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Toute femme accusée de sorcellerie n'est pas brûlée !!!

Les sources médiévales, difficilement lisibles, sont une aubaine pour les historiens. Elles permettent de donner des indications précises sur la société de l'époque.

Messagede Hermione » 17 Mar 2006 22:57

je viens de lire un sujet sur le début de la psychiatrie à la suite des procès en sorcellerie ... les descriptions des "sorcières" sont édifiantes !!!
ainsi que les propos des medecins de l'époque chargés d'examiner ces pauvres femmes désignés coupable de tous les maux et de tous les fléaux..

http://ourworld.compuserve.com/homepage ... g/wier.htm

extrait :
IV LES EXPERTISES IMPROBABLES
Parfois les tribunaux ecclésiastiques qui disposaient dans leur rang des médecins comme Jean Wier, qui était archiatre, demandaient des consultations à des experts, docteurs en médecine. Mais ceux-ci étaient en général bien incapables de répondre et, soit prudence, soit conviction, tout en décrivant la débilité et la folie, admettaient l'oeuvre du Démon. "Quant aux tempéraments, le Diable attaque de préférence les complexions mélancoliques et timides, qu'il sait plus capables de céder à ses prestiges et ses manoeuvres effrayantes. Il s'en prend moins souvent aux constitutions sanguines qui annoncent un coeur ferme et un esprit intrépide, de même qu'aux tempéraments bilieux qui s'effraient difficilement". JACOB HORSTIUS "De Aureo Dente" 1525

