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Lettres de change au Moyen Age

Les sources médiévales, difficilement lisibles, sont une aubaine pour les historiens. Elles permettent de donner des indications précises sur la société de l'époque.

Messagede armoisine » 30 Mai 2006 12:10

Merci pour les précisions!
J'ai une autre question au sujet de l'Italie médiévale....

Après la paix de Constance, le gouvernement de Milan est le jeu de lutte de pouvoir.
Il y aurait trois factions, les nobles (capitanei et vavasseurs) pour le statu quo. La Motta, ceux qui jusque là ne pouvaient participer à la politique (petits vavasseurs, marchands), et qui s'organisent face à la montée du popolo (?). Et enfin le popolo, "credentia sancti ambrosii", fort en nombre mais hétérogène dans la composition, hostile à une commune gérée par les "aristocrates" et pour plus d'égalité, notamment fiscale.

Est-ce bien là le shéma? Que signifie la Motta, c'est un nom de famille? La "credentia" est une sorte de congrégation sur la base des métiers?
Le popolo l'emporte ou fait uniquement pression sur la commune?

Voilà, il s'agit de questions périphériques sans importance fondamentale mais si quelqu'un a la réponse... :)
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Messagede Janus » 31 Mai 2006 20:15

Je te repondrai la semaine prochaine: je vais partir pour des petites vacances! :wink:
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Messagede armoisine » 31 Mai 2006 20:22

Ok! Alors bonnes vacances :D
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Messagede Janus » 31 Mai 2006 20:33

Merci Armoisine!! :wink: :D
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Messagede armoisine » 01 Juin 2006 08:08

En attendant le retour de Janus, j'ai trouvé un lien sur l'histoire de Milan, mais en italien.

Avec mes maigres ressources et un traducteur en ligne, pas facile de comprendre....
Si cela dit à quelqu'un de me dire de quoi ça cause.... :oops:

[url]http://www.storiadimilano.it/citta/Piazza_Duomo/la_laicizzazione_dell'area_sacra.h[/url]

La Credenza di S. Ambrogio e la Motta

Dal 1194, col Trattato di Vercelli, Milano aveva acquistato la libertà dei traffici su tutte le vie d’acqua e di terra nella pianura lombarda; due anni dopo gli accordi con Como assicurarono ai Milanesi i valichi alpini per l’esportazione al nord dei prodotti agricoli e artigianali; nel 1197 il Trattato di Lodi garantiva i traffici verso l’Adriatico e il Trattato di Monferrato l’accesso a Genova.
La classe artigiana e mercantile si era a tal punto rinforzata da necessitare nel 1197 l’acquisto della Torre dei Bottazzi, all’angolo tra la contrada dei Mercanti d’oro e quella dei Berrettai, dove mettere la sede della Credenza di S. Ambrogio. La Credenza era conosciuta come espressione del popolo grasso, ossia mercantile, ma di fatto era guidata dalla classe capitaneale: il suo capo era detto “Capitano del popolo”, carica ricoperta inizialmente da Dando Marcellino, podestà di Genova. Gli artigiani che poi entrarono a farne parte nelle loro corporazioni di arti e mestieri erano inizialmente considerati solo come “massa di manovra”[1]. L’altra grossa organizzazione era della Motta, che riuniva le discendenze popolari più ricche e potenti; la sua sede non è ancora stata identificata.
Nel 1201 si designò un podestà per ognuna delle due classi: Raniero Cotta per la Motta, Drudo Marcellino per la Credenza.
La posizione assunta dalla Credenza spinse la Motta a creare la Società dei Gagliardi, alla quale la Credenza oppose la Società dei Forti, due eserciti che scesero in campo in città nel 1205. L’ultima a sorgere fu la Società dei Coronati: 600 nobili che nel 1240 militavano al comando di Ludovico da Lampugnano al servizio di Gregorio da Montelongo, rettore del comune insieme al francescano Leone da Perego. I due avevano assunto una specie di dittatura al di sopra delle magistrature comunali pe fronteggiare l’attacco di Federico II di Svevia.
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Messagede armoisine » 01 Juin 2006 08:20

Ca donne ça:

