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Origines religieuses des Albigeois

Ensemble des croyances, des dogmes, des pratiques et des rites définissant le rapport de l'humain avec le sacré durant le Moyen Âge.

Messagede Foulques » 19 Déc 2005 01:29

J’ai fouillé mon dictionnaire Mourre, pour y trouver ces passages intéressants :

A l’article manichéisme :
"Le manichéisme survécut clandestinement pendant des siècles et contribua, au moyen âge, à la naissance des hérésies de bogomiles et des albigeois."

A l’article hérésie :
"La réapparition du vieux manichéisme, qui devait traverser tout l’âge médiéval, se produisit en occident au début du XIe s."

A l’article Albigeois :
"L’albigéisme, […] n’est que la forme française d’un vaste courant de gnosticisme manichéen qui se manifesta aux VIIe/IXe s. dans l’empire d’orient avec les pauliciens, au Xe s. en Bulgarie avec les bogomiles, au Xe s. en Italie, d’où il passa en Gaule méridionale."

A l’article Pauliciens :
"Courant religieux dissident, influencé probablement par des doctrines manichéennes, qui se répandit en Arménie entre le VIIe et le IXe s. […] Persécutés […] d’autres trouvaient refuge en Bulgarie, où ils se confondirent avec les bogomiles."

Et l’article sur les bogomiles mêle également les patarins et cathares.

Ici, un contributeur du forum de cathares.org pense que les pauliciens sont directement à l’origine des bogomiles « car ils furent déportés massivement en Bulgarie, et le bogomilisme apparut dans ce pays immédiatement après l’occultation de l’Eglise paulicienne »
http://club.cathares.org/(1uxxnf45vqwpdp45qfheft55)/archivesPlatesformes.aspx?fichier=plateforme0354.html&entree=ok&userName=decouverte&password=njpup5r6i4duwfphigtz&email=decouverte@cathares.org

Et là surtout, un site fait manifestement par un idéaliste qui veut nous prouver quelque chose, mais qui a l’air très crédible dans la description historique :
http://www.bibliquest.org/AL/AL-03-Egli ... re.htm#TM5

« Mais ce qui est plus intéressant et plus important pour la suite de notre sujet, c’est de connaître l’influence que les Pauliciens eurent en Occident. Avant Théodora, il y avait eu, comme nous l’avons vu, des persécutions contre eux. L’empereur Constantin Copronyme, vers le milieu du 8° siècle, en avait transporté un grand nombre dans la Thrace, et leur avait assigné comme résidence la ville de Philippopolis, un des postes avancés de l’empire. C’est de là que leurs doctrines pénétrèrent et se répandirent en Europe. Ils semblent surtout avoir travaillé avec succès parmi les Bulgares, peuple barbare venu des rives de la Volga et qui s’était établi sur les bords du Danube. »

ça colle avec le reste ! Venue d’Asie mineure, le corps d’idées gagne la Bulgarie pour ensuite resurgir en Italie :

« Mais déjà dans le 11° siècle, on en trouve des traces. À cette époque, des missionnaires orientaux qualifiés de poblicans (corruption probablement de pauliciens) vinrent d’Italie en France, dans le Périgord et l’évêché de Limoges. Ils gagnèrent là un certain nombre de disciples, non seulement parmi les pauvres, mais aussi parmi les seigneurs. Ils cherchèrent ensuite à s’étendre en d’autres contrées. Ainsi, vers l’an 1022, arrivèrent à Orléans un paysan du Périgord et une femme italienne. Ils enseignèrent leurs vues et se firent un certain nombre d’adhérents parmi les gens du peuple ; ils persuadèrent même quelques nobles et plusieurs chanoines. […] On les signala comme hérétiques au roi de France Robert, surnommé le pieux, qui les fit examiner par l’archevêque de Sens. Ils furent condamnés à mort. Deux seulement se rétractèrent. Comme les autres, parmi lesquels se trouvaient dix chanoines et plusieurs religieuses, se rendaient au supplice, ils passèrent devant le roi et la reine Constance. Celle-ci, voyant parmi les condamnés son ancien confesseur, saisie de colère, le frappa avec une canne et lui creva un œil. ».

On a reconnu là nos chanoines d’Orléans !
Et voila donc des missionnaires itinérants chargés de répandre la bonne parole. Voila , c’est ça le vecteur que je cherchais.

