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  1. Marchés de change au Haut Moyen Age

Marchés de change au Haut Moyen Age

Illustration de l'article : Marchés de change au Haut Moyen Age
Monnaies d'argent © www.chateau-saintmesmin.fr

Depuis l'aube de l'humanité les échanges économiques ont été de paire avec la civilisation humaine. Longtemps le troc fut, limitant la circulation des biens. Les première monnaies apparurent, coquillages pour certains, pierres ou sel pour d'autres, puis un jour, le métal bouleversa tous les systèmes. Dés lors, il ne semblait plus y avoir de limites au commerce, pourtant, si durant l'antiquité, les échanges foisonnèrent, il n'en fut plus de même durant le haut moyen âge.

Le premier problème que rencontra l'homme dans son désir de commercer fut l'isolement. Comment avoir des relations avec d'autres groupes s'ils sont trop loin et si l'on hésite sur leur lieu d'implantation ? Passé les soucis de transport, de location géographique, de bon voisinage, l'homme se mit, toujours difficilement, à échanger des denrées. Le troc fut alors l'unique moyen à sa disposition, malheureusement l'échange de bien dépendait aussi beaucoup des besoins de chaque groupe. C'est ainsi que l'homme du surmonter un nouveau problème l'obligation pour toute transaction d'offrir le produit adéquate.

L'origine de la monnaie

Il semble que des instruments de paiement apparurent rapidement. Les groupes humains comprirent que des objets communs à tous devaient alors servir de monnaie d'échange. Se furent les outils, les bijoux et autres parures. Mais il restait un souci de taille, l'encombrement. Passé quelques pointes de flèches en obsidienne ou collier d'ambres, il parut vite difficile de s'encombre, en plus des produit à échanger, d'outils ou d'armes de plus en plus lourd. Cela amena alors à la création de véritables monnaies locales, coquillages, perles, pierres semi-précieuses, petits lingots de métal, etc… Bien sur ce type de système empêchait tout commerce avec des groupes ne pratiquant pas le même instrument monétaire mais le principe était lancé.

Il y a un peu plus de 3000 ans, en Chine, on abandonne doucement l'outil comme support de commerce pour les premières monnaies de métal1, on fond alors de petite pièce en forme de pelle, de bèches, etc… Mais les prémices de la monnaie moderne apparaissent vers le VIIe siècle avant notre ère dans le royaume de Lydie, celui du fameux Crésus, lorsque le roi lance la fabrication de pièce en électrum, un alliage d'or et d'argent2. Utilisé à l'origine pour les offrandes religieuses, la monnaie va vite devenir un moyen de payer services et biens matériel. Il faut cependant attendre l'apogée athénienne au Ve siècle avant JC pour voir se développer les véritables premières transactions à base de monnaies. L'inaltérabilité de l'or, sa rareté, son faible encombrement, sa reconnaissance par tous les peuples vont propulser la monnaie d'or, puis d'argent et de bronze comme moyen de paiement universel.

L'engouement et la main mise des grecs, puis de leurs successeurs, sur le monde méditerranéen sont tels que "l'argent sonnant et trébuchant" s'étend à toutes civilisations. Pourtant, la chute de l'empire romain entraine la disparition, presque totale, des échanges commerciaux en Europe occidental.

Déclin du commerce sous les mérovingiens

Depuis déjà un siècle, les administrateurs et fonctionnaires urbains se complaisent plus à vivre dans leur villae que dans les centre-villes. Bien évidement, ces riches demeurent attirent artisans et travailleurs, vidant peu à peu les cités de leur moelle économique3. Avec la chute de l'empire, l'administration des villes cesse totalement. Sans pouvoir centrale, sans trésor impériale, elles tombent en ruine, se vide, les "gallo-romains" retourne à la terre, les institutions religieuses rappellent leurs évêques. L'abandon des puissantes cités signe la disparition des voies commerciales importantes, des corporations de métiers, guildes et autres frairies. Les anciens officiers et hauts fonctionnaires romains, les proches et les "méritants" des premiers rois francs se taillent des domaines. C'est l'apparition de la féodalité dans son plus simple appareil avec son lot nuisance économique. Les déplacement se raréfient, l'autarcie devient le maitre mot. Dans un pays redevenu principalement agraire seules quelques rares transactions entre villages proches simulent encore ce que fut le commerce de distance. Et même si quelques grands seigneurs ou riches abbayes entretiennent des relations économiques avec leurs homologues éloignés, cela ne suffit pas à relancer un commerce écroulé. Néanmoins, il est a noter que quelques zones restent actives, ainsi, Marseille, le plus grand port de Francie, continue d'alimenter le continent en denrées de toutes sortes et en quantité :

