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Le personnage de l'Historien.

Auberge de l'Ours Bleu
Barberousse Lun 09 Avr, 2007 1:06 pm           
Contributeur actif

            
Je voudrais entamer ici, une discussion autour du personnage de l’historien, qui au-delà de l’importance de la réalité historique qu’il nous offre et qui je crois nous fait vibrer, pousse les frontières de la connaissance historique. Je souhaiterais me saisir de toute sa profondeur et de ces multiples facettes, aussi ai-je besoin de vos visions pour éclairer la mienne.

Ce forum, et l’engouement général constaté autour de l’histoire, m’as permis de me saisir de l’importance de l’Histoire pour nombre d’individus. Une passion qui nous anime : mais qu’est ce qui est stimulant ? Le fait de s’évader, d’écouter des histoires, d’en prendre part, de savoir des dates, des repères chronologiques, et tant d’autres choses propre à l’histoire ? Si ces éléments me font enivrer, je crois qu’au moins à part égale l’est la notion relative au personnage de l’historien. Il revêt à mon sens un caractère exceptionnel, pionnier de la recherche, élargissant les bornes de nos visions, comblant ici et là, sans jamais vraiment être certain de sa contribution, les vides de l’histoire.

Même si, ce personnage fut dans le cadre strict et réservé de la table scientifique, un personnage souvent méconnu, la vulgarisation de l’histoire a permis je pense de mieux appréhender ce personnage de l’historien, non seulement dans sa contribution mais dans ces méthodes, dans les difficultés qu’il rencontre, dans les portes et les pistes à éclairer, dans les chemins à explorer. Etre solliciter, inviter à prendre part à ces considérations, me semble être, à la manière d’une œuvre autobiographique où le lien semble fort entre l’autobiographe et le lecteur complice, une excitation particulière pour le lecteur d’histoire, le passionné.

On connaît l’importance de la source, du document, des traces, des brides d’éléments, qui importent à l’historien dans son étude approfondie du passé. On se saisi aussi de la difficulté qu’il trouve à rendre compte de la réalité historique, parce qu’il faut rentrer dans des mentalités, des idées et des concepts propre à l’époque faisant l’objet de la recherche. Aussi, l’historien s’apparenterais presque à un détective des temps anciens, recherchant l’authenticité et la crédibilité des documents qu’il a en face en lui, d’ailleurs le mot grec « historia » signifie à proprement parler « enquête ».

Rendre compte d’une époque, d’une société devient alors un véritable chantier à ciel ouvert, où chacun semble inviter à participer à l’élaboration, à la construction ou plutôt à la Reconstruction. Si la rigueur et l’exactitude sont les maitres mots de l’historien comment discerner en lui la sincérité de ces revendications et la vérité qu’il incarne ? Dans ce contexte, comment l’historien peut-il prétendre à la scientificité de ces recherches ? Je jette ici, peut être pêle-mêle mes ouvertures, sans doute est ce parce que je n’arrive pas à les détacher les unes des autres.

Merci d’avance.


Il faut féconder le passé pour enfanter l'avenir.
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