Ensuite il est question de deux prédicateurs : Pierre de Brueys et Henri de Lausanne. On les présente comme génération spontanée. :?:

Mais je suis ennuyé car j’avais bien lu quelque part que les idées manichéistes étaient bien déjà présentes « en terreau » dans le sud-ouest, mais je ne trouve plus où. Mais si ça se trouve c’est l’action de ces missionnaires, tout simplement, puisqu’ils devancent d’un siècle environ la manifestation du catharisme à proprement parler.
Je viens de regarder le Quid aussi. Ils ont effectivement une explication intéressante mais que je n’ai trouvé nulle part ailleurs.

Je la recopierai demain !
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Messagede armoisine » 19 Déc 2005 08:46

Foulques a écrit:Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour connaître l'âge d'Armoisine :D


Ben , c'est pas juste! Je l'ai noté dans le post de Barberousse "vos âges". Je n'ai pas (encore :wink: ) de problème avec cela!
D'autant plus que ça excuse mon ignorance parfois.... :lol:
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Messagede armoisine » 19 Déc 2005 08:50

Foulques a écrit:Mais je suis ennuyé car j’avais bien lu quelque part que les idées manichéistes étaient bien déjà présentes « en terreau » dans le sud-ouest, mais je ne trouve plus où.


En parlant de terreau que penses-tu de l'influence arianiste?

J'ai l'impression qu'on réduit trop souvent le catharisme au dualisme manichéen mais je pense que le fait de nier la divinité du Christ, même si c'est moins spectaculaire, et tout aussi révolutionnaire à l'époque.
J'aimerais savoir si le parallèle que j'ai fait quelques messages plus haut est viable.
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Messagede armoisine » 19 Déc 2005 09:19

Maintenant, pour les vecteurs, principes, etc.

Comme je l'ai dit au début de ce post, je ne suis pas spécialiste mais je ne pense pas non plus que le catharisme soit aisé à définir. Et j'aimerais savoir si mes souvenirs sont bons, c'est à dire qu'aucun écrit cathare sur leur dogme n'a été retrouvé. Je crois me rappeller que le "livre des deux principes" est postérieur et écrit par des catho. Bref, je sais plus.

Du coup, dés qu'on croit tenir une explication, il s'avère qu'elle peut être exacte mais comme des tas d'autres.

J'ai trouvé cet article, 2000 ans d'hérésie Wolfgang Wackernagel, Diogène, No. 187, Vol. 47/3, Presses Universitaires de France (PUF).