Grégoire de Tours (Histoire des Francs - Livre IV)

Il était arrivé au port de Marseille des vaisseaux venus de par-delà les mers. Les gens de l’archidiacre Vigile dérobèrent, à l’insu de leur maître, soixante-dix vases, vulgairement nommés tonneaux, remplis d’huile et de graisse

Au milieu du VIe siècle, la "Peste de Justinien" va continuer le travail de sape. Touché de plein fouet, la population dans le royaume francs diminuera pour atteindre 5 millions d'individus, une baisse de 25% en à peine cent ans. La production agricole, et artisanale, déjà affaiblit va s'écrouler.

Grégoire de Tours (Histoire des Francs - Livre IV)

Et la peste survenant, il y eut dans tout le pays une telle mortalité sur le peuple, qu'il est impossible de compter les multitudes qui périrent.

C'est dans ce maelström social et économique que les Syri4, relativement bien implantés en occident, vont conduire ce qui reste de l'économie post-romaine à sa perte.

Les marchands Syriens, Egyptiens, Arméeniens, Grecs et Juifs installent sans le vouloir un commerce unilatéral. L'occident, avide des produits de luxes orientaux, mais n'ayant aucun bien de consommation ou d'artisanat que les pays de l'Est ne disposent déjà, vont privilégier l'achat à l'échange. En quelques décennies, les Syri vont ainsi drainer l'intégralité des capitaux des nouveaux seigneurs francs vers l'orient. Ces importations excessives associées à la perte de contrôle des mines d'or de l'ancien empire romain5, empêchant l'entrée de métal précieux sur le territoire et la frappe de nouvelles monnaies, va vider les caisses du royaume et des seigneuries. Les Syri se détournent alors au début du VIIe siècle de ces populations sans pouvoir d'achat, remplacés rapidement par des marchants juifs, les Radhanites. Durant les deux siècles suivant, on se contente donc d'utiliser les anciennes monnaies antiques déjà frappées. Les pièces s'usent, s'abiment, leurs poids différent d'une à l'autre, le coté fiduciaire disparait. La monnaie perd son identité. L'économie européenne est au fond du gouffre.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, c'est de l'orient qu'un souffle de renouveau arrive sur l'économie occidentale.

La renaissance carolingienne

Après avoir conquis la péninsule arabique, Mahomet meurt en 632. C'est le début de l'expansion de l'Islam sur le bassin méditerranéen. Si les premières années de conquêtes bloque le peu de commerce qu'il restait entre l'orient et l'occident, cette expansion sera un atout dans le futur. En quelques années, les musulmans vont conquérir le Moyen Orient (661), l'Afrique du Nord (711), chasser les wisigoths d'Espagne (718), coloniser la Septimanie (719) et tenter de gagner la Loire avant d'être arrêtés en 732 à Poitiers. Cette nouvelle hégémonie sur la Méditerranée va être le moteur d'une croissance exceptionnelle sur les terre d'Islam. L'or, entassée depuis des siècles en Asie Mineur, va déferler dans toute l'Europe et le royaume franc, alliant comme tout le monde guerre et commerce prendra sa part. Les besoins viennent maintenant des conquérants. Les centre urbains musulmans consomment avec frénésie. L'inflation aidant, ils achètent à prix d'or bois, fourrures, fer, céréales. Le précieux métal fait son grand retour en Europe occidentale.

L'avènement de la dynastie carolingienne amène son lot de réformes économiques, commerciales et monétaires. Encore Maire du Palais de Neustrie, Pépin ordonne, le 2 mars 744 lors du synode de Soisson, la création, par les nouveaux évêchés, de marchés hebdomadaires dans chaque cité (legitimus forus). Il souhait ainsi relancer les économies urbaines et tenter l'implantation, même ponctuelles, de marchands professionnels. Malgré tout, ces marchés restent peu fréquentés et les échanges se concentrent essentiellement sur les produits locaux et ruraux. Le 11 juillet 755, par le capitulaire de Vernon, Pépin, devenu roi des francs, s'attaque à la monnaie.

Capitulaire de Vernon

De moneta constituimus, ut amplius non habeat in libra pensante nisi XXII solidos, et de ipsis XXII solidis monetarius accipiat solidum I, et illos alios domino cuius sunt reddat.