PORTRAIT JURIDIQUE D'UN SORCIER
Pour nous représenter ce que l'on entendait par "sorcier" au XVIe siècle, nous disposons des textes du temps. Ils sont de quatre ordres:
1)- Les minutes des procès de sorcellerie: mais si ces procès ont été nombreux, la matière "maléfique" de ceux-ci incitaient souvent les tribunaux à brûler ces minutes après l'exécution des condamnés.
2)- Les textes spécialisés en démonologie.
3)- Les déclarations des "sorciers" soit au cours des procès, mais on sait quel en était le sort, soit spontanément, mais il est peu probable que les "manifestes" de sorcelleries aient été authentiques. Le danger, le caractère ésotérique des cérémonies ne les poussaient pas sur la place publique.
4)- Enfin, discutable, mais intéressante, est la croyance populaire.
Qui est sorcier ? Comme nous avons fait une distinction parmi les diverses formes d'interventions démoniaques, tentation, obsession et possession, il nous faut aussi distinguer les infestés, les obsédés et les possédés. A cette première discrimination s'ajoute celle de la responsabilité personnelle. Les premiers sont des victimes du malin directement ou par l'intermédiaire d'un de ses séides.
Ces derniers se partagent en SORCIERS et MAGICIENS. La distinction importante jusqu'au XIVe siècle disparaît au XVIème car de toutes façons le danger paraissait identique. Jean WIER dit que les sorciers sont "ignares et illettrés", les magiciens sont "gents doctes et avisés, mais curieux lesquels font de longs voyages pour apprendre l'art magique".
Portrait du sorcier (en fait de la sorcière tant la proportion de femmes est supérieur)
1. Elle est de fort méchant caractère et elle a des raisons pour cela parce qu'elle est vieille laide, difforme, stupide, pauvre, ruinée, dépouillée, cocue, envieuse et enfin ambitieuse.
2. Elle est sale. "le Diable défend de nous laver le matin" dit une sorcière (Mugeta).
3. Elle pue. Cette odeur est à la fois sui generis provenant selon Gorres d'une huile animale qui "s'engendre au fond de l'organisme au milieu des ardeurs impures qui les consument". Mystiques T.V. pp 181-2. Cette odeur est encore un compost de jusquiame, de datura, de sueur de cadavre et également due à un onguent. L'onguent évoqué par PARE, WIER et DE NYNAULD reste de composition inconnue. Aux éléments évoqués plus haut s'ajoutaient probablement l'axonge, l'hellébore et la graine de tournesol ainsi que le haschisch et le pavot (utilisé par les sorcières de Macbeth). On connaît par exemple la composition de "l'onguent populeum". La base est celle-ci: suc des feuilles et des branches de peuplier plus précisément une pommade composée de bourgeons de peuplier, de feuilles de jusquiame, de morelle noire, de pavot, d'axonge et d'alcool fort. Les médecins de l'époque définissaient très précisément la composition de ces onguents: J. de NINAULD, dans "De la lycanthropie, Transformation et Extase des sorciers" Paris 1615, en distingue trois variétés:
a) L'onguent qui donne l'illusion momentanée d'une métamorphose animale
b) L'onguent qui fait croire aux sorcières qu'elles vont au sabbat, mais qui agit uniquement sur l'imagination
c) L'onguent qui permet un transport véritable au sabbat autant que Dieu le permet.
De même WIER se moque-t-il des démonologues qui ne pouvaient se contenter d'observer de simples mélanges d'herbes et prétendaient y voir des ragoûts d'enfants.
Pierre de Lancre, dans "Tableau de l'Inconstance": "Il est évident que sorciers et sorcières pourraient s'envoler sans le moindre onguent. Mais Satan ajoute par méchanceté superflue, pour donner volonté et moyen aux sorcières de tuer force enfants, leur persuadant que sans cet onguent il n'est possible qu'elles se transportent au sabbat. Et veut qu'il soit composé de chairs d'enfants non baptisés afin que ces enfants innocents étant privés de vie par ces méchantes sorcières, ces pauvres petites âmes demeurent privées de la gloire du paradis".
Notons que les perquisitions domiciliaires effectuées n'aboutissaient qu'à la découverte d'épices, de drogues et d'herbes séchées.
4. Il est laid et il est difforme: "De la mauvaise physionomie d'un homme on peut tirer un indice contre lui suffisant pour l'appliquer à la question". Henri Boguet ou Bocquet Instruction art.35
Mais si les médecins du XVIème siècle, comme JEROME CARDAN ou JEAN WIER, savaient reconnaître la misère physiologique et mentale des accusées: "Pâles, défaites, folles et abruties, mélancoliques et radoteuses", les démonologues voyaient dans ces misères une certitude supplémentaire: "Cette femme dont le nom (elle se nommait Nécato) indiquait déjà les habitudes avait renoncé en quelque sorte à son sexe pour prendre la nature d'un homme ou plutôt d'un hermaphrodite. Elle avait en effet l'expression, le langage et le maintien d'un homme et encore d'un homme rude, d'un sauvage qui n'est jamais sorti de ses forêts. Elle avait de la barbe comme un satyre, des yeux petits profondément enfoncés dans leur orbite avec l'expression de férocité d'un chat sauvage étincelant et si terrible que les enfants et les jeunes filles qu'elle avait emmenées au sabbat et que nous confrontions avec elle ne pouvaient supporter son regard quoique par égard pour nous elle se donna toutes les peines du monde pour en adoucir la dureté naturelle. On croyait, en la regardant, reconnaître qu'elle était accoutumée à regarder cet objet épouvantable auquel elle avait emprunté la hideuse expression de ses traits". (Pierre de Lancre "De l'Incrédulité").
5. Il ou elle présente des perversions sexuelles comme la nymphomanie, le tribadisme, l'impuissance, la pédérastie, la bestialité ou bien des anomalies de morphologie sexuelle comme la monorchidie ou la cryptorchidie.
6. Il possède beaucoup d'animaux et chats noirs, mais aussi belettes, hérissons, serpents et crapauds. Rappelons que le jour de la Saint Jean, les rois mettaient le feu à des sacs contenant des chats.
7. Il a des marques. La recherche de ces marques donnaient lieu à des expertises médico-légales minutieuses. Certains étaient des spécialistes comme Jacques FONTAINE conseiller et médecin ordinaire du roi: "La flétrissure est indispensable et signe patent de sorcellerie, elle doit entraîner la peine capitale". Discours des marques des sorciers. Paris 1611. Quelles marques? Il était nécessaire de distinguer les marques diaboliques de leurs imitations morbides ou naturelles. Le médecin intervenait à ce niveau de l'expertise: "Je n'ai jamais vu aucune de ces marques, mais il n'y a pas de doute que le chirurgien est capable de dire en les voyant si elles sont ou non magiques". COTTON MATHER.
On pouvait voir trois sortes de marques:
1. Des défects: cheveux, poils, doigts, sang offerts au Démon.
2. Des cicatrices: à tous les endroits du corps: front, entre les deux sourcils, épaule, lèvre supérieure, sous les paupières, ou bien sous la langue, au nombril, au pourtour de l'anus, voire sur les viscères et les organes génitaux. Des autopsies étaient parfois demandées.
3. Des plaques d'anesthésie recherchées à l'aide d'un poinçon enfoncé profondément sur toutes les parties du corps.
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Messagede armoisine » 18 Mar 2006 18:52

Foulques a écrit:Je voulais dire, bien entendu, que l'instruction et la connaissance n'empêchent pas les plus grands égarements, et que l'arriération supposée des hommes du MA est à relativiser quand on voit les crimes de ceux qui leur ont succédés, supposément plus instruits.