La plus grande affaire d'hérésie du XIIe au XIVe siècle est par contre "un mouvement sans nom" puisqu'elle ne se rattache pas à la personnalité notoire de quelque hérésiarque fondateur. Au départ, l'Église ne semble même pas être en mesure de clairement définir la doctrine de ses adversaires présumés, traitant de (néo-) manichéens ou d'ariens ce qui deviendra plus tard le catharisme ou l'albigéisme. Il s'agit de la plus grande affaire d'hérésie du Moyen ge, en raison de l'ampleur de la répression qu'elle a causée.
La présomption de manichéisme n'est pas infondée, puisqu'il s'agissait d'une sorte de dualisme issu de tendances inhérentes au Christianisme lui-même, mais aussi d'une nouvelle mouvance du manichéisme ancien, avec ses emprunts aux mythologies mazdéennes, gnostiques, juives, chrétiennes voire bouddhistes (voir la notion de "terre pure"). Ce nouveau manichéisme aurait été importé d'Orient au moment des croisades, notamment par l'entremise des bogomiles (amis de Dieu) bulgares. C'est en raison de cette piste bulgare que les cathares auraient été surnommés "bougres". D'autres y ont vu une allusion aux Burgondes, aussi touchés par l'hérésie. En fait, cette dernière s'est aussi répandue dans le nord de l'Europe, puisque c'est à propos d'un bûcher d'hérétiques à Cologne, en 1163, qu'un abbé rhénan leur aurait pour la première fois attribué le surnom de "cathares". Du Grec catharos, "pur". En ce sens, les cathares ont parfois été considérés comme les précurseurs des puritains. Ces aspects de la question ont été amplement exposés dans de nombreux ouvrages.
Par contre, la présomption d'arianisme est rarement avancée, mais on peut aussi lui trouver des motifs de crédibilité. Dans cette perspective, le catharisme serait originellement issu du "gotharisme", puisque le berceau de la variante méridionale de cette hérésie se situe dans l'ancien royaume des Wisigoths. La Catalogne, c'est-à-dire la Gothalunia de Charlemagne était à cette époque "le pays des Goths". Leurs places fortes devinrent les châteaux dits "cathares". En fait, le Pog de Montségur – une sorte de Tempelburg ou "temple fortifié" – était le seul château cathare au sens strict du terme(*). Rennes-le-Château était l'ancienne Rhedae, une cité wisigothe de trente mille habitants. Au XIXe siècle, l'abbé Saunière y aurait trouvé un trésor, ce qui donna lieu aux plus fabuleuses spéculations. Depuis l'ère carolingienne, Béziers passait encore pour "la capitale du Margraviat de Gothie", du moins jusqu'au fameux sac de 1209. Jean Guiraud va même jusqu'à affirmer que Castelnaudary, siège du premier concile cathare, dériverait de 'Castel novum de Arrio'(*9). Quoi qu'il en soit, Arriani est attesté chez plusieurs auteurs anciens pour désigner les hérétiques provençaux. Notamment chez Henri de Clairvaux, qui laisse entendre qu'"Arius revit dans les contrées occidentales par l'entremise de ses héritiers(*10)".
Mais dans cette affaire, comme dans bien d'autres, les pistes ont été passablement brouillées, et l'on ne saurait simplifier les choses en cédant à des conclusions hâtives. Il semble néanmoins que le catharisme se soit d'abord répandu parmi les descendants des Goths, puisqu'ils étaient un peuple "traditionnellement hérétique", et de surcroît plus ouverts à ce qui pouvait venir "de Bulgarie", puisque leur royaume se trouvait jadis sur la Mer Noire. Il est tout de même frappant de constater que ceux qui administraient le principal rite cathare (consolamentum) étaient appelés parfaits ou bonshommes. Or, si on traduit ce dernier terme, on s'aperçoit que Goths, 'good men' et bons hommes, c'est la même chose. A cela s'ajoute l'assonance gothique (latinisée) de noms comme celui de l'évêque cathare Guilhabert. Ce nom semble même avoir une connotation ministérielle, puisqu'il pourrait signifier: "celui qui avoit la volonté (divine)". Père spirituel des dames de Fanjeaux et d'Esclarmonde de Foix, Guilhabert se réfugia plus tard à Montségur. Mais il faut aussi reconnaître qu'au niveau du contenu, la nouvelle hérésie ne ressemble pas à l'ancienne. Son contenu a manifestement évolué avec le temps et avec l'apport d'autres cultures plus récentes, voire au contraire pré-romaines (populations celtes, hispaniques, vascones basques, volces tectosages, etc.). Dans une contrée et une époque réputée tolérante se forma ainsi la riche texture médiévale de l'Occitanie, dont les tisserands-voyageurs et les troubadours étaient les meilleurs apôtres.
Rome jugea au contraire que la région filait du mauvais coton. La croisade qui déchira ce "tissu d'hérésie" débuta en 1209. Elle dura plus d'un siècle, si l'on compte toutes les actions subséquentes; depuis les grandes campagnes militaires jusqu'au bûcher du château épiscopal de Villerouge, où Guilhem Bélibaste, le dernier parfait cathare connu du Languedoc, monta en 1321. Voire jusqu'en 1340, si l'on compte le bûcher anonyme de Carcassonne. Cette croisade aurait fait "un million de victimes, dit-on"(*11). C'est très exactement elle qui dès 1231, sur ordonnance pontificale, donna naissance à "l'appareil de nettoyage d'hérétiques" appelé Inquisition(*12).

http://www.ymago.net/isarchive/institut/francais/heresief.htm

Cet article reflète assez bien ce que je pense. En tout cas je pense qu'on réfléchit beaucoup sur les cathares, choses peut être que les cathares ne fesaient pas eux mêmes :roll: . Du coup, on ne sait pas grand chose de façon définitive.
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Messagede armoisine » 19 Déc 2005 09:22

PS cette page ne s'ouvre qu'en trés large, dur de lire les messages du coup....
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Messagede Janus » 19 Déc 2005 12:16

armoisine a écrit:Au fait pour Janus, on parle aussi de la Pataria pour les origines du catharisme.

Ciao!! j'ai pensé de faire une petite traduction de cet article sur la Pataria à Milan tiré du site de la revue Airesis: le auteurs sont des professeurs des Universités italiennes ... la qualité des articles est excellente!
http://www.airesis.net/LoSposoDivino/Sposo%20divino%201/Orioli_Eresia4_pataria.htm

Pour traduire, j'ai utilisé aussi Altavista ... peut etre que la qualité ne soit pas tres elevée ... excusez moi!