Jean Lafaurie (Capitulaire de Vernon)

En ce qui concerne les monnaies, on ne frappera plus que 22 sous dans une livre poids [de métal], sur ces 22 sous le monétaire retiendra un sou et le reste sera rendu [au porteur du métal].

Depuis la chute de l'empire millénaire, le bimétallisme or/argent a toujours été présent et l'or, la charpente du système monétaire. Pépin le Bref, pour des raisons de pénurie (l'or arabes n'arrive encore que progressivement), par volonté de frapper des monnaies de qualités en grand nombre et de leur redonner une valeur fiduciaire en imposant un contrôle d'état, institue le denier d'argent6 en remplacement du sou d'or hérité de Rome. Il rehausse la teneur en métal, passant de 1,10g à 1,22g et lui donne une valeur d'1/12e de sou au lieu de 1/40e, pour 264 deniers dans une livre romaine d'argent, soit 322,56g.

Entre 768 et 771, le rapport passe à 1/240e de livre romaine, relevant le poids du denier à 1,34g7.

En 781, Charlemagne, par le capitulaire de Mentoue impose la monnaie franque à l'Italie, puis réforme à nouveau le système au synode de Francfort en juin 794. Le denier d'argent vaut désormais 1/240e de livre pour toujours 12 sous afin de s'aligner sur les réformes du système des mesures et de poids faites 5 ans plus tôt lorsque fut préféré le grain de blé comme unité de poids au grain d'orge germanique. Ainsi, la livre d'argent passe à 409g (15 onces romaines), soit environ 7700 grains, portant le poids du denier d'argent à 1,70g. Charlemagne instaure également une nouvelle division monétaire, l'obole, équivalant à un demi-denier. Malgré des tentatives pour relancer la frappe de monnaie d'or à son effigie, Charlemagne, puis Louis Ier le Pieux, abandonnent l'idée d'un nouveau "solidus" impérial. La monté de l'islam et ses conquêtes, amène un flot continue de monnaie d'or en Europe au point d'imposer le dînâr abbassîde8 dans le commerce international. Afin d'affirmer la nouvelle monnaie nationale et de la contrôler, Charlemagne confère, par le capitulaire de Thionville de décembre 805, le monopole d'émission des pièces à quelques rares ateliers.

Capitulaire de Thionville

De falsis monetis, quia in multis locis, contra iusticiam et contra edictum fiunt, volumus ut nullo loco moneta sit, nisi in palatio nostro, nisi forte iterum a nobis aliter fuerit ordinatum. Illi tarnen denarii qui modo monetati sunt, si pensantes et meri fuerint, habeantur.

Jean Lafaurie (Capitulaire de Thionville)

Comme il se fabrique de la fausse monnaie dans beaucoup de localités, frauduleusement et contre nos édits, nous voulons qu'on ne frappe monnaie en aucun lieu sauf en notre palais à moins que nous n'en ayons ordonné autrement. Cependant les deniers en cours seront reçus [dans le commerce] s'ils sont de bon poids et [de métal] pur.

Ce n'est malheureusement pas suffisant. Sans centre de commerce, la Méditerranée est toujours fermée, le commerce sur la Mer du Nord et la Baltique reste sporadique et minime, les liaisons continentales avec les byzantins toujours coupées par les Avars, la monnaie n'est pas diffusée9 et la nouvelle politique monétaire de Charlemagne échoue.

Sous Louis Ier le Pieux, le capitulaire d'Aix-la-Chapelle de 819 ordonne d'accepter en paiement les bons deniers, instituant de fait un change obligatoire entre la monnaie d'état récente et les anciennes pièces. En 823, le capitulaire d'Attigny précise finalement que les anciens denier seront retirés de la circulation le 11 novembre de la même année. Les Missi Dominici, mis en place sous Charlemagne, bien qu'institué depuis Charles Martel et Pépin, sont mis à contribution et doivent contrôler la qualités des monnaies en circulation dans leurs districts. Dés lors, ces agents publics, déjà puissants, s'approprient la gestions économique de régions entières avec toutes les dérives de profits personnels qui en découler. Afin de s'assurer de leur fidélité, les souverains carolingiens auront à coeur de leur offrir des domaines et de la vassaliser10. En 877, à l'assemblée de Quierzy-sur-Oise, ces concessions royales deviennent héréditaires augmentant de fait le fractionnement des terres, même si certains comtés étaient resté dans la même famille depuis plusieurs générations.

Michèle Gaillard et Anne Wagner (Les societes en Europe du milieu du VIe a la fin du IXe siecle)

Le comté de Meaux est occupé par une même famille de 740 à 813, celui de Paris par les descendants du comte Gérard, les Adalhard, de 753 à 858.

