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mi-temps

Le Moyen Âge est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on le fait commencer en 476 et le terminer en 1492.

Messagede Janus » 24 Juin 2006 16:18

armoisine a écrit:Le match contre Lens.... Pas trop de mauvais souvenir?

Oui ... surtout des derniers minutes du match ! :cry: :cry: :cry:

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L'année prochaine nous ne serons pas en UEFA: j'aurai beaucoup de temp pour reflechir sur ces mauvais souvenirs! :? :roll:
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Janus
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Messagede armoisine » 25 Juin 2006 09:25

Ben je sais pas, je trouve pas qu'on parle plus de foot que des "affaires", vaches enrhumées ou autre voitures qui brulent... Le problème n'est pas le sujet mais le traitement du sujet.

Et comme le sujet me plait, que les non amateurs détournent les yeux :wink: :
J'avais bossé là dessus en licence de moderne,

Le jeu de balle, ou Pok-a-tok en langue Maya, ou encore Tlachtli en náhuatl, était une activité cérémoniale à caractère rituel portant la symbolique du " récit de la création ". On le retrouve dans la mythologie Maya au temps des Jumeaux Héroïques, mais daterait probablement de la culture Olmèque (1500 à 400 av-JC).

Deux équipes de sept joueurs chacune s'affrontent. Le but du jeu est de faire rebondir une balle de caoutchouc (10 - 12 cm de diamètre) dans le camp adverse ou de la faire passer dans l'un des anneau de pierre quand ceux-ci sont présents. Par contre, la balle ne doit jamais tomber au sol dans son camp. Les joueurs ne peuvent la toucher qu'avec les hanches, les coudes ou les genoux, jamais avec les mains ou les jambes. Sachant que les joueurs étaient en général de petite taille, il est facile de penser que rare étaient les passages de la balle dans l'un des anneaux (en général, au premier passage dans l'anneau, le jeu s'arretait). C'étaient alors les dieux qui déterminaient les vainqueurs du jeu de balle, comme ils décidaient qui serait victorieux à la guerre. Les perdants avaient donc généralement le privilège d'être sacrifiés, rappelant ainsi les origines mythiques de la civilisation Maya et la résurrection du dieu maïs.

Le jeu de balle symbolise en fait le combat à mort qui eut lieu au cours de la troisième création. Le sol du terrain représente la plate-forme terrestre, censé séparer le monde humain du Monde inférieur. C'est pourquoi on dit que les dieux déterminaient les vainqueurs du jeu de balle.
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http://www.mexique-fr.com/jeuballe.php

Ces sports d'équipe avaient une fonction sociale et religieuse, défoulement, union etc. C'est peut être encore le cas. Dans certains pays comme en Europe, c'est une émulation avec nos voisins, dans d'autres c'est une religion.... Les sports qui drainent tant d'émotions ne peuvent pas être négligé et des historiens du sport ont pointé le bout de leur nez dans la veine de l'histoire des mentalités et des cultures. C'est d'ailleurs assez intéressant.

Pour ceux que le foot fait souffrir, sachez que pour ma part Roland Garros, la F1 (désolée), et surtout le tour de France sont des problèmes. Chacun son truc :lol: !
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Messagede armoisine » 25 Juin 2006 09:54

Beh j'en remets une louche! Merci d'avoir ouvert ce post Hermione :wink:!

Et l'extrême orient? Il a son mot à dire aussi:

En Chine également, les soldats de l’Empereur Houang-Ti, l’Empereur jaune, (2500 av. J.C.) pratiquent un jeu de balle, comme simple exercice d’entraînement militaire. Plus officiellement, il existe un manuel datant de la période de la dynastie des Han (-206/220), traitant de la formation militaire, et l'on y trouve dans les exercices physiques le "Ts'uh Küh". Une boule de cuir remplie de plumes et de cheveux devait être bottée avec le pied dans un petit filet dont l'ouverture était d'environ 30-40 cm, fixé à de longs poteaux de bambou. C'était un exploit qui devait certainement nécessiter une très grande adresse et une bonne technique. II existait à part cela une autre version, où les joueurs ne pouvaient pas viser leur but sans être dérangés, mais ils devaient faire usage des pieds, de la poitrine, du dos et des épaules -non pas seulement de la main- pour jouer et se défendre face aux attaques d'un adversaire. La technique quasi-artistique des joueurs actuels n'est donc pas aussi récente qu'on veut bien le prétendre.