Dans le XI siècle c'est tres importante l'expérience patarinique, mouvement réformateur soutenu de peuple et duré environ 20 ans, qui trouve dans la "curia" romaine un total appuie. La Papauté voit dans ce mouvement, en effet, une forme de défense de son pouvoir sur celui temporel. L'emplacement de la Pataria milanaise dans le domaine d'une histoire de l'héresie peut susciter quelque perplexité, même parce qu'entre les mêmes historiens il n'existe pas un accord sur ça. Toutefois les anomalies qui la caractérisent, les differentes déploiment et les différentes motivations des forces en jeu, les résultats à la moyenne et à la longue distance peut-être peuvent jeter de lumière sur les événements religieux des siècles suivants. Nous ignorons le signifié du terme Pataria ; les hypothèses formulées des contemporains aux faits et des historiens actuels souvent apparaissent pas du tout eclairées et illuminanux. Plus probable elle est peut-être celle qui la reconnecte aux paté du dialect milanais, dans lequel le terme équivaut à "vendeur de chiffons" et, pour consequence, gueux ; mais quel qui soit la vraie ethimologie, il est indubitable que telle dénomination fut appliquée, pour les insulter, par les adversairesde ce mouvemement à haute partecipation populaire (peuple qu'il n'était pas, en réalité, constitué par des gueux, ainsi comme fut désignée des adversaires, il était constitué plutôt par la nouvelle classe émergente d'artisans et les travailleurs, en nette rivalité economique avec les Seigneurs ; et les initiateurs et les vessilliferi du mouvement meme étaient appartenants à des classes elevées) ; un mouvement qui s'insère dans un procès de réforme de la cristianité commencé par la partie "laïque", mais qu'il aura comme consequence naturelle la Lutte entre Église et Empire, ce qu'on indique habituellement sous le nom de "Lutte pour les investiture". Dans le janvier du 1045 il meurt Ariberto d'Intiminano, l'archevêque milanais qui avait capturé et ensuite exécuté les hérétiques de Monforte. Fort d'une tradition qui s'est affirmée depuis longtemps, l'assemblée citadine formule une rose de quatre candidats à la succession, qui soumet à l'attention de l'empereur Enrico III : Anselmo de Baggio, de Landolfo Cuite, d'Arialdo de Carimate et d'Attone. Mais Enrico à la signalisation du haut clergé et de la noblesse citadine préfère un membre de la noblesse feudale : Guido da Velate, dont l'élection d'abord durement contestée du clergé local, est ensuite reconnue et plus ou moins pacifiquement accueillie. Enrico III, en favorisant Guido s'assure qu'à la tête de chaque diocèse, il y ait des personnes liées à l'empereur, de sa confiance, qui assurent ce raccord avec le pouvoir central nécessaire pour garantir l'effectif gouvernement à l'intérieur de l'empire. Dans cela il se rappelle à une tradition entamée, ou mieux rendue institutionnelle dans la seconde moitié du siècle X par Ottone I, qui avait conféré bénéfiques et pouvoirs aux évêques, en se garantissant ainsi la présence des fonctionnaires liés à lui et surtout pas héréditaires (ça pouvait produire une fregmentation et une parcellisation administrative et politique du territoire). Une solution, celle-ci, qui nuos ressemble au d'un cesaropapismo de Constantin, ancor plus rendu manifeste du fait qui Ottone I était intervenu même dans l'élection du Pape, en déposant le corrupte Giovanni XII, en nommant à sa place Lion VIII et en faisant jurer au peuple romain de n'élire plus comme successeur de Pietro un homme pas aimé par l'empereur ou par son représentant. Cette interférence- aux yeux de nous modernes - était, d'autre part, justifiée de la corruption imperante en Rome, où l'élection des pontefice était object de disputes entre les familles locales. Enrico III, donc, n'invente rien de nouveau ni à Milan ni dans ses interventions dans les nominations des Papes : seulement en se garantissant une papauté libre des panie locale et projetée dans une dimension vraiment catholique et universelle il peut essayer de freiner cette poussée centrifuge que contraddistingue le comportement de la classe signorile et des forces sociales citadines émergées. Mais cette politique est une arme à double coupe. D'une partie il favorise un procès de transformation et de réforme qui portera l'Église à reclamer son autonomie, et ça aboutira inevitablement dans la lutte ouverte avec l'Empire et avec chaque pouvoir laïque; de l'autre, le système introduit par les Carolinges (? ... Carolingiens?), augmente la puissance de Ottone avait produit dégénérescences si grandes à rendre quotidien et usuel la vente des charges religieuses. San Pier Damiani nous informe qu'à Milan il existait un véritable tarifaire pour l'accès aux ordres religieux, même à celui episcopal, et aux relatives prebende : y fallaient 12 argents pour obtenir le suddiaconato, 18 pour le diaconato, 24 pour le presbiterato. Il est dans un conteste pareil, donc, qu'elle se place l'action de deux candidés (vaincus) au Bureau milanais : Arialdo, "magister artium liberalium", de bonne famille de la Brianza (de Carimate ou de Cucciago) et Landolfo, connu comme "Cotta", mais beaucoup probablement apparenté avec les nobles de Besana.Une action qui est peut-être facilitée par les germes de l'heresie, introduits en Milan par les hérétiques de Monforte, comme dit un autre Landolfo, Landolfo Seniore, un chroniquer contemporain nettement contraire à la Pataria. Arialdo et Landolfo sont initialement favoris de la prématurée disparition de l'empereur Enrico ; disparition qui ne peut pas que mettre en difficulté Guido da Velate. Une premiere dispute entre les Patarini - Landolfo, Arialdo et une partie de je peuple milanais - et leurs adversaires s'enregistre en occasion de la procession en honneur san de Nazario, le 10 mai de 1057. Guido da Velate semble ne pas donner de l'importance au fait, tout pris comme il est de la tutelle de ses intérêts prés de la curie impériale ; mais lorsque les Patarini prétendent du clergé milanais un formel serment d'observer la chastité, voilà alors que ceci demande aide à Rome. Mais au Pape se revolgent aussi les Patarini et Stefano IX ne voit pas autre solution, au fin de calmer les esprits, qu'imposer tous à se réunir dans un sinode pour discuter et assainir une situation qui risque de se faire toujours plus scabreuse, de l'instant qu'Arialdo refuse de faire rentrer en ville l'archevêque Guido da Velate. Demander à Rome de juger ce qu'arrivait en Milan signifiait reconnaître à la ville de Saint Pierre (Petrus) un rôle dominant qui le chef-lieu lombard s'était bien regardé, dans le passé, d'admettre. ça fut peut-être une erreur, l'erreur tactique d'un clergé qui espérait dans l'aide des pontefice qui était aussi, si pas une créature impériale, une personne qui de toute façon la cour avait reconnu et confirmée. Mais l'ésprit de réforme, promu du même empereur, pénétrait maintenant toute la curie pontifice et hommes comme Pier Damiani, le cardinal Umberto de Silvacandida, Anselmo de Baggio et Ildebrando de Soana, le futur Gregorio VII, voyaient dans la régénération morale de l'Église et dans la bataille à la simonie les moyens plus aptes à en garantir l'émancipation du pouvoir laïque et des interférences impériales.

