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stephane
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Mar 19 Avr, 2005 4:11 pm
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Ma question porte tant sur les armure en cote de maille que sur les armures de plate ou armures gothique.
Dans le film exclibur de J Boorman, on voit des chevaliers porter des armures de plates avec des scènes surprenantes :
- Mordred s’attaque à un chevalier du roi Arthur, tombé au sol. Il l’achève en transperçant sa cuirasse d’un coupe de lance planté dans le dos du haut de son cheval.
- Durant la denrière bataille entre les amrées d’Arthur et Mordred, on voit les chevaliers du roi Arthur, protégés par de belles armures, être assailli par les hommes à pied de Mordred. L’un d’eux est mis à bas de son cheval, puis tenu au sol par 4 soldats à pied, un 5° achève le chevalier en transperçant sa cuirasse d’un coup de hache.
Je pense que ces scènes sont adaptées au cinéma mais ne sont pas le reflet de la réalité.
Quelle est l’efficacité réelle d’une armure pour protéger le chevalier qui la porte des coups qui peuvent lui être portés :
- Coup d’épée ou de masse d’arme
- Coup de pique, de hallebarde,
- Tir de flèche d’arc ou de carreau d’arbalète ou de balles d’arquebuse
Des documents que j’ai pu lire laissent penser que les armures gothiques pouvaient résister au tir des arcs et protéger les chevaliers contre les coups d’épée d’estoc et les coups de pique ou hallebarde.. En revanche, les carreaux d’arbalète ou les balles d’arquebuse ne pouvaient percer l’armure et blesser le chevalier que si le coup était tiré à bout portant.
Qu’en savez vous ?
Cela ne me permet pas de comprendre comment les anglais ont pu massacrer la fine fleur de la chevalerie française à Azincourt. Si sur ce point complémentaire vous avez des informations, je suis preneur.
Merci.
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An1000.org
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Mar 19 Avr, 2005 7:06 pm
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| stephane a écrit: |
Cela ne me permet pas de comprendre comment les anglais ont pu massacrer la fine fleur de la chevalerie française à Azincourt. Si sur ce point complémentaire vous avez des informations, je suis preneur. |
Les chevaux ont été fauché par les pluies de flèches.
Les chevaliers qui n'ont pas eut le cou brisé par la chute ont été achevé par des piétons armé de couteaux ou lames courtes.
Rod
Les petits ruisseaux font les grandes rivières...
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Gael
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Mar 19 Avr, 2005 10:41 pm
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| Citation: | | le film exclibur de J Boorman |
Ouais mais bon, avec des références pareilles...
| Citation: | Quelle est l’efficacité réelle d’une armure pour protéger le chevalier qui la porte des coups qui peuvent lui être portés :
- Coup d’épée ou de masse d’arme |
- Une épée est relativement peu efficace contre une armure de plate. Sa seule utilité est en estoc dans les défauts (pli du coude, visage, aisselle, entre-jambe, ... En taille, oubliez tout de suite.
- La masse, utilisée à pied, pourra juste déformer une articulation la rendant inutilisable (imprimer la forme d'un angle dans une lame censée coulisser entre des autres est assez efficace). Utilisée à cheval, on défonce la pièce d'armure et on brise direct le membre visé.
| Citation: | | - Coup de pique, de hallebarde, |
- Pique : Pour tous les estocs, l'armure de plate n'est pas la pour les absorber, mais pour les dévier. Du coup, face à des piétons lourdement armurés, la pique reste peu efficace, obligeant encore à viser ce qui est découvert.
- L'hallebarde, ou n'importe quel arme d'hast munie de pointes, marteaux, fer de haches, ... est par contre dévastateur. Les coups délivrés avec une telle allonge ont tellement d'inertie que l'armure à intérêt à dévier le coup sous peine d'être défoncé, perforé, fendu.
| Citation: | | - Tir de flèche d’arc ou de carreau d’arbalète ou de balles d’arquebuse |
Le but premier de la plate contre ces armes est de dévier le projectile, et s'il ne l'est pas, il passera à travers l'armure.
| Citation: | | Cela ne me permet pas de comprendre comment les anglais ont pu massacrer la fine fleur de la chevalerie française à Azincourt. Si sur ce point complémentaire vous avez des informations, je suis preneur. |
Plusieurs choses :
- Armée française complètement désorganisée, non placée en ordre de bataille mais encore étirée sur la route lorsque la bataille commence.
- L'effet "Je ne veux pas arriver trop tard pour pourfendre de l'anglais" provoque un véritable bordel dans l'organisation. Les tireurs se retrouvent à l'arrière dans l'incapacité de faire feu.
- Le champs de bataille qui est assez étroit, accidenté et boueux.
- Les anglais qui connaissent le terrain, qui ont eu un peu de temps pour le préparer et qui n'ont plus rien à perdre. Ils savent qu'ils seront massacrés, ils vont donc donner toutes leurs trippes face à des Français qui viennent "jouer" et non se battre.