Ce premier sursaut économique n'est donc que de courte durée. Le morcellement de l'empire carolingien par le traité de Verdun de 843 fait à nouveau exploser l'économie et le commerce européen.

Apparition des monnaies féodales et des changeurs

La multiplication des ateliers de frappes seigneuriales et abbatiales, introduisant les monnaies féodales à circulation locale pour compenser la disparition de la monnaie nationale, développe une anarchie monétaire. Les émissions de monnaies se multiplient, mais à des niveaux de qualité différents (poids, taille, teneur en argent). On voit apparaitre du monnayage dans le centre et le nord, à Chinon, Lisieux, Bayeux, mais aussi en Bourgogne à Avallon ou Tonnerre. La dispersion de ces monnaies (analysée par les trésors retrouvés) est limitée, souvent à moins de 100km, démontrant une raréfaction du commerce de distance11 bien que 3 voies commerciales aient été identifiées : une fluviale de la vallée du Rhône, se divisant en deux pour atteindre la Loire ou les pays Rhénan, puis les cotes de la Mer du Nord, une autre au niveau de l'embouchure et du bassin de la Loire et enfin une dernière par cabotage de la Frise à la Gironde.

Le commerce avec l'orient existe encore mais s'appauvrit. Quelques marchants Radhanites amènent encore des produits de l'est méditerranéen et se fournissent en esclaves, mais les principales transaction se font localement et seuls de rares colporteurs, encore nommés "mercator", font la navette entre les villes avec leur lots de bibelots et de quincailleries. Les boutiques fixent ferment l'une après l'autre.

Ce rare commerce permet tout de même au système monétaire de ne pas s'écrouler. Une organisation apparait autour de la demande croissante de détermination correcte de la valeur des pièces utilisées par les badauds sur les marchés, détermination du poids, du titre, mais aussi, volonté des seigneurs d'imposer leur monnaie face au devises étrangères. Le change va alors devenir une institution dont la jouissance sera donnée à des particuliers, souvent marchands, possédant suffisamment de liquidités pour se porter garant de leur nouvelle fonction.

C'est seulement à partir de la seconde moitié du Xe siècle que la France va sortir de sa torpeur et redonner vie à son économie. Les conflits royaux de la fin du IXe siècle et du début du Xe siècle entre les descendants de Charlemagne et la dynastie des Robertiens, comtes de Paris, affaiblissent le pays qui est toujours en proie aux invasions. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, qui sonne le déclin des raids normands, va lancer les fondations du renouveau économique du pays. Les ennemis d'hier deviennent des vassaux, s'installent et travaillent à s'enrichirent.

Les marchants professionnels et aisés, peu nombreux jusqu'alors, se multiplient et réempruntent les voies commerciales. On voit des échanges fleurissant s'établirent entre l'Espagne et la région de Verdun, on rapportent de gros navires, lourdement chargés, sillonnant à nouveau la Loire12. Des cités italiennes commencent doucement leur essor, Venise, Amalfi, Pise ou Gênes, les futurs "Républiques maritimes". C'est la reprise du contrôle occidental et chrétien de la méditérannée. En Espagne, c'est la Reconquista. Le nord du pays est libéré du joug de l'Islam, les comtés de Barcelone et d'Aragon se relèvent.

En 987, l'héritier des robertiens, Hugues Capet est élu roi des Francs. Après lui, une lignée de puissants roi vont remodeler le paysage économique de la France.

Références sur "Marchés de change au Haut Moyen Age"

  1. "Monnaies Chinoises - Tome 1" par François Thierry
  2. "Histoire de la monnaie" par Jean-Marie Albertini, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin
  3. "La société française au moyen âge" par Alain Derville
  4. "L'économie médiévale" par Guy Antonetti
  5. "Le problème de l'or au moyen âge" par Marc Bloch
  6. "Les réformes monétaires carolingiennes" par Renée Doehaerd
  7. "Numismatique romaine et médiévale" par Jean Lafaurie
  8. "Espaces et réseaux du haut moyen âge" par Maurice Lombard
  9. "Un contraste économique - Mérovingiens et Carolingien" par Henri Pirenne
  10. "Introduction à l'histoire du droit et des institutions" par Guillaume Bernard
  11. "Voyageurs et marchandises aux temps des carolingiens" par Olivier Bruand
  12. "Quelques types de marchands des IXe et Xe siècles" par Etienne Sabbe
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24 avril 2011 à 11:27
(Maj : 13/05/2011)
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