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L'aide demendé à Rome et sa réponse, renforcèrent les buts d'Arialdo et de cette partie du peuple qui était avec lui, et exaspèrèrent cependant les adversaires, qui cherchèrent de tuer Landolfo. La réaction des Patarini fut vite mais surtout elle s'enrichit de thématiques nouvelles et de plus facile prise sur la population. À la bataille contre un clergé incontinente et soudoyé on appuie maintenant l'accusation de simonia et on met en acte ce qui a été défini la grève liturgique, le boycottage c'est-à-dire des fonctions célébrées de prêtres qui aviaient acheté leur cherge. Ce greve a un effet sensationnel entre le peuple: les églises deviennent désertes. Nous nous trouvons tres pres de l'héresie ; le mouvement semble se bouger en équilibre instable entre orthodoxe alignement aux directives riformistes provenantes de Rome et hérétique négation de la validité objective des sacrements, indépendant c'est-à-dire de la dignité du ministre. Mais le but d'Arialdo c'est décidément étranger de motivations théologiques. Et il est peut-être vraiment pour cette raison que Rome, plutôt que condamner le mouvement patarinique (comme une partie du clergé et de la même population aurait souhaité) l'aide.
Dans le 1059 la mission annoncée par Stefano IX arrive à Milan. Partecipent aussi le même Pier Damiani et Anselmo de Baggio, cet Anselmo qui était entre désignés à la possible succession d'Ariberto et que le chroniquer Landolfo Seniore accusera d'être un des promoteurs de la Pataria. La choix romaine de ces deux personnalités nous explique bien la réelle volonté d'en venir à un compromis : Pier Damiani, en effet, pardonne les coupables de simonie mais il ne semble pas les vouloir réintégrer ; il criminalise un comportement . Et que la solution proposée des Damiani ne soit pas un compromis mais la choix d'une partie c'est plus clair en considérant que dans le 1061 est élu Pape avec le nom d'Alexandre II le même Anselmo de Baggio. Entre le '61 et '62 il meurt le copain d'Arialdo, Landolfo "Cotta" , a sa place il y aura, son frère Erlembaldo. Erlembaldo trouve sur ses épaules, comme héritage lui laissée par son frère Landolfo, un fardeau qui n'est pas tout à fait sûre de vouloir s'assumer, et en effet il décide d'aller à Rome pour trouver - disent les sources patariniche - réconforte et une approbation à sa décision. Alexandre II pas seulement le pousse à accepter le role de Landolfo, mais il lui consigne, comme symbole de son approbation, le vessillo de la Croix ou de San Pietro, qui toujours, de cet instant, sera présent dans les événements et dans les actions de la Pataria. Investi par le Pape de cette sorte de "spirituelle chevalerie", Erlembaldo de la Pataria deviendra ainsi le miles et dux, en arrivant à combattre en champ ouvert contre les adversaires, en arrivant, lui, un laïque, à imposer l'élection du nouvel archevêque et à substituer la crisma baptismale des évêques ambrosiens avec un fourni d'lui même. Et, à la fin, il tombera massacré de la foule, enroulé à ses gonfalon de San Pietro, à ce gonfalon, qui, etait devenu pour lui le ragion même de l'être.