"Du 1194, avec le Traité de Vercelli, de Milan il avait acquis la liberté des trafics sur toutes les voies d'eau et de terre dans la plaine lombarde ; deux ans après les accords avec Côme ils assurèrent aux Milanais les valichi alpins pour l'exportation au nord des produits agricoles et artisanaux ; dans le 1197 le Traité d'Éloges garantissait les trafics vers l'Adriatique et le Traité de Monferrato l'accès à Genova.
La classe artisanale et mercantile on était à tel point renforcée à nécessiter dans le 1197 l'achat de la Tour des Bottazzi, à l'angle entre la contrada des Marchands d'or et cette des Casquettiers [?], où mettre le siège de la Croyance [Credenza=congrégation?] de S. Ambrogio. La Credenza était connue comme expression de peuple gras [popolo grasso], c'est-à-dire mercantile, mais de fait elle était guidée de la classe capitaneale [aristo] : son chef ère je dicte [se fait appeller] "Arrivent de peuple" [capitaine du peuple], charge recouverte initialement de Dando Marcellino, podestà de Genova. Les artisans qui ensuite entrèrent à en faire partent dans leurs corporations de membres et de métiers erano initialement considérés seulement comme "masse de manoeuvre" [main d'oeuvre].
L'autre grosse organisation était de la Motta, qui réunissait les descendances populaires plus riches et puissants ; son siège n'a pas encore été identifiée.
Dans le 1201 on désigna une podestà pour ognuna des deux classes : Raniero Cuite pour la Motta, Drudo Marcellino pour la Croyance.
La position assumée de la Croyance poussa la Motta à créer la Societé des Vigoureux, à laquelle la Croyance opposa la Societé des Forts, deux armées qui descendirent en champ en ville dans la 1205. dernière à se lever fut la Societé de Couronnés: 600 nobles qui dans le 1240 militaient à commande de Ludovico de Lampugnano au service de Gregorio de Montelongo, recteur de la commune ensemble au fransiscain Lion de Perego. Les deux avaient assumé un specie de dictature au-dessus des magistratures communales pe faire face attaque de Federico II de Svevia."
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Messagede armoisine » 01 Juin 2006 08:25

Les factions sont un peu plus claires après ça, mais au bout qui l'emporte? La credenza ou la motta?
Ou alors c'était plus compliqué et tout simplement à tour de rôle, au gré des évènements...
Comme dans les autres villes, Gênes, Florence, les institutions en viennent à se superposer , podestat/capitaine du peuple/ vicaire impérial/ seigneur/ abbé du peuple...

Bref, si je tombe dessus à l'oral, je concluerai par "et au final, c'est un beau bordel!" :lol:
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Messagede Janus » 01 Juin 2006 10:03

armoisine a écrit:En attendant le retour de Janus

Je pars demain matin! :wink:

"Du 1194, avec le Traité de Verceil, Milan avait conqueri la liberté des trafics sur toutes les voies (d'eau et de terre) dans la plaine lombarde ; deux ans après les accords avec Côme ont ouvert aux Milanais les cols alpins pour l'exportation au nord des produits agricoles et artisanaux ; en 1197 le Traité de Lodi assuraiait les trafics vers l'Adriatique et le Traité du Montferrat l'accès à Genes.
La classe artisanale et mercantile était si renforcée en 1197 qu'elle achete la Tour des Bottazzi, à l'angle entre la contrade des "Marchands d'or" et cette des "Producteurs de chapeaux", où mettre le siège de la Croyance [oui ... une sorte de congrégation je crois!] de S. Ambroise. La Credenza était connue comme expression de peuple gras [popolo grasso], c'est-à-dire mercantile, mais elle était guidée par la classe capitaneale [par les Capitaines du Peuple ...] : son chef était appellé "Capitaine du peuple", charge recouverte initialement de Dando Marcellino, "podestà" de Genes. Les artisans qui ensuite entrèrent dans la Credenza avec leurs corporations des artes et des métiers (donc la Credenza c'était une sorte de Confederation des Corporations de Milan!) étaient initialement considérés seulement comme "masse de manoeuvre" [ils n'avaient pas pouvoir de decision ... ils servaient seulement pour agrandir le nombre des partecipants!].
L'autre grosse organisation était la Motta (motte ... litteralement c'est un terme qui signifie "petite montagne") , qui réunissait les familles plus riches et puissantes ; son siège n'a pas encore été identifiée.
En 1201 on désigna une podestà (chef venant d'une autre ville) pour chaque classe (Credenza et Motta) : Raniero Cotta pour la Motta, Drudo Marcellino pour la Croyance.
La position assumée par la Croyance poussa la Motta vers la creation de la Societé des Vigoureux, à laquelle la Croyance opposa la Societé des Forts, deux armées qui sont nées en 1205. dernière à naitre,il y avait aussi la Societé de Couronnés: 600 nobles qui en 1240 militaient (leur chef était Ludovico de Lampugnano) au service de Gregorio de Montelongo, recteur de la commune avec le Fransiscain Lion de Perego. Ces deux hommes avaient creé une sorte de dictature plus puissante des magistratures communales ... tout cela pour contraster l' attaque de Frederick II."


