coeur emplie de bravoure. Alors bien entendu, notre vision s'en trouve fortement altérer; de plus, au delà de cette frontière nous séparant davantage de la fameuse " réalité historique" le fait est que nous nous posons légitimement la question: en quoi ces érudits, ces théologiens, ces copistes, ect.. eurent eux mêmes une vision cohérente du monde chevaleresque ?

Pour autant, il ne faut pas se régigner à traverser une multitude de sources dénaturés sans en tirer enseignements: je crois qu'il faut bien distinguer d'une part l'idéal chevaleresque fait de légendes, instrumentalisé souvent; et le "miles" du XII par exemple, en sachant l'hétérogénéité que confère ce terme à sa condition matérielle et sociale.( On sait que la montée de la classe chevaleresque à ces origines permis à un nombre d'individus de "gravir l'échelle sociale").
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Messagede Jehan » 09 Avr 2007 13:34

Question complexe des rapports entre la chevalerie du réel et la chevalerie de la littérature, non ? L'influence du cycle arthurien, des romans de Chrétien de Troyes... C'est celà ?
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Messagede Foulques » 15 Avr 2007 23:35

Barberousse a écrit:Tout d'abord, " les auteurs du XII ET XIIIème" ne sont autres que les érudits de l'Eglise, maitre du savoir et des connaissances, même s'il existe des bribes de sources extérieure à celle ci, concernant cette classe qui s'affirme de plus en plus: celle des chevaliers.

Ah ? les chevaliers constituaient une classe sociale ? Distincte de celle des non-chevaliers ? Une classe sociale en lutte, peut-être ? :)

Il est bien dommage de réduire les auteurs des XIIe et XIIIe siècles aux ecclésiastiques puisque c'est justement à ces époques que va éclore une littérature bourgeoise ou civile avec les fabliaux, les chansons de troubadours, des romans...
Le fait est vrai pour les siècles précédents mais les XIIe-XIIIe sont une période charnière en ce qui concerne la diversification des sources.

Et, dernièrement, même si des auteurs sont ecclesiastiques à une même époque cela ne veut pas dire qu'ils expriment tous le même point de vue provenant d'une Eglise supposément monolithique. C'est toujours le point de vue d'individus avec leurs propres caractères et talents, impliqués à des degrés divers dans les clans politiques dont ils font partie de la clientèle.

Voir l'Eglise de l'époque comme un bloc n'ayant qu'une voix et qu'un regard sur la société est une erreur, à mon avis.
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Messagede dame Garsende » 16 Avr 2007 09:59

Tout à fait d'accrod avec Foulques. Comme dans toutes les institutions, il y avait des "réactionnaires" et des "progressistes", des exaltés pour qui seule comptait l'Eglise et des pragmatiques qui essayaient de concilier messages del'Eglise et vie sociale et laique..... De plus, les dissensiosn autour de la réforme grégorienne par exemple, les hérésies etc.. montrent bien que l'Eglise n'est pas un bloc même si c'est ce qu'elle tente de faire croire. Elle est une association de gens très différents, par leur culture (intellectuelle et "ethnique", les habitanst du Danemark étaient culturellement différenst des Italiens), leur catégorie sociale, leurs ambitions, leur vison du message du Christ et de son applications.... Ca fait du monde et donc des dissensiosn et un beau bordel :lol: :lol:
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