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Papa Alexandre, donc, encourage Erlembaldo. Réconforté par ça Arialdo accentue la bataille anti-simoniaque, même si les pontefice l'invite à une majeure tolérance. Arialdo devient chef militaire et combat Guido da Velate, pendant qu'Erlembaldo, en '66, qui s'est allé nouvellement à Rome, en revient en portant seco deux bulles : une avec laquelle scomunique l'archevêque et l'autre avec laquelle il demande au clergé milanais de se soumettre à Rome. La papauté se sert de la Pataria comme d'une cinquième colonne, au fin d'affirmer son pouvoir. Rome est en guerre sur deux fronts : d'une partie il souhaite et soutient une réforme morale du clergé, qui fait cesser les interferences des pouvoirs locaux, de l'autre s'adresse à acquérir pas seulement le "libertas ecclesiae" mais même l'affirmation de la supériorité du religieux sur le laïque, du Sacerdotium sur le Regnum. Et pour faire ça il ne hésite pas à se servir, de n'importe quel moyen. Mais la situation politique change : Enrico IV en 1065 devient empereur. Guido da Velate maintenant compte sur son appuie et se sent fort, si fort qu'il convoque, l'an suivant, une assemblée à laquelle ils participent le même Arialdo et Erlembaldo et dans laquelle le prefou se moque de la bulle de scomunica et utilise l'ésprit autonomistique citadin qu'accusait la Pataria d'avoir asservi l'église ambrosienne à celle romaine. Arialdo et Erlembaldo se sauvent du lynchage, comme aussi avec peine on sauve le même archevêque de l'improvvise réaction des Patarins. Mais maintenant les sorts du mouvement sont marqués. Arialdo est forcé à laisser Milan et, capturé de la noblesse feudale, du 28 giugno du 1066 est tué. Guido da Velate est considéré coupable de sa morte et vient excommuniqué. Toutefois Alexandre II n'entend pas légitimer un état de tension très prochain à la guerre civile et envoie par conséquence à Milan une légation pour rapporter la paix. Les resultats sont tout à fait étranges et ils font légitimement suspecter que Rome veut mener une action de "double jeu", même si, probablement, l'equivocité de l'attitude est dûe au fait que lle Pape entrevoit déjà les futurs dévelopements de la lutte qui se preannonce dure et traumatique ; Pour ça la béatification d'Arialdo, qui Erlembaldo porte avec en lui rentrant de Rome en '68, bien peu compense la sentence emise l'an avant la légation pontifice, avec laquelle Guido da Velate venait re-colloqué sur le Bureau milanais. Toutefois la habile et prudente politique menée par Alexandre II ne permet pas de toute façon d'abaisser la garde ni de laisser à leur destine les Patarins. l'expérience patarinica sorte des limites territoriales de Milan et elle indique la crise d'un système - le systeme feodale - que il ne veut pas se résigner très facilement. Tout ça s'est bien compris lorsque Guido da Velate, fait la paix avec Rome, sort de scène, en renonçant au titre de archeveque en faveur de son secrétaire, Gotofredo de Castiglione. Enrico IV, en effet, accepte la désignation, il prétend du candidat une congrue somme en argent et l'engagement d'extirper la Pataria de la ville.