C'est bien comme ça que je l'avais compris, on se croit bien intelligent et éduqué aujourd'hui et pourtant ça ne va pas mieux ou moins bien qu'avant.


Foulques a écrit:Il me paraît bien compliqué ton elixir, Armoisine, et il supposerait que les pendus étaient plus facile à trouver que le vin... :roll:

Au temps où le vin se conservait mal, où il était soumis à des taxes etc, l'hypothèse était que le vin n'était pas accessible à tous.

Foulques a écrit:ça va bien dans la superstition qu'on prête à cette époque mais j'y crois pas une seconde, désolé.

L'envie et le besoin de s'évader n'est pas exclusif à notre époque et de tout temps, bien sûr sans généraliser à l'ensemble de la population, des substances ont aidé au rêve. Ca ne me parait pas si incroyable au fond.

Foulques a écrit:Par contre j'ai entendu parler de belladonne, qui paraît au moins plus ordinaire pour être crédible.

La belladone ne se trouve pas partout et surtout on a oublié bien des choses au sujet des plantes, et on serait surpris de savoir à quel point on peut se soigner ou s'empoisonner avec des herbes toutes ordinaires. Voire même uniquement pour une question de dosage....

Mais je comprends ton scepticisme.
Je voulais surtout dire que les images du diable ont été dévelopées par l'église et la tradition (contes, paganisme), et sont bien présents dans l'imaginaire des gens. Bien peu avaient accés à la lecture de Jean Bodin.....

Toutefois concernant la démonologie laïque, pas de doute. Ce que je voulais dire c'est que le concept de diable est religieux. Et c'est bien l'église qui en diffuse les caractéristiques principales. Maintenant il y a bien une recherche de foi plus individuelle à la renaissance où on cherche à comprendre et développer sa foi. Une religiosité laïque. Alors pourquoi pas de la même façon une démonologie laïque?
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Messagede Foulques » 19 Mar 2006 01:51

Jehan a écrit:Le pire était donc que l'esprit public dans son énorme majorité croyait à la réalité de la sorcellerie, aux pactes avec le Diable, et que la croyance au Diable était au moins aussi grande, sinon plus, que la croyance en Dieu.

Oui ! C'est bien pour ça que je parlais de phénomène social. On constate que ce n'était pas simplement subis par des communautés amorphes mais que souvent des foules en colère vont faire des émeutes pour réclamer la mort des accusées.
J'ai même lu le cas où celles-ci vont tirer les accusés de leurs prisons pour se rendre justice elles-mêmes... Et même au moins une fois, la foule prend d'assaut la prison, en tire les infortunés et... procède elle-même à la question ! Une boucherie qui fait froid dans le dos.

J'ai l'impression que le paroxysme du délire a été atteint dans l'ancien saint-empire romain germanique. Même des enfants auraient été brûlés après un simulacre de jugement, dont les pièces sont jetées au feu aussitôt après...

Il est notable que les procédures de l'inquisition médiévale, très administratives et paperassières, et pour qui la destruction des archives aurait été impensables, avaient été oubliées depuis longtemps.
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Messagede Foulques » 19 Mar 2006 02:12

armoisine a écrit:Au temps où le vin se conservait mal, où il était soumis à des taxes etc, l'hypothèse était que le vin n'était pas accessible à tous.

en dehors de pays où il ne s'est jamais acclimaté, comme la bretagne ou la normandie, je pense qu'il était courant partout et pas bien loin des droits les plus essentiels, comme une sorte de soupape de sécurité au moins.
On trouvait du vin, enfin de la piquette, vraiment partout où c'était possible. A paris on buvait du vin de Suresnes mais ... il y a encore des vignes à Paris ! eh oui, on ne le sait pas (et je n'en boirai sûrement pas), mais il y a encore un champ sur la butte montmartre. Il paraît qu'on y fait une vendange festive tous les ans, bref, un produit très courant.

armoisine a écrit:L'envie et le besoin de s'évader n'est pas exclusif à notre époque et de tout temps, bien sûr sans généraliser à l'ensemble de la population, des substances ont aidé au rêve. Ca ne me parait pas si incroyable au fond.

