
Si le site d'Angers est occupé depuis plus de 400 000 ans, il faut attendre les premiers peuples celtes pour qu'un réel village sorte de terre. Point d'appui sur le Loire, le lieu prospère rapidement et devient un important centre de commerce, si bien que lors de l'occupation romaine, les nouveaux maitres des lieux créent une véritable cité avec rues pavées, arènes et thermes.
La période trouble post romaine oblige les habitants à se réfugier sur les hauteurs de la ville et a s'entourer de murailles défensives et il faut patienter jusqu'au VIe siècle pour que, les troubles disparaissant, la cité s'ouvre à nouveau sur le monde.
L'expansion du christianisme offre à Angers un nouvel essor, religieux cette fois-ci. Si l'évêché est mentionné dés 372, ce n'est qu'à partir du Ve siècle que quelques bâtiments monastiques sont érigés, comme l'église de St Maurille, aujourd'hui disparue, et dont les fouilles ont révélées le 23 septembre dernier la présence de plusieurs sarcophages mérovingiens.
A l'occasion des travaux du tramway angevins, les archéologues de l'INRAP ont entrepris des fouilles sur le site de l'ancienne église de St Maurille. La découverte de 10 sarcophages, dont 2 d'enfants fut alors une découverte majeur qui permis aux historiens d'avoir plus de temps pour explorer le site. "On savait qu'il existait des vestiges funéraires, mais on ne savait pas les positionner et on n'imaginait pas une telle concentration", expliquait Sylvie Barbier, adjointe scientifique et technique à l'INRAP. Les sarcophages sont dans un état de conservation exceptionnel et l'un d'eux, particulièrement imposant, laisse imaginé que les archéologue vont y découvrir la dépouille de St Maurille.
Retrouvés scellés par les archéologues, les tombeaux ont été préservé des pillages, malgré tout, rien, hormis des ossements ne fut retrouvé à l'intérieur. A l'époque, l'ensevelissement de mobilier et autre ornement n'était pas à dans les moeurs. Lors de l'ouverture de 8 des 10 sarcophages, plus de 400 personnes s'étaient regroupé autour du site. Si le plus gros d'entre eux, plus de 3 tonnes, n'a pas offert de réponse quant à la possible découverte des restes de St Maurille, deux des sarcophages ont eux étonné plus d'un scientifique par le fait qu'ils contenaient plusieurs dépouilles : "nous sommes aussi tombés sur deux tombes de type ossuaire d'enfants, et une autre comportant des ossements mêlés d'adultes et d'enfants, ce qui n'est pas habituel pour cette époque, surtout pour des petits entre trois et six ans...", déclarait Elodie Cabot, responsable du chantier.
Médiatisé, l'évènement fut retransmis sur écran géant afin que tous puissent contempler l'ouverture des tombeaux.
J'étais présent et c'était... fantastique !
Cela fait longtemps que des zones sont fouillées sur Angers, mais là, on a vraiment cru retrouver la tombe d'un originel de la ville.
Pad de bol, se sera pour une prochaine fois...
Oui surtout que beaucoup de squelettes étaient quasi-complets. le tramway a parfois du bon...
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