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Résultats du sondage
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Total des votes : 4
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Dame Bridget
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Sam 03 Fév, 2007 8:45 am
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Oui, oui, Mesdames les Normandes (n'y a-t-il qu'elles?) sont toute flamme... d'amour, on comprend que leur servants étant à la guerre, car la guerre ne finit jamais, il y ait rébellion dans ce choeur angélique!
Je vais rechercher un passage des "Brodeuses" où un moine en manque laisse aller ses rêveries érotiques.
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Dame Bridget
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Sam 03 Fév, 2007 8:54 am
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:med03: Ils guerroient, les chevaliers d'Hastings, un jour, un an après, deux ans après, la guerre, on le sait ne se fait pas en un seul jour!
Un moine est, lui aussi, en guerre contre ses démons, il écrit pour évacuer, et voici un extrait du Livre d'heuresque frère John a composé:
"Tierce - Heure des semailles
Le coq a déserté le clocher. Il m’a trahi et sous mon corps, la chaleur des pierres brûle jusqu’aux poils de mes génitoires en feu. L’enfer me guette si je ne trouve grâce dans cette bibliothèque. Jamais ces manuscrits n’aboliront le drame d’une vocation contrariée. J’ai vœu à écrire tout mon saoul, astres et luminaires, dites cela au monde du ciel et de la terre ! Je sème des mots, je recueille la tempête.
Suspendu entre deux pensées, pour calmer la soif qu’excitent mes douleurs, on me donne fiel de remords et cervoise d’Aphrodite. Mais les Muses aiment les voix qui alternent. Voix de sagesse, voix de folie ou d’orgueil, voix d’errance et de sorcerie, voix de doute, et voix de certitude, parfois.
Sexte - Heure du griffon en folie
A la sixième heure, parchemins et livres défilent toujours devant moi. Plus de danseuses nues, mais d’entre leurs pages s’envolent toutes sortes d’animaux fabuleux.
Mon désert intérieur prend vie, je parle aux chimères à boucles blondes, et d’ardents centaures caressent mon membre endormi, tandis qu’un rai de lumière transfigure mon visage d’homme hurlupé et en émoi. Adieu pelisson, gonne et tunique, adieu scapulaire, froc et chape noire, que se lève un vent nouveau sur mon corps vivifié!
None - Heure des femmes centaures
A la neuvième heure, appelant Elie, il recommanda son âme à son père.
D’un coup de lance, le Tentateur me perça le flanc. Dans les formes gibbeuses de femmes à la rousse crinière, mes mains se croisent pour prier. Dans leurs yeux de feu, plonge mon regard enamouré. De leurs sabots ferrés, elles piétinent chaque parcelle de mon corps, et leur chevelure d’ange m’enveloppe d’un linceul auquel je n’ose plus rêver.
Promis à la mort, pourquoi suis-je donc là, vivant ? John, mort-vivant, qui avec anges et démons se bat en vain. Que belles sont ces reines, lorsque de leur voix ensorceleuse, elles me bercent, et des limbes où je gisais, elles me sortent."
Les femmes, de leur côté, prendront la parole une autre fois, si ça vous dit... 
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vercoquin
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Sam 03 Fév, 2007 10:23 am
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Bravo Dame Bridget, et à ta complice, pour le beau texte ! pour l'enthousiasme ! pour l'exercice d'écriture à deux, impressionnant ! Merci vraiment !
| Citation: | | Les femmes, de leur côté, prendront la parole une autre fois, si ça vous dit... |
Oui, oui, ça nous dit !
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Dame Bridget
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Sam 03 Fév, 2007 12:56 pm
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| vercoquin a écrit: | Bravo Dame Bridget, et à ta complice, pour le beau texte ! pour l'enthousiasme ! pour l'exercice d'écriture à deux, impressionnant ! Merci vraiment !
| Citation: | | Les femmes, de leur côté, prendront la parole une autre fois, si ça vous dit... |
Oui, oui, ça nous dit ! | Merci Vercoquin (un beau pseudo en l'occurence!, mais Dame Bridget hésite encore, elle sait que les femmes de l'an 1000 comme celles de l'an 2000 cachent leur jeu, drôlesses,pestes et sorcières autant que donzelles, coureuses de remparts, parées d'affiquets de prix et surtout... babillardes à souhait! Et dans cet ouvroir où se brodait notre tapisserie, il s'en passe quelques-unes. Je vais voir ce que je peux extraire sans faire dommage à toutes ces dames, car leur réputation, elles y tiennent!