Au Japon, le jeu de balle ancestral s’appelait le kemari, descendant du jeu de balle chinois. Comme nous le verrons ensuite [1] , il fut très populaire entre le XXème et le XVIème siècle, et en particulier sous le règne de l’Empereur Gotoba 後鳥羽院 (Gotoba In) (1183-1198).
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Le kemari fut importé de Chine sous le règne de l’Empereur Yomei 用明天皇 (Yomei Tennô) (585-587). Dans le Nihon shoki 日本書記 (Annales du Japon), sont mentionnées les parties de kemari auxquelles participait le prince Naka no ôeno 中大兄皇子(Naka no ôeno ôji), futur Empereur Tenji 天智天皇 (Tenji Tennô), au temple Hôkôji sous le règne de l’impératrice Kôgyoku 皇極天皇 (642-645). Selon le Kokon chomon shû 古今著聞集 (Recueil d'histoires fameuses de jadis et de maintenant) de Tachibana Naruse, l’intérêt pour le kemari se développa à la cour à partir du règne de l’Empereur Temmu 天武天皇 (Temmu Tennô). L’Empereur, mais aussi les nobles, les shoguns, les daimyôs, les moines jouaient au kemari. Le jeu devint populaire dès la fin de l’époque Heian (794-1185) et sous l’époque Kamakura (1185-1333), les samouraïs se mirent à jouer à ce jeu pour se rapprocher des gens de la Cour. Le grand chef militaire Oda Nobunaga (1534-1582), lui-même, pratiquait pendant ses loisirs ce jeu de la noblesse japonaise.

Du XIème siècle jusqu’au milieu de l’époque Edo (1603-1868), le kemari fut tellement populaire que l’on retrouve sa trace dans beaucoup d’aspects culturels de cette période : écrits historiques, journaux intimes, littérature, peinture et chansons. Après la restauration de Meiji, le kemari, comme beaucoup d’autres pratiques anciennes, est tombé en désuétude, puis est revenu peu à peu dans la culture traditionnelle. Aujourd’hui, il est présent dans de nombreuses Matsuri (fêtes traditionnelles).

A Kyôto, une association a été créée pour préserver la tradition de ce jeu et, au début de chaque nouvelle année, une fête est organisée au temple shintô de Shimogamo. Les joueurs revêtent alors le costume traditionnel pour faire une démonstration. Le temple de Kotôhiragû, situé à Takamatsu, a créé, quant à lui, l’association Konpiragû Shûkikukai 金刀比羅宮蹴鞠会 [4] , laquelle organise trois fois par an une grande fête autour du kemari. Ce jeu, qui se jouait avec une balle recouverte de peau, nécessitait la participation de deux joueurs au minimum et de douze au maximum sur un terrain de 12,7 x 12,7 mètres. Les participants portaient un kimono et un chapeau pointu. Les règles en sont assez simples : un des joueurs engage en lançant la balle dans les airs et la renvoie le plus grand nombre de fois possible dans les airs. Puis il l’envoie dans la direction d’un autre joueur, lequel doit empêcher la balle de toucher le sol. Seul le pied peut toucher la balle. Le joueur dit « ariyaaaa » à chaque fois qu’il renvoie la balle en l’air et « ari », lorsque il l’envoie à un autre joueur. Le but du jeu est d’éviter que la balle touche le sol. Dans un article paru en 1979 et intitulé « Extraits de l'histoire haute en couleur d'un jeu fascinant » [5] , le Dr Wilfried Gerhard, chef de presse de la Deutscher Fussball-Bund décrit le kemari comme: « Un jeu de football circulaire, bien moins spectaculaire que le jeu chinois, mais beaucoup plus solennel, plus digne, un exercice cérémoniel. Certes, il requiert de l'adresse, mais n'a certainement pas le caractère belliqueux du jeu de balle chinois et en aucune façon la forme d'une lutte pour le ballon. ». Le kemari peut donc être considéré comme le « jeu de balle » japonais, et lorsque que le football de type « anglais » est introduit au Japon, les japonais ne peuvent s’empêcher de faire la relation et le surnomment le « kemari anglais ».


http://perso.orange.fr/pandanet/index3.htm
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Messagede armoisine » 25 Juin 2006 15:21

Je persiste à dire que la culture que révèlent les sports, notamment collectifs, est tout à fait intéressante. On peut être loin du battage médiatique mais reconnaitre dans l'histoire du sport et des pratiques sportives un éclairage sur les sociétés anciennes ou actuelles....