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La réaction d'Alexandre II est tres vite : excommunique Gotofredo et dit à Erlembaldo de lui empêcher l'accès dans la ville. Entretemps Guido meurt et Erlembaldo fait élire Attone. L'initiative n'est pas cependant aimée par les milanais traditionalistes et il lui aliène pas peu de sympathies : l'élection ne naît pas en effet d'une assemblée citadine et, puisque se produit à la présence et avec le consentement de lié pontifice Bernardo, semble ressentir du conditionnement de la curia romaine. Maintenant, cependant, avec la morte de Guido, la Lutte entre Empire et Église de Rome se fait ouvert et dirigée. Attone et Gotofredo sont les symboles de deux mondes qui ont cessé de coexister pacifiquement et ceci parce qu'un des deux n'entend plus dérouler un rôle subalterne. Pour Milan et pour la Pataria les évènements tombent. Erlembaldo ne sera jamais abandonné du nouveau pontefice Gregorio VII ; toutefois la scène se déplacera sur des fronts plus vastes et trouvera en Canossa (Mathilde) le symbole d'un passé papal qu'il aura cependant tous les limites d'un équivoque substantiel : l'impossibilité de réaliser une pacifique cohabitation entre Regnum et Sacerdotium. Nous sommes maintenant arrivés au 1075, lorsque un incendie éclaté en ville, révèle combien se soit affaiblie la force et le pouvoir d'Erlembaldo. Il est en effet retenu responsable de l'incendie et lorsque, pendant la Semaine Sainte, Erlembaldo, en exaspérant des formes peut-être déjà présentes en Arialdo, pas seulement s'ergerà à juge du clergé mais même se refusera la crisma consacré de mains simoniache, on déchaînera une série de tumultes, parmi lesquels il y en aura un dont trouvera la morte le même porteur du "vessillo de San Pietro". Dire qu'avec Erlembaldo il finit complètement la Pataria serait excessif ; elle en effet continuera à exister, mais substantiellement en survivant à soi même. Et les effects de la Pataria nous les trouvons témoignés, dans ces mêmes ans, pas seulement à Milan, mais même dans autres villes, et aussi à Florence où l'action des monaci vallombrosani, fondés de Giovanni Gualberto, se raccorde étroitement aux événements milanais. Certaines thématiques exaspérées,, à Florence semblent présents de d'abord et avec de tons bien plus marqués : on pose en doute pas seulement la validité du sacrement, mais aussi on baptise sans crisma, pour éviter emploie de huile consacré par des mains "simoniaches". Nous sommes, à Florence ancor plus qu'à Milan, tres voisins aux positions hereticales, mais dans le 1O73, à la morte de Giovanni Gualberto, même dans la ville toscane les enthousiasmes se sont éteints et les factions adverses abandonnent les disputes locales pour assister et participer au bien plus vaste et pregnante lutte qu'il s'annonce entre Enrico IV et Gregorio VII. Ceux-ci, soit aussi sommairement, les faits et thématiques que ont caracterisé l'expérience patarinique. Les perplexités sur l'opportunité d'insérer tels événements dans l' histoire dell'héresie sembleraient plus que justifiées. En fond il s' agit d'un mouvement réformateur, auquel adhère une large partie de peuple, tout tendu à combattre simonia et concubinato des prêtres et qu'il trouve dans la curia romaine, et dans les divers Papes qu' ils se passent au cours de vingt ans, un plein et ouvert aide. Tout ça cependant vaut seulement dans une vision de la réalité de la seconde moitié du XI siècle simpliste et réductrice, qui détermine les bons entre les réformateurs et les mauvais dans leurs adversaires. Mais les choses n'étaient pas dans ces termes. Il existait en effet une troisième composante, constituée elle aussi en souhaitant une réforme du clergé, et en condamnant les malcoutumes des prêtres concubinari, ils n'acceptèrent jamais et ne pardonnèrent pas jamais à l'Église d'avoir déféré tel rôle aux laïques. Il est parti de ceux qui, liés à tradition qui voulait la societé répartie dans trois ordines (des clerici, milites et des laiques), significativement spéculer de Trinité divine - où les premiers détiennent le pouvoir sacrale et fde trait d'union entre Dieu et les hommes, secondes défendent les premiers et les tiers, et ceux-ci derniers qui doivent vivre dans fonction subordonnée et de maintien de premiers deux -ils ne peuvent pas accepter qu'ils soient vraiment les laïques, ceux qui le dessin divin a relégué à un rôle purement passif, à juges du clergé. Mais ils n'acceptent surtout pas que les Papes tolèrent mais aussi favorisent unétat de choses pareil. Partie - pas du tout exigue - "d'alignés" ne sut pas peut-être entrevoir les risques inhérents dans l'habitude des laïques de se passer des cérémonies liturgiche et de discuter de choses sacrées. Et lorsque dans le XII siècle ils se lèveront des mouvements des heresies que refusent des sacrements et de la hiérarchie ecclésiastique ils feront aux thèmes de leurs prédications, voilà alors que l'assimilation de cettes heresies à la Pataria, la "recherche du précédent", de l'auctoritas, inevitablement sortirà l'effet de les faire assimiler aux Patari. Et lorsque le Catarisme à son tour sera devenu la peste ereticale pour excellence, l'équation se complétera et déjà dans les documents de la seconde moitié du XII siècle, à peine à cent ans des mortes d'Erlembaldo, l'équation sera parfaite et un terme aussi né comme expression de méprise, il se colorera d'un contenu qui peut-être ne lui avait jamais été vraiment et "Pataro" passera à indiquer, tout court, le hérétique. L'épisode patarinique, dans son exaspérée recherche d'une réforme morale du clergé et de l'Église toute, a été justement considéré - avec le dualisme et l'evangelisme, - une des composantes informatives de la spiritualité médiévale, mais elle est même la première et dernière vraie occasion concédée aux laïques pour exprimer comme protagonistes ses instances religieuses. À partir du XII siècle, en effet, l'Église romaine sera toujours prête à interdire les initiatives autonomes des laiques.
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Messagede Janus » 19 Déc 2005 13:34

