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Foulques
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Mar 23 Aoû, 2005 10:14 pm
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Aargh, ne dévoile pas encore l'un des prochains sujets de mes nouveaux fils en préparation : les aller-retour entre langue française et langue anglaise !
D'ailleurs "budget" n'est pas une expression, objet de ce fil, mais un mot. Pour l'instant je vous prépare un fil sur certains changements de noms entre ancien et nouveau français. Je raffole des astuces de langage et j'ai trouvé des trucs vraiment marrants et peu connus.
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Thom.S
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Sam 22 Oct, 2005 5:53 pm
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Salut à vous,
Voici un (j'espère nouveau !) lien suite à des recherches sur les expressions du MA
http://pages.infinit.net/celte/expressions.html
Il y a des explications très intéressantes sur des expressions comme : payer en monnaie de singe, tenir le haut du pavé, rester sur le carreau, etc....
Bien à vous
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Thom.S
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Sam 22 Oct, 2005 7:19 pm
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Bon, c'est assez voisin du lien de Foulques un peu plus haut en fait. Mais il y a qd même quelques expressions "oubliées".
Je remets le lien de Foulques, car il y a un petit bug
http://membres.lycos.fr/clo7/grammaire/express.htm
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armoisine
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Sam 22 Oct, 2005 8:13 pm
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Merci pour les liens! Ca remet les expressions dans leur usage initial.
Pendant longtemps j'ai cru que "rendre la pareille" s'écrivait "rendre l'appareil" pour une vague question d'ascenceur...
Bref, on apprend toujours!
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puiqu'il la continue. Camus
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Foulques
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Mer 26 Oct, 2005 12:09 am
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Il y a aussi, et si c 'est vrai c'est un scoop exclusif sur internet, "sur la touche".
Tout le monde aurait tendance à penser que cette expression concerne les pauvres joueurs qui attendent sur le banc de touche au foot, mais Jean Favier donne une autre explication.
Selon lui, on aurait appelé les Tuchins (bandes d'émeutiers en languedoc vers 1381) du nom de la touche,autrement dit la lande... "Sur la touche", soit maquisards.
Le problème c'est que je n'arrive pas à retrouver une seule référence dans mes bouquins. Le seul élément qui puisse nous assurer du fait c'est de trouver cette expression quelque part dans la littérature avant la vogue du football, soit début XXe siècle, je crois.
Si vous la rencontrez, merci de me faire un petit message 
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
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Foulques
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Dim 05 Mar, 2006 9:54 pm
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A gogo vient aussi du moyen âge !
Employé par Charles d'Orléans (dont j'ai déjà parlé dans le fil sur Margot de Hainaut) pour la première fois en 1465.
Le sens initial était le même qu'aujourd'hui : à foison, en abondance. C'est un redoublement amusant du début du mot gogue, qui signifiait réjouissance, liesse.
De là viendra goguenard et en goguette, mais là les sens ont changé ce qui arrive souvent.
Et figurez vous que les go-go dancers ça vient de là aussi, indirectement !
Du nom de la boîte américaine le "Whisky a gogo", où les premiers danseurs de ce type se sont produit, qui avait repris le nom d'une boîte de nuit parisienne !
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
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Citadelle
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Mar 07 Mar, 2006 10:55 am
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Il y a aussi l'expression "y aller pour des prunes" qui fait allusion aux croisés qui revinrent de Syrie (vaincus durant le Siège de Damas en juillet 1148) mais emportant avec eux le fameux prunier de Damas.
Cette espèce aurait donné par la suite et par croisement opéré par les moines de Clairac (abbaye du Lot-et-Garonne fondée par Pépin le Bref) avec une autre espèce locale, le prunier d'Agen. Et c'est cette prune de Damas qui, transformée, devient la prune d'Ente et donne le fameux pruneau d'Agen. (enter, "greffer")
Mais j'aimerais bien savoir si cette expression était contemporaine de l'époque médiévale ou si elle est intervenue par la suite ?
Cordialement.
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Hermione
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Mar 07 Mar, 2006 3:03 pm
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| Citadelle a écrit: | Il y a aussi l'expression "y aller pour des prunes" qui fait allusion aux croisés qui revinrent de Syrie (vaincus durant le Siège de Damas en juillet 1148) mais emportant avec eux le fameux prunier de Damas.
Cette espèce aurait donné par la suite et par croisement opéré par les moines de Clairac (abbaye du Lot-et-Garonne fondée par Pépin le Bref) avec une autre espèce locale, le prunier d'Agen. Et c'est cette prune de Damas qui, transformée, devient la prune d'Ente et donne le fameux pruneau d'Agen. (enter, "greffer")
Mais j'aimerais bien savoir si cette expression était contemporaine de l'époque médiévale ou si elle est intervenue par la suite ?
Cordialement. |
elle viendrait effectivement des premières croisades quand les croisés ont ramené dans leurs bagages le prunier de Damas, le pépinièriste Jouve-Racamond aurait d'ailleurs retrouvé, un des plants de cette époque dans un presbytère de provence et le commercialise sous le nom de "Perdrigonne du presbytère".
ils en auront rapporté ce fruit "exotique", assorti de l'expression "y aller pour des prunes".
source internet 
Ecrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie. [Daniel Pennac]
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Hermione
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Mar 07 Mar, 2006 3:15 pm
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je me régale avec le lien de foulques j'apprend plein de choses 8) merci
À LA QUEUE LEU LEU
Aujourd'hui l’expression signifie " l'un derrière l'autre ".
Leu est la forme ancienne du mot loup (parfois lou). A la queue leu leu devrait donc se lire à la queue du loup le loup.
Au Moyen Age, les loups étaient très nombreux et se déplaçaient en bandes, souvent l'un derrière l'autre. Leur apparition était redoutée par la population.
Ecrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie. [Daniel Pennac]
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Foulques
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Ven 31 Mar, 2006 9:18 pm
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Chausse-trape
Un chausse-trape, pour la chasse, c’est un trou camouflé avec un piège dedans pour attraper des animaux. Trappe viendrait du francique trappa, "lacet". Notre verbe attraper vient de là aussi, par le vieux français trapper, "prendre au piège".
Les moines trappistes tirent leur nom du lieu où fût fondée leur abbaye appelé La Trappe (près de Mortagne dans l’Orne vers 1140) car on y chassait par ce moyen.
C’était aussi un terme de guerre désignant un fer à plusieurs pointes aiguës, qu’on sème pour piéger une charge de cavalerie ou sous l’eau des gués pour empêcher le passage.
L’usage remonte à l’antiquité mais ils étaient utilisés au moyen âge, comme on en voit sur la tapisserie de Bayeux à l’épisode de la bataille d’Hastings.
Plus tard, ils sont cités lors de l’assassinat du duc Louis d’Orléans, le 23 novembre 1407 rue Vieille-du-Temple à Paris, par les sbires de Jean sans Peur :
"Et, ce fait, se despartirents les meurtriers, gectant après eulx des chauces-trappes par les rues, doubtant poursuite" (Cousinot, Geste des nobles).
Le Littré rappelle bien que le sens est une trappe qui chausse, qui saisit. Puisque l’origine est bien trappe, pourquoi nos académiciens n’ont laissé qu’un seul p à ce mot ?
Sans doute pour rappeler que l’orthographe de notre langue est elle-même un chausse-trape
Si ce n’est déjà fait, qu’Aliénor soit prévenue ! 
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
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Record de visite : 34 le Sam 07 Mai, 2005 5:25 pm
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