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vercoquin
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Sam 03 Fév, 2007 1:53 pm
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Oui, oui, en attendant un jour de me procurer votre livre (beaucoup de lectures sur la table actuellement). Vive les dommages à la réputation !
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Dame Bridget
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Sam 03 Fév, 2007 4:37 pm
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Voici un épisode qui laisse coi le bel amoureux:
Samedi 25 août de 1067
Ce matin, notre bel amoureux est entré, tout sourire, une rose à la main. Il se dirige vers sa douce qui ne l’a pas vu arriver. Loïza le poursuit de son œil noir. La rose cachée derrière le dos, il susurre, sans doute des mots doux, à l’oreille de sa bien-aimée, dont la gracieuse main, avant qu’il n’ait compris, claque sur sa joue qui s’écarlate incontinent. Le bonhomme, sans avoir temps de gémir, reçoit un second message, le même, sur l’autre joue ! Assommé, ses yeux dérivent à l’entour, cherchent raisons à si rudes caresses. Point n’en reçoit, Gwenn est déjà penchée sur le métier. Nous autres, sommes si renversées que nous en restons coites. Loïza, bien loin de le plaindre, lui lance à la figure :
- C’est bien plus Gwenn que toi qu’il faut consoler en cette histoire: galanterie ici, galanterie là-bas, ne peuvent par un seul homme satisfaire également deux cœurs. Il faut cesser de balancer, et choisir l’une ou l’autre.
Toustain se retourne pour voir s’il y a ici celui à qui s’adressent ces mots qu’il ne comprend pas. Il voudrait aussi savoir ce que Loïza entend par choisir l’une ou l’autre. Devant toutes, il s’était montré clair, le jour de la guirlande, alors de quoi s’agit-il ? Mais avant qu’il n’ait pu ouvrir la bouche, Angéla s’est ressaisie et a retrouvé ses esprits :
- Mon gars, il ne faut jamais mettre femmes en chamaillis, mais tempérer leur colère et ne point leur donner motif de chicanerie. « Femme violente, femme trop aimante. »
- Je ne comprends pas.
- Pour ce jour, reprenez votre rose, allez faire ménage dans votre conscience et voir si vous n’avez pas vous-même tissé votre malheur. Apprenez que les femmes sont soupçonneuses, et qu’il peut en cuire de les vouloir tromper.
Toujours debout au même endroit, Toustain fait corps avec la dalle de pierre, il n’a pas encore trouvé celle qui viendrait lui expliquer si violente colère. Angéla, une fois encore, tente de l’aider, à moins qu’elle ne cherche à l’enfoncer :
- Homme et femme quand ils se veulent épouser, doivent l’un et l’autre, émousser le tranchant de leurs humeurs. Ces deux chiquenaudes ne sont que preuves d’amour déguisées. Vous en verrez d’autres mon pauvre ami! Ce sont là dans vos vies amoureuses, comme petits grumeaux dans une bonne pâte à gaufres. Choisissez de les retirer, de les écraser, ou de les avaler avec le reste…
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armoisine
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Sam 03 Fév, 2007 5:33 pm
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J'adore :bounce: !
Ca m'évoque un livre dont j'avais apprécié la lecture. Le grand feu de Jeanne Bourin. L'héroïne Isambour est brodeuse à Blois. Il me semble qu'elle participe à la confection de la fameuse tapisserie pour la comtesse Adèle fille de Guillaume le conquérant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ad%C3%A8le_d%27Angleterre
L'homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire; ni tout à fait innocent, puiqu'il la continue. Camus
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vercoquin
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Sam 03 Fév, 2007 7:34 pm
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Je me joins à armoisine : j'adore !
Une question quant au terme de galanterie, qui viendrait de l'ancien français galer : s'amuser. Le mot est donc ici bienvenu, mais l'idée de galanterie me semble postérieure à cette époque, que je ressens souvent plus dans l'intériorité que dans le paraître (relativement à aujourd'hui).
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Foulques
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Dim 04 Fév, 2007 1:27 am
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Voilà une paire de claques fort bien décrite ! Et attention : je suis un lecteur exigeant.
Armoisine, quelle est cette tapisserie dont tu parles ?
| vercoquin a écrit: | | Vive les dommages à la réputation ! |

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. [R. Sheckley]
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vercoquin
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Dim 04 Fév, 2007 1:59 am
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Dis-donc, le "lecteur exigeant" ! La tapisserie de Bayeux...
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Record de visite : 34 le Sam 07 Mai, 2005 5:25 pm
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