Pas incroyable sur le principe mais le coup des pendus, tu m'excuseras... ça ne peut que fausser l'image d'une société paysanne dont on a déjà bien du mal à faire connaître la réalité aujourd'hui, sans que s'y mêlent des fantasmes modernes.
J'ai vu des trucs là-dessus. On n'en sait pas grand-chose.
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Messagede armoisine » 19 Mar 2006 08:22

Oui les vendanges de Montmartre!
Je les ai fait une année avec des gens de la butte (oui y'a encore des gens biens et des "autochtones là bas...), mais c'est vrai que c'est pas formidable. D'autant plus qu'il fesait très chaud et on est allé ensuite voir chanter la chorale d'une amie dans l'église derrière le Sacré Coeur, avec un copain on se tenait pour pas s'assoupir..... :lol:


Pour ceux qui connaissent, "la butte rouge c'est son nom.... ceux qui boiront ce vin, boiront le sang des copains....."
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Messagede Jehan » 19 Mar 2006 18:27

De la sorcellerie à la vinasse, il n'y a qu'un pas ! Et je vous l'emboîte !

Je me suis autrefois intéressé à l'histoire de la vigne et du vin. Un classique : R. Dion, Histoire de la vigne et du vin en France, Doullens, 1959

Ma région natale était une zone de vignoble au MA, et outre la consommation locale, une bonne partie était exportée dans la Marche. Des seigneurs marchois, des abbayes aussi, possédaient des vignes autour de ma ville natale, Montluçon, en Bourbonnais, et avaient imposé à leurs paysans une corvée particulière pour convoyer le vin depuis la zone de production jusqu'à leur résidence.

Cette corvée s'appelait la "vinade". Le "Dictionnaire des fiefs et des droits seigneuriaux utiles et honorifiques", M° Renauldon, avocat au baillage d'Issoudin, A Paris, chez Knappen, Imrpimeur-Libaraire, Grand'Salle du Palais, à l'L couronnée ; et au bas du Pont S. Michel, au Bon Protecteur, MDCCLXV, en donne la définition suivante : "VINADE, est une espèce de corvée employée pour charroyer les vins du seigneur. La vinade entière est une charette tirée par deux paires de boeufs. Voyez la Marche, art. 92, 138, 139 & suiv. Auvergne, chap. 25, art. 21." Références à deux coutumes bien sûr !

Quant au vignoble de Saint-Pourçain (ville auvergante enclavée dans le duché de Bourbonnais, et l'une des "XIII bonnes villes d'Auvergne), avant d'être ruiné par la guerre de Cent Ans, puis par la politique viticole des ducs de Bourgogne, il était fréquenté par le bouteiller pontifical pendant la période avignonaise de la Papauté.
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Messagede Foulques » 19 Mar 2006 20:23

Tu as fait la vendange de Montmartre, Armoisine ? :shock:
Alors ça c'est vraiment marrant.

armoisine a écrit:Pour ceux qui connaissent, "la butte rouge c'est son nom.... ceux qui boiront ce vin, boiront le sang des copains....."


Je la connais bien cette chanson pour l'avoir chanté parfois, mais c'est pas Montmartre mais une autre butte, me souviens plus laquelle... en île-de-France pendant la guerre de 70. D'ailleurs il est dit dans la chanson "loin de Paname, qu'est le roi des pat'lins..." :wink:

Ouais Jehan, vive le Saint-Pourçain ! Un très bon vin qui reste abordable ! Le vin de Loire reste mon préféré devant les autres :)
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Messagede armoisine » 19 Mar 2006 20:36

Ben c'est quoi qu'est marrant? :med18:
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Messagede Foulques » 19 Mar 2006 21:21

Ben rien la vie est curieuse, d'ailleurs ma remarque n'avait pas grand intérêt.

voili, voilou, fin de ma digression :wink:
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