armoisine a écrit:PS cette page ne s'ouvre qu'en trés large, dur de lire les messages du coup....


Il y a un lien trop long dans le 1er message en haut, écrit par folques : pour corriger cette visualisation il faut le modifier ( c'est Folques qui doit le faire ...)

Il faut substituer ce lien:
http://club.cathares.org/(1uxxnf45vqwpdp45qfheft55)/archivesPlatesformes.aspx?fichier=plateforme0354.html&entree=ok&userName=decouverte&password=njpup5r6i4duwfphigtz&email=decouverte@cathares.org

avec ça:
Code: Tout sélectionner
[size=7]http://club.cathares.org/(1uxxnf45vqwpdp45qfheft55)/
archivesPlatesformes.aspx?fichier=plateforme0354.html&entree=ok&userName=
decouverte&password=njpup5r6i4duwfphigtz&email=decouverte@cathares.org[/size]
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Messagede snorri » 19 Déc 2005 13:52

Janus a écrit:c'est Folques qui doit le faire ...


Trop tard, je l'ai changé ;)
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Messagede Foulques » 19 Déc 2005 20:47

Janus a écrit:Il y a un lien trop long dans le 1er message en haut, écrit par folques : pour corriger cette visualisation il faut le modifier ( c'est Folques qui doit le faire ...)


C'était ma faute ! Mea culpa !
(C'est bien le moment de sortir une réminiscence religieuse :) )

Bon, euh, il faut que je relise tout ça les copains. Le morceau est quand même bien gros. Il faut que je digère... Armoisine, ne pousse pas papy dans l'escalier, mes neurones ne sont plus toutes jeunes ! :D

La souche arianiste a l'air de prendre corps effectivement, mais le cheminement intellectuel est moins parlant pour moi, tout simplement, par rapport au manichéisme que je conçois mieux. Pour un esprit non formé à la théologie, je veux dire.

Effectivement, il ne me semble pas avoir vu citer une source écrite par ces hérésiarques. Ces gens (albigeois mais aussi bogomiles et pauliciens) prêchaient mais ne semblaient pas écrire, ce qui complique notre discussion. Et c'est pour ça que j'étais interrogatif pour les chanoines d'Orléans car s'ils ont été accusés de manichéisme, il ne semble pas dans le peu que je lis qu'ils s'en soient hautement revendiqués eux-mêmes.

Bon, je vais tâcher de relire tout ça et surtout l'article de Janus. en attendant je copie ici ce qu'on trouve dans le Quid, pour les Albigeois ou Cathares :

"...née de la rencontre de deux éléments :
1) une population restée fidèle à l'arianisme répandu dans la région (et en Espagne où il s'est allié à l'Islam) par les Wisigoths entre VIe et IXe s.
2) la doctrine manichéenne encore vivace dans l'empire byzantin où elle comptait au XIIe s. 3 évêchés "bogomiles" : Bulgarie, Philadelphie, Drugonthie.
Des croisés méridionaux de la IIe croisade (1147, passés par Constantinople) répandent le manichéisme chez les nombreux "Goths" (secrètement ariens) de leur région ; en 1167, ils se réunissent en concile à St-Félix-de-Caraman avec l'évêque bulgare Niquintas, qui crée 6 diocèses ("albigeois") en France, et un ("patarin" c'est à dire chiffonier) en Italie : Desenzano
."
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Messagede armoisine » 20 Déc 2005 08:54

Ah y est, jour du départ!

Je pense que tous ces hérésiarques autant qu'ils sont n'avaient rien contre Noël, et quand bien même.
Alors Joyeuses Fêtes à tous!.... et bonne lecture!

:bounce:
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