- Un archer anglais tire 1 flèche toutes les 6 secondes. 10 à la minutes. En volée, la quatrième est tirée que la première n'a pas encore toucher le sol.
Multiplié par le nombre d'archers, cela fait un véritable déluge d'acier qui va détruire les chevaux et fantassins peu protégés.
- Certaines formations françaises paniquent, mais sont poussées par les vagues suivantes qui veulent tailler de l'Anglais. De nombreux chevaux sont devenu incontrolable et dans leur agonie vont piétiner les gars les plus proches.
- Bref, les Français se font, non pas battre, mais détruire, décimer, vague après vague...
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Thibaut de Braine
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Mer 20 Avr, 2005 4:53 pm
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| Gael a écrit: |
- Un archer anglais tire 1 flèche toutes les 6 secondes. 10 à la minutes. En volée, la quatrième est tirée que la première n'a pas encore toucher le sol.
Multiplié par le nombre d'archers, cela fait un véritable déluge d'acier qui va détruire les chevaux et fantassins peu protégés.
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Un chroniqueur a même décrit que les Anglais faisaient neiger sur l'ennemi, en référence aux plumes blanches des fleches.
La vie est un long chemin qui mène vers la mort, alors profitons du voyage.
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Smaragde
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Mer 20 Avr, 2005 10:07 pm
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Avec d'ailleurs un témoignage d'un chevalier français qui donne à peu près ceci:
"Le ciel devint noir de flèches, abrité dans mon armure, j'attends que le déluge passe, mais je ressent un cuisante douleur à la cuisse, je baisse le regard, rien, surement une crampe, on nous donne le signal, je charge!"
et d'après son compte rendu après le combat, il s'est avéré que la flèche avait passé la plaque d'armure sur la cuisse, transpercé le doublet, passé la cuisse, repassé le doublet, passé ce qu'il y a sur le dos du cheval, et enfoncée suffisamment profondément que pour que l'empennage ou l'encoche ne soit plus visible hors de la cuisse...
Pas courant, mais ça arrive
Vive les archers! :med05:
Lao-Tseu a dit: "Deux Sake et que ça saute!"
"Si tu te sens sombrer dans la Folie... PLONGE!"
Vieux Proverbe Malkavien
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Thibaut de Braine
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Jeu 21 Avr, 2005 4:50 pm
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et la fleche était où ? Dans le cheval ? si c'était le cas j'ai quelques doutes sur la véracité alors.
La vie est un long chemin qui mène vers la mort, alors profitons du voyage.
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Smaragde
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Jeu 21 Avr, 2005 11:17 pm
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| Thibaut de Braine a écrit: | | et la fleche était où ? Dans le cheval ? si c'était le cas j'ai quelques doutes sur la véracité alors. |
Il est possible que le chroniqueur ait exagéré à l'époque, après tout, on manque de témoins oculaires, malheureusement
(mais que faisait la presse? pas une seule caméra pour couvrir l'évènement )
Lao-Tseu a dit: "Deux Sake et que ça saute!"
"Si tu te sens sombrer dans la Folie... PLONGE!"
Vieux Proverbe Malkavien
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snorri
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Ven 22 Avr, 2005 9:18 am
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Un archéologue américain amoureux du tir à l'arc a expérimenté les long bows ...
Une planche en chêne de 6 cm d'épaisseur a été percée à 150 m ...
Eitt sinn skal hverr deyja
Chacun doit mourir un jour

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Rekk
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Ven 22 Avr, 2005 1:58 pm
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Concernant un arc bien connu, le longbow anglais, grand arc de bois d'if d'une longueur variant de 1,60 m à 1,90 m, peut être considéré comme la forme de l'arc la plus achevée : d'une force de traction pouvant dépasser les 70 kgs, il avait une portée pratique de 30 m en tir tendu et une portée maximale de 270 m en tir parabolique. Les archers, entraînés dès l'enfance et rompus au combat en formation groupée, étaient capables, en début d'action, de décocher jusqu'à 6 flèches visées à la minute et 10 à 12 flèches avec une précision réduite en tir parabolique à la minute.
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Sources :
• HARDY Robert, Longbow. A social and military history , tr. fr. FOEHRLE Robert, Le Grand Arc : histoire militaire et sociale des archers , Denoël, Paris, 1977, 206 p.
• SERDON Valérie - préface de Philippe Contamine -, Armes du diable, arcs et arbalètes au Moyen Age, "Archéologie et culture", Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2005, 335 p.
• Le site webarcherie à l'adresse suivante : http://www.webarcherie.com/
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Thibaut de Braine
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Sam 23 Avr, 2005 4:36 pm
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respect aux archers :med16:
La vie est un long chemin qui mène vers la mort, alors profitons du voyage.
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Record de visite : 34 le Sam 07 Mai, 2005 5:25 pm
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