Les factions sont un peu plus claires après ça, mais au bout qui l'emporte? La credenza ou la motta?
Je vais demander sur le forum italien ... c'est un beau bordel pour un italien aussi!!! :shock: :mrgreen: :mrgreen:
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Messagede Janus » 07 Juin 2006 20:07

armoisine a écrit:Les factions sont un peu plus claires après ça, mais au bout qui l'emporte? La credenza ou la motta?

J'ai demandé sur le forum italien mais ... personne sait rien! :?

J'ai fait une petite recherche et ici ...
http://www.storia.unifi.it/_rm/rivista/ ... Grillo.htm
... j'ai trouvé ça:

Il Popolo, organizzatosi nel 1198 nella famosa "Credenza di Sant'Ambrogio", a cui si affiancò la "Motta", che riuniva le discendenze popolari più ricche e potenti, influenzò sin dal primo momento la politica comunale, imponendo una rigida bipartizione delle cariche con la nobiltà e l'affermazione del regime podestarile a partire dal 1213. La Credenza ottenne la realizzazione di numerose riforme, volte ad attribuire sempre maggiori capacità di governo ai vertici cittadini. Vennero così create nuove magistrature giudiziarie e contabili, si attuarono forme empiriche ma efficaci di distrettuazione del contado, grazie alla diffusa utilizzazione di scritture su registro vennero attuate imponenti opere di verifica fiscale e di controllo sulle entrate e le uscite pubbliche, che coinvolsero spesso le immunità pretese dalla chiesa locale e dai grandi enti ecclesiastici. L'apogeo del Popolo avvenne dopo il 1258 quando la societas nobiliare venne sconfitta militarmente ed emarginata dal governo. Per quasi un ventennio i popolari, che avevano trovato un'efficace leadership nella discendenza aristocratica dei Della Torre, ressero la città. La natura marcatamente fazionaria del nuovo regime e il contrasto di interessi fra la Credenza e i Della Torre, intenti a costruire un potere su basi dinastiche, causò però il repentino crollo dell'esperienza di fronte alla riscossa nobiliare, che trionfò sul campo nel 1277, riprendendo le redini della politica milanese.

Le Peuple, a constitué en 1198 la "Credenza di sant'Ambrogio", peu plus tard est née aussi la "Motta", qui était constituée par les riches et nobles qui avaient une origine "populaire" recente ...
La Motta a , du premier moment, tres influencé la vie politique de Milan. Avec elle on a eu une rigide bipartition des pouvoirs et des charges politiques avec la Noblesse et un periode d'administration "podestarile" ( le pouvoir etait confié à un podestà étranger)
La Credenza a realisé beaucoup de reformes, pour mieux partager les pouvoirs de la ville: on a vu la creation de nouvelles autorités ( juges et comptables). Le territoire du "contado" (la champagne) a été divisé en arrondissements pour mieux l'administrer ...
On a commencé a faire des "verifies fiscales" et on a mis en discussion les immunités fiscales de l'Eglise et du clergé ...
La plus grande victoire du Peuple (Motta + Credenza) se passe en 1258: Milan voit la defaite militaire de la Noblesse: elle sera éloignée du pouvoir!
De ce moment (et pour 20 ans) le pouvoir c'est dans les mains du Peuple: dans son nom, il sera administré par la ( noble) famille des Della Torre.
Mais ça ne va pas durer longtemp: les Della Torre avaient une politique qui favorait seulement un nombre tres limité parmi les "populaires"
La Credenza commence à contraster les Della Torre: ils sont accusés de vouloir constituer una sorte de "Signoria" éreditaire ...
Cettes divisions favorisent la Noblesse qui en 1277 obtient une grande victoire militaire: le pouvoir du Peuple s'écroule definitivement!
De ce moment l'administration du pouvoir restera dans les mains de l'aristocratie ...
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Messagede armoisine » 08 Juin 2006 09:35

Merci :D !!!!!

En fait, la commune est marquée par la politique "populaire", par l'exercice du pouvoir de la Motta et la Credenza. Malgré quelques tensions internes, une orientation plus sociale de la Credenza (fiscalités en fonction du patrimoine réel, "estimo" en 1211; mise par écrit des coutumes 1216), tandis que la Motta pousse le commerce vers plus de libéralisme, en opposition à la fortune de la noblesse.

D'après ton extrait, les nobles à terme récupèrent le pouvoir, ce sont eux les gagnants au final quoi! Merci pour la traduction.
Les guelfes Della Torre sont renversés par les Visconti, gibelins, qui font évoluer la ville vers la Seigneurie, les Visconti appartienent donc à la faction noble je pense.
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