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1421, la Chine découvre l'Amérique

- Le 14 oct 2007 à 14h50 - Illustration de l'article 1421, la Chine découvre l'Amérique

Alors, ça, c'est un scoop. 71 ans avant Colomb, les chinois posent pied sur le continent américain. Mais, la nouvelle ne s'arrête pas là, car les viking, sont passés, eux, bien avant tout le monde, non, le scoop, c'est que une flotte chinoise en a profité pour faire le tour du monde à la même époque, reléguant ainsi Magellan à un simple "suiveur", un opportuniste.

Gavin Menzies, commandant de sous-marin dans la Royal Navy, a passé son existence à parcourir le monde et les océans dans le sillage des grands navigateurs. Les recherches qu'il a entreprises pour écrire 1421 l'ont conduit à visiter environ 120 pays, plus de 900 musées ou bibliothèques, et la quasi-totalité des sites portuaires à travers le monde, et ses découvertes l'ont poussé à mettre part écrit son avis sur la question de ce qu'à bien pu faire la flotte chinoise de l'amiral Zheng He durant plus de 2 ans.

"Le 8 mars 1421, la plus grande flotte que le monde avait jamais vu quitta les côtes chinoises. Ces immenses vaisseaux étaient commandés par les fidèles amiraux eunuques de l'empereur Zhu Di. Ils avaient ordre de naviguer jusqu'aux confins de la terre. Ces voyages allaient durer deux ans. Avant le retour de la flotte, la Chine allait entrer dans un grand isolement appelé à durer plusieurs siècles. De ce fait, personne ne célébra ces exploits. On laissa dépérir les vaisseaux et détruire les archives de ces extraordinaires expéditions. On oublia ainsi que les Chinois avaient fait le tour du monde un siècle avant Magellan, découvert l'Amérique 70 ans avant Colomb et l'Australie 350 ans avant Cook. Les révélations de Gavin Menzies tout au long de 1421 sont à couper le souffle. Pas à pas, il reconstitue l'histoire des cartes maritimes, des planisphères et de la navigation dans une enquête au long cours qui l'amène à des conclusions absolument édifiantes : contrairement à des idées reçues vieilles de plus d'un demi-millénaire, les grands "découvreurs" n'ont sans doute rien découvert du tout !", tel est la présentation du livre en 4e de couverture. De quoi laisser perplexe.

Loin d'être historien et encore moins navigateur, je me suis laissé emporter par cette aventure, mon coté enfant, surement. Mais après la lecture complète de l'oeuvre, force est de constater que beaucoup de preuves font défaut. Des copies de cartes dont l'origine est invérifiable, telle, la célèbre Piri Reis, des stèles gravées de caractères asiatiques retrouvées en terre amérindienne, mais jamais étudiées par des historiens en graphologie, des vaisseaux de plus de 100m de long portés au grès des vents et des courants dont aucune preuve matérielle ne fut jamais trouvée. Bref, une théorie pour le moins intéressante, mais qui manque cruellement de références historiques pour ce montrer fiable à 100%.

Quoiqu'il en soit, ce fut un merveilleux moment que de me plonger dans ce livre qui, s'il ne remet rien en cause, comme il le prétend, nous permet de renouer avec l'imagination de notre enfance. Un Da Vinci Code maritime...

Médiévalement vôtre, Rod.

Commentaires

babacar kaly fall
26-11-2008 20:40:38

je pense que sa merite d'etre aprofondit d'avantage car cela prouverais que les chinois ont posseder bien avat tout le monde une technologie de pointe comparable a ceux des europeens

Rod
03-12-2008 01:05:48

On est bien d'accord, car pour le moment, l'auteur ne fait que de simples hypothèses en prenant de grands raccourcis.

Ceci dit, les faits et découvertes sur lesquels il se base sont, pour la majorité, véridiques, reste que, scientifiquement et historiquement, rien ne vient confirmer ses affirmations.

alsybar
18-06-2010 22:19:02

C'est une belle oeuvre d'imagination qui bien évidemment séduit les chinois mais qui ne repose sur aucune base démontrable.
A titre d'exemples:
1: Alors que les cartes de référence dont la datation n'est pas avérée d'ailleurs, sont soit portuguaises, soit indiennes, soit vénitiennnes, soit arabes...l'auteur balaie l'implication de ces pays "car ils n'auraient pas eu les navires qu'il fallait". Il a été fait suffisemment de reconstitutions de traverséesdes océans depuis le Kon Tiki en passant par les traversées à la rame ou en planche à voile pour rendre cette affirmation sans fondement. Et si comme le suppose l'auteur les chinois seraient rentrés directement en Chine pour détruire leurs observations on voit mal comment ce savoir aurait pu être transmis.
2: Les prétendues preuves de présence de chinois sont des inductions non démontrées: par exemple si des équipages de navires chinois coulés avaient fait souche, les explorateurs reconnus auraient forcément rencontré leurs descendants.
3: Pourquoi des chinois auraient-ils laissé des stèles en Tamoul pour marquer leur passage?
Il y a dans ce livre un parti pris pour attribuer aux chinois ce qui plus vraissemblablement est le regroupement de récits de caboteurs séparés et de complèments après coup. Une carte unique que l'on peut supposer commencée en 1405 peut trés bien avoir été complètée au fil du temps sans que les dates de mises à jour ne soient mentionnées et ce tant que l'auteur est en vie, il en va de sa réputation.

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