D'ailleurs les photos postées par Janus sont tout à fait intéressantes. Dans une logique d'émulation et de défoulement, une pratique sportive à valeur identitaire et unitaire comme celle ci est porteuse de sens.

Bien sûr reste à définir ce qu'est un sport, valeur particulièrement contemporaine, mais comme dirait Bloch, on éclaire le présent par le passé et nos pratiques sportives actuelles prennent ainsi plus d'épaisseur.

Et c'est là que je deviens définitivement ch***te :lol: ! désolée, j'ai l'oral dans moins d'une semaine maintenant et le conditionnement est au taquet! Au point de tout voir à travers les lunettes d'historien.... Vivement la quille!
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Messagede Foulques » 25 Juin 2006 16:12

Il y a aussi le jeu de la crosse chez les amérindiens

http://www.culture-amerindiens.com/1-ca ... 34998.html

Bah, ils étaient là aussi au MA ! :wink:

Et personnellement, je sens naître en moi une passion pour le foot florentin !

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…surtout celle de gauche… :D
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Messagede armoisine » 25 Juin 2006 18:14

Je te comprends! Moi c'est plutôt les protagonistes sur le terrain que je trouve intéressant, d'un point de vue purement historique évidemment... :med19:
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Messagede Hermione » 25 Juin 2006 22:35

An1000.org a écrit:Eh merde, je croyais être à l'abris de la folie foot ici :med25: :mrgreen:



:D mi-temps, ce n'était pas une alerte pour éviter de rentrer dans la partie :med04: :med04: ? le baton pour se faire battre, rod ? :wink:

Jehan :
Décidément, même ici le foot me poursuit !


même réfexion et même tacle glissé, tshuss :wink:


(j'édite pour dire que ce n'est que de l'humour, j'ai peur d'être mal interpréter, nooon je ne chambrais pas :oops: )

bon , visiblement les filles semblent plus féru de sport que vous les hommes ici, hum je ne parle pas de foulques ni de janus dans la gente féminine, rassurez vous, mais c'est intéressant de voir que l'origine du foot (cf le post d'armoisine) trouve ses origines encore plus lointaine que le moyen âge, et la description artistique du jeu de la "boule de cheveux" en 2500 avant JC en chine, rentrant dans un petit but de 30 à 40 cm, donne une idée de la dextérité des 'joueurs' de l'empire du soleil levant, on a beau avoir agrandi les cages, et rempli d'air le ballon, et supprimer le jeu à la main, le 'beau jeu' n'est plus beaucoup sur le terrain, à part chez les brésiliens et les italiens, toujours les mêmes virtuoses :wink: , je comprend foulques pour l'engouement florentin :lol:, je pratique le même sourire béat devant certains joueurs plus contemporains ceux là :oops:
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Messagede Foulques » 26 Juin 2006 22:08

Ce qui me surprend encore plus que la victoire italienne c'est que l'Australie ait une bonne équipe. D'où peut bien-t-elle sortir ? Pourquoi eux et pas les ricains ?

C'est marrant ces traditions, performances, en football qui paraissent déconnectées des influences évidentes. Pourquoi la Corée du sud (où les Français sont restés peu de temps) et pas le Vietnam où là on aurait eu largement le temps de jouet au foot avec eux ?

Et le Japon ? :shock:
A part quelques prédicateurs jésuites, et encore, je ne vois vraiment pas qui aurait pu leur apprendre à jouer au foot.
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Messagede An1000.org » 04 Juil 2006 23:17

Bon, j'ai divisé le topic...

Ici, on parle histoire du foot :wink:

Pour la CM2006, c'est là http://www.an1000.org/forum/viewtopic.php?t=722
Rod
Les petits ruisseaux font les grandes rivières...
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