de Foulques » 23 Mai 2008 19:23
J'ai regardé dans les fabliaux et farces :
Dans La Farce de Pathelin (XVe s):
Tout le monde se vouvoie entre le drapier, le juge, le vilain et sa femme (plus surprenant parce que ce couple n'a pas l'air d'être aisé), sauf pour le berger qui lui est tutoyé alors qu'il vouvoie tout le monde.
Le critère social est indéniable.
Dans d'autres contes de siècles antérieurs, je repère les mêmes attitudes. Le vouvoiement entre mari et femme paraît général et celui des enfants pour leurs parents alors que les parents les tutoient.
Un exemple, de La Housse partie(XIIIe), un grand père s'adresse à son petit-fils et ce dernier lui répond :
"Biau fis, fet il, que ferais gié ?
Por quoi le m'as tu recopee ?
Ton père le m'avoit donée :
Or as tu fet grant cruauté,
Que ton père avoit commandé
Que je l'ëusse toute entiere.
- Alès, fet il, ou vous voudrés
Plus étonnant, dans Le vilain Mire, le seigneur vouvoie le riche vilain. Mais c'est peut-être à cause de son statut de médecin.
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]