ça y est : j'ai trouvé !!! Yahooo !
Tout sur les métiers et les apprentis au XIIIe c'est dans le
Livre des métiers d'Etienne Boileau, de 1268.
Et c'est en ligne sur Gallica :
http://gallica.bnf.fr/
Je ne sais pas si tu connais, faut taper Boileau, métier, dans la recherche et ensuite télécharger.
L'ouvrage est présenté par deux personnes de l'école des Chartes, j'ai pas vu la date mais ça a l'air du XIXe. Le texte original suit, compréhensible. Y'a tout ! Hyper fier le Foulques
C'est formidable internet.
Seulement on ne trouve pas de drapiers mais des tisserands de soie et des tisserands de laine, dits "de lange" !
page 88 :
"
les heures de travail commencaient le matin au son du cor du guet
pour finir à la nuit tombante"
"
L'apprentissage était de six ans en payant 4 livres parisis ou de 8 ans sans argent."
"
Si le maître ne pouvait tenir ses conditions, les gardes devaient placer l'apprenti chez un autre maître"… Etc, etc, j'ai pas tout lu mais il y a 12 articles sur les apprentis du métier, avec les cas de figure divers et variés.
Pour le guet, où je me posais la question pour les maîtres :
"
les maîtres tisserands étaient tenus de faire le guet en personne, cependant, par faveur spéciale, ils obtinrent de se faire remplacer chaque tour, en payant une somme de vingt sous et en fournissant soixante hommes à leurs frais pour la garde de nuit."
Pour le sort du petit, je me disais que rien n'interdisait que la veuve ne reprenne pas l'entreprise et lui avec mais j'avais pas de billes pour l'affirmer non plus... Et c'est bien prévu dedans ! A une époque où il y avait tant de femmes qui exercaient un métier en toute responsabilité, le contraire eût été étonnant.
Sur le travail des femmes au MA, un article d'un site généralement sérieux :
http://clio.revues.org/document460.html
Bien entendu, Isabelle (coup d'oeil
inquisiteur
), tu n'ignores pas que la dégradation du statut de la femme se fait jour progressivement fin XVe et surtout au XVIe s, à "la Renaissance" ? ^^
C'est la foire du Lendi
t, à Saint-Denis, très ancienne. Pas de pbs pour y faire assassiner le marchand sauf que ce sera l'oeuvre d'un ou de quelques minables : c'est trop proche de Paris pour que des bandes organisées (qui ont pu être très importantes dans les campagnes reculées) aient pu survivre longtemps. A priori le commerce "international" se faisait plutôt dans les foires de Champagne, en dehors du royaume de France, où les Comtes accordaient une sécurité attentive et des conditions commerciales privilégiées. Mais bon, pourquoi pas.